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Anna Cassel

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Anna Cassel
Sans-titre, Série II n°54 (1915)
Naissance
Décès
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StockholmVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation

Anna Cassel, née le 15 mars 1860 à Grythyttan et morte le 18 février 1937 à Stockholm, est une artiste peintre suédoise.

Anna Cassel naît dans une famille d'industriels fortunés. De 1880 à 1887, elle fréquente l'Académie royale suédoise des Beaux-Arts, où elle rencontre Hilma af Klint en 1882[1] et devient son « alter ego[2] ».

De 1897 à 1907, Anna Cassel fait partie, avec Hilma af Klint, Cornelia Cederberg, Sigrid Hedman et Mathilda Nilsson du groupe des Cinq, assemblée férue de théosophisme et de spiritisme voulant canaliser des messages d'« entités supérieures. » Médium douée, elle finit par dominer le groupe[3].

Souffrant d'asthme sévère, Anna Cassel doit faire de nombreux séjours en sanatorium[1].

La découverte en 2021 de soixante carnets tenus par Anna Cassel permet de réévaluer son œuvre et l'ampleur de ses collaborations[3],[4].

Œuvre personnelle

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Anna Cassel signe des œuvres picturales traditionnelles — paysages, églises — tout en peignant des tableaux inspirés par ses travaux ésotériques[5]. Plongée dans un état de transe médiumnique destiné à communiquer avec l’au-delà, elle en retranscrit les messages à travers des œuvres épurées, imprégnées d’un mysticisme étrange. Croix rayonnantes, comètes à tête humaine tourbillonnant pour échanger un baiser, poisson fantastique, yeux mystérieux perçant l’obscurité, symboles occultes, pluie de feu, objets symboliques isolés sur fonds monochromes[5].

En 1910, un ensemble de peintures à l'huile représente des croix ornées de roses blanches, emblème rosicrucien. L'une d'elles représente un homme barbu en robe blanche, évoquant le Mahatma Koot Hoomi méditant devant une table où reposent un livre sacré et une rose, tandis qu'à l'arrière-plan une croix noire inscrite dans un disque rouge flotte, irradie une lumière blanche[3].

En 1910-1911, les dessins au fusain de la série Souffrances représentent des femmes assises en prière, en méditation silencieuse, en train de lire, ou encore alitées, peut-être malades ou mourantes[3].

De 1913 à 1915, Anna Cassel réalise La Saga de la Rose, sorte de « livre de prière collectif » en deux séries. Les cinquante tableaux de la première amalgament rêves, visions et traditions occultes, de la franc-maçonnerie au christianisme ésotérique. Les 98 peintures de la seconde offrent un éventail d'images allant d'un oiseau à crâne humain à de mystérieux intérieurs architecturaux, en passant par des symboles iconiques (clés, signes ésotériques, chiffres) et des formes géométriques totalement abstraites. Leur palette se limite en grande partie aux gris, aux bleus doux et à l'or[3].

Collaboration aux Peintures pour le Temple

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Anna Cassel collabore aux Peintures pour le Temple d'Hilma af Klint, 193 tableaux répartis en quatorze séries, peints entre 1906 et 1915 et destinés à un sanctuaire en forme de spirale.

D'octobre 1906 à septembre 1907 sont réalisés 26 tableaux d'une série intitulée Chaos primordial, qui s'efforce de visualiser les archives akashiques, un recueil surnaturel théorisé par la théosophe Helena Blavatsky, qui recenserait tous les événements et pensées du passé, du présent et de l'avenir dans l'ensemble du monde cosmique. Quatorze de ces tableaux sont à présents attribués à Anna Cassel, du fait d'une plus grande attention aux détails, d'une application de la peinture plus soignée et plus lisse, entrainant une saturation de couleur plus profonde[3].

Bibliographie

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  • (en) Susan L. Aberth, « Spirited Away. Who painted Hilma af Klint’s otherworldly visions? », Art Forum,‎ (lire en ligne)
  • (en) Kurt Almqvist et Daniel Birmbaum, Anna Cassel, The Tale of the Rose, Stockholm, Stolpe Publishing, , 182 p. (ISBN 978-9189425828)
  • (en) Marty Bax, « Hilma af Klint revisited. Part III: Anna Cassel, Hilma’s ‘other half’ », Theosophy Forward,‎ (lire en ligne)
  • Joséphine Bindé, « Anna Cassel, mystique pionnière de l’abstraction », Beaux-Arts Magazine,‎ (lire en ligne)
  • (en) Pádraic E. Moore, « How Occultism Was a Catalyst for Avant-Garde Art », Art Review,‎ (lire en ligne)
  • (en) Robert Stasinski, « The Artist Who Painted af Klint’s Works », Kunstkritikk, Nordic Art Review,‎ (lire en ligne)
  • (sv) Svenskt konstnärslexikon del I, Malmö, Allhem, (présentation en ligne)

Vidéographie

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Liens externes

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Notes et références

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