Combat de Voltri
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Voltri, République de Gênes |
| Issue | Victoire autrichienne |
| Jean-Baptiste Cervoni | Jean-Pierre de Beaulieu Karl Philipp Sebottendorf Philipp Pittoni von Dannenfeld (en) |
| 5 200 hommes | 7 200 hommes |
| ~ 20 morts ~ 60 blessés Au moins 150 prisonniers de guerre |
~ 50 morts ou blessés |
Batailles
- Porrentruy (04-1792)
- Marquain (04-1792)
- 1er Quiévrain (04-1792)
- Longwy (08-1792)
- Verdun (08-1792)
- Thionville (08-1792)
- La Croix-aux-Bois (09-1792)
- Valmy (09-1792)
- Nice (09-1792)
- Lille (09-1792)
- Villefranche-sur-Mer (09-1792)
- 1er Mayence (10-1792)
- Jemappes (11-1792)
- 1re Malines (11-1792)
- 1re Furnes (11-1792)
- Limbourg (11-1792)
- Anderlecht (11-1792)
- Namur (11-1792)
- Francfort (12-1792)
- 1er Maastricht (02-1793)
- 1re Aldenhoven (03-1793)
- Neerwinden (03-1793)
- 2e Mayence (04-1793)
- 1er Condé (04-1793)
- 2e Quiévrain (05-1793)
- St-Amand (05-1793)
- Raismes (05-1793)
- Famars (05-1793)
- San Pietro (05-1793)
- 1er Valenciennes (05-1793)
- 2e Furnes (05-1793)
- 1re Arlon (06-1793)
- Landau (08-1793)
- 1er Quesnoy (08-1793)
- Hondschoote (09-1793)
- Pirmasens (09-1793)
- Maubeuge (09-1793)
- Avesnes (en) (09-1793)
- Méribel (09-1793)
- Menin (09-1793)
- 3e Furnes (10-1793)
- Bergzabern (10-1793)
- 1re Wissembourg (10-1793)
- Wattignies (10-1793)
- Nieuport (10-1793)
- Kaiserslautern (11-1793)
- Wœrth (12-1793)
- Berstheim (12-1793)
- 2e Wissembourg (12-1793)
- Martinique (01-1794)
- Saint-Florent (02-1794)
- Bastia (04-1794)
- Guadeloupe (04-1794)
- 2e Arlon (04-1794)
- 1er Landrecies (04-1794)
- Villers-en-Cauchies (en) (04-1794)
- Troisvilles (04-1794)
- Mouscron (04-1794)
- Thuin (05-1794)
- Courtrai (05-1794)
- Tourcoing (05-1794)
- Tournai (05-1794)
- Ouessant (navale) (06-1794)
- Hooglede (06-1794)
- Fleurus (06-1794)
- 2e Landrecies (07-1794)
- 2e Malines (07-1794)
- Calvi (07- 1794)
- 2e Le Quesnoy (07-1794)
- Tripstadt (en) (07-1794)
- 2e Valenciennes (08-1794)
- 2e Condé (08-1794)
- Sprimont (09-1794)
- Bois-le-Duc (09-1794)
- 2e Maastricht (10-1794)
- 2e Aldenhoven (10-1793)
- Venlo (10-1794)
- Luxembourg (11-1794)
- Helder (01-1795)
- Gênes (navale) (03-1795)
- Groix (navale) (06-1795)
- Quiberon (06-1795)
- Hyères (navale) (07-1795)
- Handschuhsheim (09-1795)
- 3e Mayence (10-1795)
- Ettlingen (en) (07-1796)
- Friedberg (07-1796)
- Altendorf (08-1796)
- Neresheim (08-1796)
- Sulzbach (08-1796)
- Amberg (08-1796)
- Friedberg (08-1796)
- Terre-Neuve (08-1796)
- Wurtzbourg (09-1796)
- Mainbourg (09-1796)
- Biberach (10-1796)
- Emmendingen (10-1796)
- Schliengen (10-1796)
- Kehl (10-1796)
- Irlande (12-1796)
- Droits de l'Homme (navale) (01-1797)
- Fishguard (02-1797)
- Cap Saint-Vincent (navale) (02-1797)
- Neuwied (04-1797)
- Diersheim (04-1797)
- Santa Cruz de Ténérife (navale) (07-1797)
- Camperdown (navale) (10-1797)
- Céret (04-1793)
- Mas Deu (05-1793)
- Bellegarde (05-1793)
- Perpignan (07-1793)
- Peyrestortes (09-1793)
- Trouillas (09-1793)
- Toulon (09-1793)
- 1re Le Boulou (10-1793)
- La Cayde (11-1793)
- Camp des Sans Culottes (02-1794)
- Bellver et Urgell (04-1794)
- 2e Le Boulou (04-1794)
- 1re St-Laurent-de-la-Mouga (05-1794)
- Les Aldudes (06-1794)
- Bastan (07-1794)
- 2e St-Laurent-de-la-Mouga (08-1794)
- Orbaitzeta (10-1794)
- Roses (11-1794)
- Sierra Negra (11-1794)
- Golfe de Rosas (02-1795)
- Cistella (05-1795)
- Bàscara (05-1795)
- Pontós (05-1795)
- Pontós (06-1795)
- La Fluvià (06-1795)
- 1re Saorge (en)
- Gilette (10-1793)
- 2e Saorge (04-1794)
- 1re Dego (09-1794)
- Loano (11-1795)
- Voltri (04-1796)
- Montenotte (04-1796)
- Millesimo (04-1796)
- 2e Dego (04-1796)
- Ceva (04-1796)
- San Michele (04-1796)
- Mondovi (04-1796)
- Cherasco (04-1796)
- Fombio (05-1796)
- Pont de Lodi (05-1796)
- Borghetto (05-1796)
- Mantoue (07-1796)
- Lonato (08-1796)
- Castiglione (08-1796)
- Peschiera (08-1796)
- Rovereto (09-1796)
- Bassano (09-1796)
- Caldiero (11-1796)
- Pont d'Arcole (11-1796)
- Rivoli (01-1797)
- La Favorite (01-1797)
- Faenza (02-1797)
- Valvasone (03-1797)
- Tyrol (03-1797)
- Tarvis (03-1797)
- Leoben (04-1797)
- Pâques véronaises (04-1797)
- Chronologie de la campagne 1796-1797
| Coordonnées | 44° 25′ 40″ nord, 8° 45′ 10″ est | |
|---|---|---|
Le combat de Voltri se déroule le à Voltri, en Ligurie. Il oppose les troupes françaises du général Jean-Baptiste Cervoni aux forces autrichiennes sous le commandement du général Jean-Pierre de Beaulieu. Cet affrontement, considéré comme le début de la première campagne d'Italie, se solde par une victoire autrichienne.
Contexte
[modifier | modifier le code]Depuis sa nomination comme commissaire de l'armée d'Italie en , Christophe Saliceti, un ami de Napoléon Bonaparte, tente de convaincre le gouvernement génois d'accorder un prêt à l'armée pour acheter de l'équipement et des provisions. Frustré du manque de volonté des Génois, il essaie de les menacer en envoyant des troupes françaises aux portes de Gênes. Le , le Sénat génois refuse la demande de prêt de Saliceti mais accepte de fournir une grande quantité de grain. Cependant, Saliceti a déjà commencé les préparatifs et, le même jour, le commandant de l'armée d'Italie Barthélemy Schérer demande au général André Masséna de se préparer à une avancée sur Gênes avec 6 000 soldats[1].
Le , Saliceti donne l'ordre à Masséna d'envoyer 3 000 hommes vers Voltri pour y arriver le 25. Masséna dirige donc sur ce point le général de brigade Jean Pijon avec la 75e demi-brigade d'infanterie de ligne et deux des trois bataillons de la 51e demi-brigade d'infanterie de ligne[2].
Le nouveau commandant de l'armée d'Italie, le général Napoléon Bonaparte, arrive à Nice le 27. Le 28, il ordonne l'arrêt du mouvement vers Voltri et demande à Masséna de laisser 3 000 hommes dans cette localité ; à ses yeux, cette manœuvre gêne la préparation de la campagne car elle a « tiré l'ennemi de ses quartiers d'hiver » et a « obligé cette république à prendre une figure hostile »[3]. Toutefois, Bonaparte se rend très vite compte de la diversion que la présence française à Voltri opère sur les Autrichiens. En effet, Beaulieu est très inquiet de ce mouvement vers Gênes, qu'il considère comme le prélude d'une attaque contre ce port de haute valeur stratégique. Masséna, quant à lui, presse Saliceti de conclure un accord avec les Génois pour pouvoir retirer ses troupes. Le 31, le général Pijon écrit au général Amédée Laharpe pour l'informer qu'il est malade et qu'il a besoin d'un remplaçant. Le général de brigade Cervoni est alors dépêché à Voltri[4].
Déroulement du combat
[modifier | modifier le code]Beaulieu répartit ses forces en deux colonnes : la première, disposée à droite de Voltri sous le commandement du général-major Philipp Pittoni von Dannenfeld (en), est forte de cinq bataillons d'infanterie de ligne et de quatre escadrons de uhlans, pour un total de 3 974 hommes dont 624 cavaliers ; la deuxième colonne, sous les ordres du feld-maréchal-lieutenant Karl Sebottendorf, est composée de cinq bataillons d'infanterie de ligne, soit 3 200 hommes[5]. L'effectif total des forces autrichiennes s'élève donc à environ 7 200 hommes.
Les forces françaises positionnées à Voltri sous le commandement de Cervoni sont composées de la 75e demi-brigade d'infanterie de ligne (environ 3 200 hommes), de deux bataillons de la 51e demi-brigade d'infanterie de ligne (environ 2 000 hommes) et de trois compagnies de grenadiers de la 51e demi-brigade commandées par le chef de brigade Jean Lannes. Le dernier bataillon de la 51e demi-brigade, resté à Savone et comprenant 800 hommes, avance vers Varazze le [6].
Dès le , la 75e demi-brigade, qui s'est avancée jusqu'à Sampierdarena, est obligée de reculer face aux Autrichiens après six heures de combat[7] et participe à des affrontements toute la journée du 9. Les forces françaises s'étendent alors de Pegli jusqu'aux hauteurs dominant le col de Turchino, certains avant-postes étant situés dans les hauteurs des Apennins.
Le matin du , Pittoni traverse le col de la Bocchetta et, repoussant les avant-postes français sur son chemin, descend le val Polcevera jusqu'à Pegli, où il arrive à 15 h. Sebottendorf et Beaulieu, partis d'Ovada, débouchent au col de Turchino vers 14 h. L'avant-poste français tenant le col, commandé par Lannes, résiste environ trois heures avant de se replier. Cervoni, remarquant son flanc gauche exposé, ordonne aux troupes stationnées à Pegli de battre en retraite. Celle-ci s'effectue en bon ordre. Quatre compagnies de la 75e sont momentanément encerclées par les Autrichiens mais parviennent à se frayer un passage à la baïonnette[8].
Dans la nuit, Cervoni retire son flanc gauche vers Mele, puis sur Voltri. Craignant d'être coupé du reste de l'armée, il allume des feux de camp pour faire croire à sa présence avant de se replier sur Savone. Les Autrichiens décèlent néanmoins rapidement le départ des Français et quelques escarmouches ont lieu avec l'arrière-garde[9]. Beaulieu se résout malgré tout à ne pas poursuivre ses adversaires. Cervoni, arrivé à Savone vers 16 h, y est accueilli par Bonaparte, présent sur place depuis le 9[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 128-129.
- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 142-143.
- ↑ Bouvier 1899, p. 200.
- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 171.
- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 194.
- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 176.
- ↑ Bouvier 1899, p. 223.
- 1 2 Bouvier 1899, p. 226-227.
- ↑ Boycott-Brown 2001, p. 199.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Martin Boycott-Brown, The Road to Rivoli : Napoleon's First Campaign, Cassel & Co, .
- Félix Bouvier, Bonaparte en Italie, 1796, éd. L. Cerf, .