Henriette Gascuel
| Naissance | |
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France métropolitaine (- |
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| Ordre religieux |
Franciscaines missionnaires de Marie (à partir de ) |
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| Maître | |
| Distinctions |
Henriette Gascuel ( - ), aussi connue sous le nom Sœur Colette, est une Franciscaine et médecin française pionnière de la pédiatrie à La Réunion.
Biographie
[modifier | modifier le code]Henriette Gascuel naît à Saint-Jean-du-Gard le de l'union de Jeanne Luret et Charles Gascuel, haut fonctionnaire colonial. Elle grandit au Maroc puis déménage à Paris avec sa famille en 1933[1].
Elle commence des études de médecine après être passée au lycée Molière puis au lycée Fénelon. Elle se spécialise en pédiatrie sous la direction de Robert Debré, considéré comme le père de la pédiatrie. Il lui permet de s'allier à la toute première équipe médicale sur la réanimation des prématurés. Elle et soutient une thèse sur l'alimentation des nourrissons[1],[2],[3].
Entre 1944 et 1953, elle occupe un poste de médecin de dispensaire de l'Assistance publique de Paris[2].
En 1950, Henriette Gascuel devient Franciscaine Missionnaire de Marie et part pour La Réunion trois ans plus tard, avec des consœurs de l'ordre. En 1955, elle prononce ses vœux et devient Sœur Colette, puis commence à travailler dans un service hospitalier pour enfants[1].
Sœur Colette arrive sur l'île à un moment où la malnutrition infantile est importante[1],[3]. C'est la première femme pédiatre de La Réunion lorsqu'elle commence à y travailler. Elle contribue à la formation de plusieurs promotions d'infirmières et doit faire face à la misère et au manque d'hygiène dans les espaces de travail. Elle et participe au projet de création de l'hôpital d'enfants de Saint-Denis en 1960. Malgré les besoins importants et le manque de locaux et de matériel, l'hôpital rencontre un grand succès[2],[3].
Cependant, très vite, Sœur Colette remarque un grand besoin d'accompagnement des familles d'enfants malades, qui doivent s'occuper de cas complexes une fois leurs enfants sortis de l'hôpital. Dès 1960, un bureau d'aide des familles est mis en place. Le père Favron, en charge d'hôpitaux au sud de l'île, s'inspire du travail de Sœur Colette pour y réformer les pratiques de pédiatrie[2].
Elle meurt le durant une retraite sacerdotale. Ses obsèques ont lieu le devant l'Hospice Saint-François à Saint-Denis pour accueillir la foule venue assister aux funérailles[1].
Reconnaissance
[modifier | modifier le code]En 1959, Sœur Colette est nommée chevalier de l'ordre de la Santé Publique, puis entre dans l'ordre national du Mérite en 1970[1].
En 2017, une plaque commémorative à son honneur est dévoilée à l'hôpital d'enfants de Saint-Denis, à l'occasion de ses 70 ans[4].
Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Michel Verguin (dir.) et Mario Serviable (dir.), Dictionnaire biographique de La Réunion (vol. 2), CLIP, ARS Terres Créoles, , 215 p. (ISBN 2-908578-32-8), p. 47-48
- 1 2 3 4 Carole Grosset, « L’enfant malade à La Réunion au milieu du XXe siècle », Revue historique de l’océan Indien,, no 6, (lire en ligne [PDF])
- 1 2 3 Émeline de Boisvilliers, « Promouvoir la santé de la mère et de l’enfant à La Réunion de 1956 à 1990 », Tsingy, no 26, (DOI 10.61736/tsingy.228, lire en ligne)
- ↑ « L’hôpital d’enfants de Saint-Denis fête ses 70 ans », Zinfos 974, (lire en ligne)