Borj-e Milad
(fa) برج میلاد
| Architecte |
Yadman Sazeh |
|---|---|
| Construction |
2000 - 2008 |
| Ouverture |
8 Octobre 2008 |
| Statut |
Construit |
| Usage |
Mixte, restaurant, observation, télécommunications, commercial |
| Matériau | |
|---|---|
| Hauteur |
Flèche : 120 m Toit : 315,0 m Dernier étage : 312,0 m |
| Surface |
Inconnue |
| Étages |
12 |
| Nombre dʼascenseurs |
6 |
| Site web |
(fa) miladtower.tehran.ir |
|---|
| Adresse | |
|---|---|
| Coordonnées |
La tour Milad (en persan : برج میلاد, Borj-e Milādⓘ) est une tour de télécommunications multifonctions située à Téhéran, en Iran. Avec une hauteur de 435 mètres, elle est la plus haute structure du pays et l'une des plus hautes tours de télécommunications au monde. Construite entre 1997 et 2007 et inaugurée en 2008, elle constitue l'un des principaux symboles du paysage urbain moderne de la capitale iranienne[1].
La tour fait partie du Complexe international du commerce et des congrès de Téhéran, un vaste projet urbain comprenant notamment un centre de conférences, des espaces commerciaux et des installations culturelles et touristiques. Outre ses fonctions de télécommunications, elle accueille des plateformes d'observation, des restaurants, des espaces d'exposition et divers équipements destinés au public.
Par sa hauteur, son architecture inspirée de certains éléments de l'architecture iranienne traditionnelle et son rôle dans le développement urbain de Téhéran, la tour Milad est devenue l'un des principaux monuments contemporains de l'Iran.
Genèse du projet
[modifier | modifier le code]La tour Milad s’inscrit dans l’héritage du vaste projet d’aménagement urbain de Shahestan Pahlavi, conçu dans les années 1970 sous le règne de Mohammad Reza Pahlavi. Ce programme visait à créer un nouveau centre gouvernemental et commercial pour Téhéran, dans un contexte de forte croissance économique liée au pétrole et de modernisation accélérée de la capitale. Le projet avait été confié à des cabinets d’urbanisme internationaux, notamment Llewelyn-Davies International, à la suite d’un concours d’architecture lancé dans la première moitié des années 1970[2].
Les travaux du complexe débutent en 1975, mais sont rapidement interrompus par les tensions politiques croissantes menant à la révolution iranienne de 1979. L’ensemble du projet Shahestan est alors abandonné dans sa forme initiale[3].
Après la révolution, les nouvelles autorités iraniennes souhaitent redéfinir les symboles architecturaux de la capitale. Dans ce contexte, l’idée d’une grande tour de télécommunications réapparaît comme un projet distinct, destiné à doter Téhéran d’un nouveau repère urbain et à remplacer certains symboles associés à l’ancien régime monarchique[4].
Ce n’est toutefois qu’au début des années 1990 que le projet actuel prend forme de manière concrète. La sélection définitive du site intervient vers 1993 après l’étude de plusieurs emplacements dans Téhéran, avant que la décision finale ne soit prise pour le quartier de Gisha (Nasr). Le chantier de la tour débute ensuite en 2000, marquant le lancement effectif du projet moderne de la tour Milad[5].
Construction de la tour Milad (1997–2007)
[modifier | modifier le code]La construction de la tour Milad débute officiellement en 1997 à Téhéran, dans le cadre d’un projet piloté par la municipalité de la ville et l’entreprise Boland Payeh[5]. Le chantier s’inscrit dans un programme d’infrastructures de télécommunications et de développement urbain visant à doter la capitale d’un nouveau repère vertical et d’équipements techniques modernes.
Le choix de construire une structure en béton armé de grande hauteur répond à des contraintes techniques importantes, notamment la forte sismicité de la région de Téhéran. La méthode du coffrage glissant (slipform construction) est utilisée pour l’élévation du noyau principal en béton, permettant une construction continue et homogène du fût central jusqu’à environ 315 mètres de hauteur[1].
Les travaux connaissent une progression inégale. Dans les premières années, l’avancement est relativement lent, avec une part importante des structures principales réalisée sur une longue période, avant une accélération notable au début des années 2000. Cette phase permet l’achèvement progressif des niveaux supérieurs et l’installation des équipements techniques.
La tour est finalement achevée en 2007, après environ onze ans de travaux. Elle est inaugurée officiellement en 2008, marquant la mise en service complète de l’ensemble des installations[5].
Fonctionnement et usages de la tour Milad
[modifier | modifier le code]La tour Milad est conçue comme une structure multifonctions combinant télécommunications, accueil du public et activités commerciales. Sa partie supérieure, appelée “tête” de la tour, regroupe plusieurs fonctions techniques et touristiques, notamment des installations de radiodiffusion et de télécommunications utilisées par la radio-télévision nationale iranienne, ainsi que des espaces ouverts au public[6].
Une part importante du bâtiment est dédiée aux visiteurs. Le complexe comprend des plateformes d’observation fermées et ouvertes situées à haute altitude, offrant une vue panoramique sur Téhéran et les montagnes environnantes. Ces espaces sont complétés par des équipements touristiques tels qu’un sky dome, des zones d’exposition et un musée ou galerie d’art[7].

La tour accueille également un ensemble de services de restauration et de loisirs. On y trouve notamment un restaurant tournant, situé dans la partie supérieure de la structure, ainsi qu’un café et plusieurs espaces de restauration permettant l’accueil simultané de plusieurs centaines de visiteurs[8].
Le socle du bâtiment, organisé sur plusieurs niveaux, est principalement consacré aux activités commerciales et culturelles. Il comprend des unités commerciales, des espaces d’exposition, des salles de conférence ainsi que des zones de services destinées à l’accueil du public. Cette organisation vise à faire de la tour un complexe urbain intégré plutôt qu’une simple infrastructure de télécommunications.
Enfin, la tour joue un rôle central dans les réseaux de communication de la capitale iranienne. L’antenne située au sommet est utilisée pour la diffusion des signaux de radio et de télévision, ainsi que pour divers services de télécommunications couvrant la région métropolitaine de Téhéran[6].
Galerie
[modifier | modifier le code]- Le Tochal et la tour Milad
- Vue de Téhéran de nuit depuis la tour Milad
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 (en-US) « Milad Tower », sur NCK (consulté le )
- ↑ (en) « Urbanism of Grandiosity: Planning a New Urban Centre for Tehran (1973–76) | Archnet » [archive du ], sur www.archnet.org (consulté le )
- ↑ (en) Master Vision Integrated Solutions, « Milad Tower », sur www.trycollect.com (consulté le )
- ↑ (en) « Milad Tower », sur iranian.com (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Milad Tower (Tehran, 2007) », sur Structurae (consulté le )
- 1 2 (en) « Milad Tower | ToIran, Tourism Platform », sur www.toiran.com (consulté le )
- ↑ (en-US) « Milad Tower » [archive du ], sur tasteiran.net (consulté le )
- ↑ (en) « Borj-e Milad, Tehran », sur skyscraperpage.com (consulté le )