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Farfisa

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Fabbriche Riunite di Fisarmoniche
logo de Farfisa

Création 1946
Dates clés 1993 : immatriculation de la société actuelle "ACI Farfisa" commercialisant des équipements de sécurité
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Osimo
Drapeau de l'Italie Italie
Activité Électronique
Site web https://www.acifarfisa.it/fr/index.php

Farfisa est une entreprise italienne d'électronique connue pour la facture d'instruments de musique. Depuis 1964, elle a cessé cette activité initiale pour se consacrer aux équipements de sécurité.

Depuis 1967, Farfisa produit des produits de vidéosurveillance, de domotique et de visiophonie[1].

Un Farfisa VIP 345

Farfisa trouve son origine dans la popularité de l'accordéon dans l'Italie du début du XXe siècle. Silvio Scandalli commence à fabriquer ces instruments à la main, faisant chaque jour le trajet jusqu'à Castelfidardo, dans la province d'Ancône. Il espère alors travailler pour Paolo Soprani, qui a fondé la première fabrique d'accordéons du pays. Il crée les frères Scandalli, dont les usines d'accordéons finissent par employer de 400 à 700 personnes[2]. Farfisa est fondée en 1946, à la suite de la fusion de Settimo Soprani, Scandalli et Frontalini, dont les activités ont souffert de la Seconde Guerre mondiale. L'entreprise est officiellement baptisée Fabbriche Riunite Fisarmoniche Italiane S.p.A (« Fabriques italiennes réunies d'accordéons »), et la production se poursuit à Castelfidardo. Elle devient rapidement le premier fournisseur mondial d'accordéons, avec jusqu'à 180 instruments par jour et plus de 1 600 employés. Le musée international de l'accordéon occupe aujourd'hui le site de l'usine d'origine[2][3].

Au cours des années 1950, alors que les ventes d'accordéons commencent à décliner, Farfisa diversifie sa gamme et produit notamment des postes de radio, des téléviseurs et des instruments de musique. Le Microrgan, un orgue à anches portatif, sort en 1958 ; il utilise un ventilateur électrique pour souffler l'air sur les anches. Deux ans plus tard, l'entreprise met au point avec Lowrey (en) l'accordéon Cordovox, qui associe des anches d'accordéon à des sons produits électroniquement[4].

Après le lancement de l'orgue combo Vox Continental en 1962, Farfisa décide de concevoir un instrument concurrent en s'appuyant sur le savoir-faire technique acquis auprès de Lowrey. Le premier modèle, le Combo Compact, est présenté en 1964. La production est transférée dans une usine d'Aspio Terme[5]. Le coût de la main-d'œuvre, relativement faible en Italie par rapport au Royaume-Uni et aux États-Unis, permet à Farfisa de produire davantage d'orgues combo à moindre coût ; ceux-ci sont par conséquent adoptés par de nombreux groupes amateurs et semi-professionnels[6]. Ainsi, le prix catalogue d'un Farfisa Mini Compact s'élève en 1966 à 495 $US, contre 995 $US pour le Vox Continental l'année précédente[7]. La distribution aux États-Unis est assurée par la Chicago Musical Instruments (en), qui possède également Gibson ; les instruments y sont d'abord commercialisés sous le nom d'orgues CMI[8]. Cette conception est reprise par des orgues combo ultérieurs tels que le Gibson G-101 (en)[8]. Les orgues possèdent en outre un panneau rabattable portant le nom de la marque[5].

La gamme d'orgues FAST (Farfisa All-Silicon Transistorized) a été lancée lors du salon NAMM de 1968[9]. Ces modèles succèdent aux premiers Compact, fondés sur des transistors au germanium, et adoptent un style proche de celui du Vox Continental, pieds chromés compris[10]. La série Professional apparaît à la même période et offre davantage de fonctions que les modèles précédents. Les modèles VIP, introduits en 1970, intègrent une commande de pitch bend au pied[10]. À l'apogée de sa production, Farfisa exploite trois usines à Camerano, dans les Marches[11].

À la fin des années 1960, les groupes importants se détournent des orgues combo et préfèrent la sonorité d'un orgue Hammond couplé à une cabine Leslie saturée, solution retenue par des formations contemporaines comme Yes, Emerson, Lake and Palmer, Deep Purple et Uriah Heep[10][12]. Farfisa réagit en vantant la capacité de ses orgues les plus récents à imiter un Hammond et leur jeu complet de tirettes harmoniques[9]. Le conglomérat américain Lear Siegler (en) en prend le contrôle majoritaire en 1968[2]. La production d'orgues combo est progressivement abandonnée à la fin des années 1970, après la généralisation des synthétiseurs, la dernière unité sortant d'usine en 1982[10]. L'entreprise doit alors faire face à la concurrence des firmes japonaises et peine à surmonter le départ de la famille Scandalli[2]. Farfisa subsiste néanmoins au XXIe siècle : la marque produit principalement des interphones au sein de la société ACI Farfisa, qui fabrique et distribue des systèmes de portiers vidéo, de contrôle d'accès, de vidéosurveillance et de domotique[13],[14]. Le groupe Bontempi détient les droits sur les claviers Farfisa[15].

Série Compact (1964-1968)

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Un Farfisa Combo Compact.

La série Compact comprend quatre modèles : le Combo Compact, le Mini Compact, le Compact Deluxe et le Compact Duo[16]. Ils comportent douze circuits générateurs de tonalité, un pour chaque note de la gamme, et recourent à un diviseur de fréquence pour produire les autres notes[17]. Contrairement aux orgues ultérieurs, la série Compact n'est pas entièrement transistorisée et comporte un circuit à tubes de haute tension pour la réverbération[18]. Sur la plupart des modèles à un seul clavier, les réglages de timbre et le volume de la section de basse se trouvent sur un panneau en retrait, à l'arrière de l'instrument[19]. Sous les claviers, un levier, placé à hauteur de genou, permet d'activer un renforcement du timbre, mis en service par des bascules situées sur la console[8]. La série est dotée d'une pédale d'expression commandée par photorésistance, et non par le potentiomètre qui se généralisera plus tard. Elle dispose de deux sorties jack, dont la seconde est optionnelle et permet d'envoyer la basse vers un amplificateur distinct. Une sortie pour casque est également prévue, mais elle est conçue pour des casques d'une impédance de 2 000 ohms, aujourd'hui obsolètes[18]. Bien que présenté comme « transistorisé », le modèle conserve une cuve de réverbération à ressorts pilotée par tube[18]. Un pédalier de basse à treize notes peut être ajouté en option sur tous les modèles, sauf le Mini Compact[19][20]. À la différence d'autres orgues combo comme le Vox Continental, les Farfisa Compact possèdent des pieds intégrés, qui se replient et se rangent dans leur socle[4].

Le Combo Compact dispose d'un clavier de cinq octaves, dont une de basse aux couleurs de touches inversées, de registres de 16' (basse et cordes), 8' (flûte, hautbois, trompette et cordes) et 4' (flûte, piccolo et cordes), de quatre réglages de vibrato, de trois options de réverbération et de trois commutateurs de volume de basse. Il intègre un système de réverbération à ressorts[8][21].

Le Farfisa Combo Compact Deluxe de Kate Pierson.

Le Mini Compact, le plus petit de la série, est lancé en 1966. Il ne compte que quatre octaves, sans basse sur les premiers modèles[22]. La version ultérieure comporte un sélecteur permettant de choisir entre une sonorité de basse ou une sonorité aiguë sur l'octave la plus grave ; ces modèles présentent, dans l'octave de basse, des touches naturelles grises et des feintes blanches. Certains de ces modèles à basse étendue n'offrent que trois voix, tandis que les plus tardifs en comptent six[23]. Les premiers modèles Compact, dont le Mini Compact et le Mini Deluxe Compact, possèdent trois commutateurs de timbre – dolce, principale et cordes – en 16', 8' et 4'. Les modèles ultérieurs proposent une basse 16', des flûte, hautbois et cordes en 8' ainsi que flûte et cordes en 4'. Les premiers exemplaires ont des pieds amovibles rangeables dans le capot inférieur, tandis que les suivants reçoivent des pieds pliants ou pivotants non amovibles[8],[23].

Les bascules de registres du Combo Compact.

Le Compact Duo est présenté en 1966[9]. Il pèse 90 livres (40,8233133 kg) et reçoit des claviers de 49 touches[8][22]. Il comporte un clavier supérieur de quatre octaves doté de neuf sélecteurs – 16' basse et cordes ; 8' flûte, hautbois, trompette et cordes ; 4' flûte et cordes ; 2 2/3' (flûte) et brillance – ainsi qu'un clavier inférieur de quatre octaves à trois sélecteurs : dolce, principale et ottava. Deux octaves graves se trouvent à gauche du clavier inférieur, dont l'une permet de choisir par commutateur une sonorité de basse ou une sonorité aiguë. L'instrument offre quatre réglages de vibrato et trois de réverbération. Les modèles ultérieurs ajoutent des fonctions de trémolo, de percussion et de répétition, réglables indépendamment pour les deux claviers de dessus[24]. Contrairement aux autres orgues de la série, le Compact Duo exige un bloc séparé réunissant alimentation, préamplificateur à transistors et réverbération à ressorts (le Farfisa F/AR), auquel l'orgue se raccorde par un câble multiconducteur[9]. Il peut également être alimenté par un amplificateur Farfisa TR/60 distinct[22].

Farfisa fait évoluer la gamme Compact tout au long des années 1960, en ajoutant des fonctions sans modifier le nom général des modèles[7]. Les Compact plus tardifs, tel le Combo Compact I lancé en 1968, comportent deux octaves graves (l'une noir et blanc, l'autre grise et blanche) à gauche du clavier. L'une des deux permet de choisir, par commutateur, entre une sonorité de basse et une sonorité aiguë, avec une tenue des notes graves et une percussion de basse réglables. L'équilibre des volumes entre le bas et le haut est ajustable[25]. Le Compact Deluxe offre des commandes similaires à celles du Compact I, avec des voix supplémentaires, comme le 2 2/3', et est doté d'une bascule « brillance » indépendante. Les modèles ultérieurs, tels que le Combo Deluxe Compact I, intègrent également une section rythmique (boîte à rythmes) comprenant un balai sur cymbale et une caisse[22]. Les derniers Compact ont été fabriqués en 1969[10].

La série Compact pose des problèmes de fiabilité aux collectionneurs. Elle met en œuvre des transistors au germanium dont les valeurs ont tendance à dériver, et ses touches en plastique se fissurent avec le temps. S'y ajoutent des contacts corrodés, à l'origine de commutations défaillantes, ainsi que des condensateurs électrochimiques hors service. La conception de l'instrument rend par ailleurs l'accès aux composants et leur entretien difficiles[26].

Série FAST (1968-1971)

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Un Farfisa Fast 2 raccordé à un amplificateur à lampes Vox AC-10.

Les modèles de la série FAST (Farfisa All Silicon Transistor) sont présentés pour la première fois en 1967, en complément de la série Combo existante[10][9]. Comme leur nom l'indique, ils font appel à des transistors au silicium, qui produisent des sons plus stables que les transistors au germanium de la série Compact[10]. Les orgues sont logés dans un coffret métallique recouvert d'un revêtement et bordé de plastique, avec des pieds chromés pliants, des poignées de transport escamotables et un pupitre amovible[9].

Le Fast 2 dispose d'un clavier de quatre octaves (do à do) et d'une octave de basse manuelle à gauche. Il offre quatre registres (flûte, clarinette, anche et cordes), tous en 8', un vibrato à deux vitesses et une pédale d'expression en option. Le Fast 3 propose davantage de sonorités : basse et clarinette en 16', hautbois et trompette en 8', flûte en 8' et 4'. Le Fast 4 reçoit un clavier plus étendu de cinq octaves, une option de vibrato léger ou accentué, deux registres de mixture et cinq commandes de percussion. Le Fast 5 y ajoute trois registres de tenue[27].

Série Professional (1968-1975)

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Un Farfisa Professional Piano.

La série Professional réunit les modèles les plus aboutis de Farfisa, annoncés pour la première fois en août 1968 et conçus pour concurrencer le Hammond. La publicité de l'époque insiste sur le fait que ces instruments ne sonnent pas comme les autres orgues combo et conviennent aussi bien à la soul qu'au rhythm and blues[9]. Ils comportent une fonction de tenue, huit pieds de registre, ainsi que diverses options de percussion et de vibrato[10].

Le Professional (modèles PP/222 et PP/221) possède un clavier unique à touches grises. Son vibrato repose sur un circuit déphaseur (phaser) placé après les oscillateurs principaux, seul moyen de rendre opérantes les commandes propres à chaque voix[28].

Les orgues de la série VIP sont annoncés en 1970 ; ils comprennent une pédale « Synthe-Slalom » destinée au pitch bend[10].

Modèles ultérieurs

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Un Farfisa Transicord.

Le Transicord est un accordéon électronique à transistors, qui reprend pour l'essentiel les circuits d'un orgue de la série Compact dans un boîtier en forme d'accordéon. Il ne comporte aucune anche et fonctionne entièrement électroniquement. Conçu pour être utilisé avec les amplificateurs Farfisa, il est relié par un câble multibroche qui relie les commandes de l'accordéon à celles de l'amplificateur ou du bloc d'alimentation et de réverbération F/AR[10].

Le Farfisa Matador a été lancé en 1972. À la différence des instruments précédents, il recourt à des tirettes harmoniques pour doser les sonorités, à la manière d'un Hammond. Les dix-sept touches les plus graves constituent la section de la basse manuelle. Le Matador-M en est une version compacte, dotée de bascules[29].

En 1975, Farfisa présente le synthétiseur Stereo Syntorchestra, qui associe un ensemble à cordes polyphonique à un synthétiseur analogique monophonique[30]. Il dispose d'un clavier de trois octaves et de sorties distinctes pour les sections monophoniques et polyphoniques[31]. Le Soundmaker, instrument suivant de la marque hors orgues, pousse plus loin cette approche en améliorant la sonorité de cordes et en élargissant les possibilités de modification des sons monophoniques. Il est principalement vendu en Europe continentale[32]. Vient ensuite le Polychrome, construit à la fin des années 1970. Plus vaste et plus complet que les instruments non-orgue de Farfisa, ce synthétiseur analogique réunit des sections de voix, de cuivres, de cordes et de percussions, avec chorus, phasing et modulation intégrés, ainsi qu'un aftertouch[33].

Parmi les derniers orgues combo produits par Farfisa figurent le Bravo et le Commander, sortis en 1980. Le Commander reprend, sous une forme actualisée, une partie de la conception du VIP 205, tandis que le Bravo, léger et simple, vise à concurrencer les claviers portables et les synthétiseurs alors émergents[29].

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Articles connexes

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Références

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  1. ↑ Capolinea srl, « ACI FARFISA : interphone, vidéophone, téléphonie, vidéosurveillance. ORIGINES », sur www.acifarfisa.it (consulté le )
  2. 1 2 3 4 (en) « The industrious Fisarmonica » [archive du ], sur The Institute for Education in International Media, (consulté le )
  3. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 178-179.
  4. 1 2 Lenhoff et Robertson 2019, p. 179.
  5. 1 2 Lenhoff et Robertson 2019, p. 180.
  6. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 177.
  7. 1 2 Lenhoff et Robertson 2019, p. 189.
  8. 1 2 3 4 5 6 Vail et Carson 2000, p. 254.
  9. 1 2 3 4 5 6 7 Vail et Carson 2000, p. 255.
  10. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Lenhoff et Robertson 2019, p. 192.
  11. ↑ Vail et Carson 2000, p. 251.
  12. ↑ (it) « ACI FARFISA » (consulté le )
  13. ↑ (it) « FARFISA: videocitofonia, telefonia, controllo accessi, sicurezza », sur www.farfisa.com (consulté le )
  14. ↑ Vail et Carson 2000, p. 256.
  15. ↑ Vail et Carson 2000, p. 254-255.
  16. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 184.
  17. 1 2 3 Lenhoff et Robertson 2019, p. 181.
  18. 1 2 (en) « Farfisa: Spinets », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  19. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 181, 184.
  20. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 182-183.
  21. 1 2 3 4 Lenhoff et Robertson 2019, p. 188.
  22. 1 2 (en) « Combo Organ Heaven: Farfisa Compact – Mini Compact », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  23. ↑ (en) « Farfisa Compact Duo », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  24. ↑ (en) « Farfisa Compact », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  25. ↑ Lenhoff et Robertson 2019, p. 186.
  26. ↑ (en) « Farfisa: FAST », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  27. ↑ (en) « Farfisa Professional », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  28. 1 2 (en) « Farfisa – Others », sur Combo Organ Heaven (consulté le )
  29. ↑ Jenkins 2009, p. 99-100.
  30. ↑ (en) « Farfisa Syntorchestra String Synthesizer », sur MatrixSynth, (consulté le )
  31. ↑ Jenkins 2009, p. 100.
  32. ↑ (en) « Farfisa Polychrome », sur Vintage Synth Explorer (consulté le )

Bibliographie

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  • (en) Alan Lenhoff et David Robertson, Classic Keys : Keyboard Sounds That Launched Rock Music, University of North Texas Press, (ISBN 978-1-57441-776-0)
  • (en) Mark Jenkins, Analog Synthesizers : Understanding, Performing, Buying – From the Legacy of Moog to Software Synthesis, Taylor & Francis, (ISBN 978-1-136-12278-1)
  • (en) Mark Vail et Barry Carson, Vintage Synthesizers, Backbeat Books, (ISBN 978-0-879-30603-8)

Lien externe

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Site officiel