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Cécile Guilbert

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Cécile Guilbert
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Biographie
Naissance
(62 ans)
PauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
Genre artistique
Essai, critique, roman, récit, chronique
Distinctions
Prix Amic ()
Prix Philippe Sollers (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
  • "Saint-Simon ou l'encre de la subversion"
  • "L'Écrivain le plus libre"
  • Warhol Spirit"
  • "Écrits stupéfiants, drogues et littérature de Homère à Will Self"
  • "Feux sacrés"

Cécile Guilbert, née le 29 novembre 1963 à Pau, est une essayiste, romancière, journaliste et critique littéraire française.

Elle est membre du jury du prix Renaudot.

Née le à Pau[1]dans une famille bourgeoise[2], elle est élevée par sa grand-mère maternelle en raison du divorce précoce de ses parents.

Elle a suivi ses études secondaires jusqu'au baccalauréat à l'Institut Nazareth de Voisenon (Seine-et-Marne). Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris[3] en 1985, elle est titulaire d'une maîtrise en philosophie (Paris IV-Sorbonne) et d'un diplôme d'anglais de Columbia University (New York).

Elle se lance en littérature en 1994 avec l'écriture d'un premier essai publié par Philippe Sollers dans la collection L'Infini" (Gallimard), finaliste cette année-là du prix Médicis de l'essai : Saint-Simon ou l'encre de la subversion.[4]

Devenue également critique littéraire et pigiste dans divers journaux et magazines, elle rassemblera en 2009 une sélection de ses articles réunis sous le titre Sans entraves et sans temps morts  qui déclinent sa passion de la littérature classique et contemporaine comme ses flâneries géographiques et ses nombreuses "curiosités". Y sont aussi bien traités des sujets relatifs à la mode, le goût de certains musées et cafés, des auteurs comme Bret Easton Ellis, Don DeLillo, Jonathan Swift, Bernard Lamarche-Vadel, Sade ou encore Carlo Emilio Gadda, l'« expérience » d'une promenade dans les jardins de Vaux-le-Vicomte ou le sculpteur de Louis XIV Le Bernin[5].

Maquetté par son mari Nicolas Guilbert et publié en 2008 chez Grasset, Warhol Spirit est un essai graphique consacré à la personnalité du pape du pop art décrypté à travers sa parole et ses écrits, jusqu'ici négligés, et interprétés au prisme de la pensée taoïste - un « essai d’interprétation amical », pour reprendre la qualification d’Olivier Barrot. Il cherche à mettre en valeur la spiritualité paradoxale de cet artiste dans des domaines aussi divers que l'art, la célébrité, l'argent, ou encore son intérêt pour la mort[6],[7]. Cet essai qui connaît un important accueil critique lui vaut de remporter le prix Médicis essai en 2008[8].

En 2012, elle fait paraître Réanimation, récit autobiographique consacré à son mari, Nicolas Guilbert, plongé quatre ans plus tôt dans le coma suite à l'atteinte d'une affection rare: méditation sur la maladie et l'hôpital, les vertiges de la veille et de l'absence, l'entre-deux de la vie et de la mort, ce livre est aussi une déclaration d'amour à l'homme aimé[9],[10],[11].

En 2015, nouvelle réunion d'articles et de préfaces, sous le titre de Sans entraves et sans temps morts II, publiés cette fois chez Grasset[12].

En 2016, elle participe à l'opération de brand content par laquelle la maison Gallimard s'associe à Dior pour célébrer le sac Lady, objet emblématique de la marque dont elle propose une courte phénoménologie humoristique[13].

En 2017, le roman Les Républicains imagine les retrouvailles, à la veille de l'élection présidentielle, de la narratrice avec un ancien condisciple de Sciences-Po devenu un puissant banquier d'affaires. Unité de temps, de lieu et d'action : sur l'axe de la rue de Rivoli où, de la statue de Jeanne-d'Arc à la place de la Concorde en passant par l'hôtel de Talleyrand, les deux protagonistes dont les voix narratives alternent au fil des chapitres, actent la décomposition politique et littéraire de la France tout en brossant le-un cruel portrait de son oligarchie[3],[14].

En , elle est cosignataire d'une tribune de 100 femmes parue dans Le Monde « contre le puritanisme » en réaction au mouvement #MeToo. Cette tribune veut défendre la « liberté » des hommes « d’importuner » les femmes et dénoncer toute haine des hommes et de la sexualité. Le texte déclenche une controverse[15],[16].

Essais & recueils critiques

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  • Saint-Simon ou l'encre de la subversion, Paris, Gallimard, , 169 p. (ISBN 978-2-07-073932-5)
  • Pour Guy Debord, Paris, Gallimard, , 114 p. (ISBN 978-2-07-074442-8)
  • L'Écrivain le plus libre, Paris, Gallimard, , 327 p. (ISBN 978-2-07-077090-8) (sur Laurence Sterne)
  • Warhol spirit, Paris, Grasset & Fasquelle, , 277 p. (ISBN 978-2-246-73311-9), prix Médicis Essai
  • Sans entraves et sans temps morts, Paris, Gallimard, , 393 p. (ISBN 978-2-07-012262-2)
  • La Boîte à Lettres, les plus belles lettres manuscrites de Voltaire à Edith Piaf, Paris, Robert Laffont/France Culture, , 218 p. (ISBN 978-2-221-14626-2)
  • Sans entraves et sans temps morts. 2, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, , 388 p. (ISBN 978-2-246-85301-5)
  • Ecrits Stupéfiants, drogues & littérature de Homère à Will Self, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquin », , 1401 p. (ISBN 978-2-221-12316-4)
  • Roue libre : chroniques, Paris, Flammarion, , 311 p. (ISBN 978-2-08-020745-6), prix de la critique de l'Académie française; J'ai lu, 2021

Romans et récits

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Notes et références

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  1. BNF 12430740
  2. « Cécile Guilbert, Ramsès Kefi, Freida McFadden, David Thomas, John Boyne : que lire cette semaine ? », sur France Inter, (consulté le )
  3. 1 2 Joseph Macé-Scaron, « "Notre muse nationale" », L'Événement du Jeudi, 6-12 avril 2000 (lire en ligne)
  4. Poisson, Georges, « Cécile Guilbert, Saint-Simon ou l'encre de la subversion, 1994 », Cahiers Saint-Simon, vol. 23, no 1, (lire en ligne, consulté le ).
  5. Lucette Finas, « « Sait-on ce que c'est qu'écrire ? » », Critique, no 755, , p. 372–381 (ISSN 0011-1600, lire en ligne, consulté le )
  6. Olivier Barrot, « Un livre, un jour (vidéo) : Cécile Guilbert : Warhol spirit », France 3, (lire en ligne).
  7. (en) « Amours féériques par Cécile Guilbert - Philippe Sollers/Pileface », sur pileface.com (consulté le ).
  8. Philippe Chevilley, « Médicis : beau tiercé », Les Échos, (lire en ligne).
  9. Pascal André, « Entre deux rives », Dimanche Express, vol. 2013, no 3, , p. 10
  10. Lydie Salvayre, « Coma tonique. "Réanimation", de Cécile Guilbert », Le Monde, (lire en ligne)
  11. Marc Lambron, « Cécile Guilbert et le gisant », Le Point, (lire en ligne)
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "Libération"
  13. Lise Wajeman, « «Lady»: des écrivains pris la main dans le sac », Mediapart, (lire en ligne)
  14. « Les lettres républicaines de Cécile Guilbert », France Inter, (lire en ligne)
  15. Katia Fache-Cadoret, « Un collectif de 100 femmes dont Catherine Deneuve dénonce un puritanisme avec l'affaire Weinstein », Marie Claire, (lire en ligne)
  16. (de) Stefan Simons, « Sexismusdebatte in Frankreich: #moiaussi », Der Spiegel, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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