Issy-l'Évêque
| Issy-l’Évêque | |||||
Le clocher roman (milieu du XIIe siècle) de l'église Saint-Jacques-le-Majeur d'Issy-l'Évêque. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes entre Arroux, Loire et Somme | ||||
| Maire Mandat |
Michel Ducloux 2026-2032 |
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| Code postal | 71760 | ||||
| Code commune | 71239 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Issyquois | ||||
| Population municipale |
692 hab. (2023 |
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| Densité | 9,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 42′ 28″ nord, 3° 58′ 24″ est | ||||
| Altitude | Min. 273 m Max. 506 m |
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| Superficie | 71,13 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gueugnon | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | issyleveque.fr | ||||
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Issy-l'Évêque est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Avec une superficie de 71,13 km², c'est la plus grande commune de Saône-et-Loire.
Localisation
[modifier | modifier le code]La commune se trouve à la pointe sud des terrains granitiques du Morvan, entre Morvan et Charolais.
| Marly-sous-Issy | Luzy (Nièvre) |
Cuzy | ||
| Grury | N | Montmort | ||
| O Issy-l'Évêque E | ||||
| S | ||||
| La Chapelle-au-Mans | Uxeau | Sainte-Radegonde |
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 941 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Avrée à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Issy-l'Évêque est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69,9 %), zones agricoles hétérogènes (20 %), forêts (6,7 %), terres arables (1,8 %), zones urbanisées (1,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Sous la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d'Issy-la-Montagne[15].
Ancienne dépendance des évêques d'Autun ; la mention est apparue au XIVe siècle[16].
Histoire
[modifier | modifier le code]- 1790 : Jean-François Carion, curé révolutionnaire, devient maire de la commune et mène une politique ouvertement égalitariste, engagement qui lui vaut un emprisonnement de six mois au Châtelet jusqu'en [17]
- 1793 : Issy-l'Evêque, à l'instar de quelque cent cinquante autres communes de Saône-et-Loire, change de nom et devient Issy-la-Montagne[18].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Communauté de communes, canton
[modifier | modifier le code]appartient à la communauté de communes Entre Arroux, Loire et Somme, créée le à la suite de la fusion des communautés de communes entre Somme et Loire et du Pays de Gueugnon.
Issy-l'Évêque était chef lieu du canton d'Issy-l'Évêque jusqu'à 2015, date d'effet du regroupement avec le canton de Gueugnon[19].
Politique environnementale
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].
En 2023, la commune comptait 692 habitants[Note 2], en évolution de −1,98 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie locale
[modifier | modifier le code]Culte
[modifier | modifier le code]Issy-l'Évêque et son église Saint-Jacques-le-Majeur relèvent de la paroisse du Bon-Pasteur, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe neuf villages et dont le siège est installé à Toulon-sur-Arroux
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Fête patronale : dernier dimanche de juillet.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Parmi les principaux lieux et monuments d'Issy-l'Évêque figurent notamment :
- l'église Saint-Jacques-le-Majeur, bâtie dans le style roman[23] et classée au titre des Monuments historiques par arrêté du [24] ;
- le château de Montrifaut, édifié de 1895 à 1898 dans le style anglo-normand par l'architecte moulinois Jean Moreau (son fils René en a construit une réplique en la Maison Mantin), inscrit aux Monuments historiques par arrêté du [25] ;
- le site du château (disparu) de Champcery, où Madame de Genlis naquit le ;
- le mont Dardon, éminence du Morvan dont le sommet culmine à 506 mètres d'altitude (sommet partagé entre les communes d'Issy-l'Évêque, d'Uxeau et de Sainte-Radegonde).
Le chevet de l'église Saint-Jacques-le-Majeur. Les voûtes de la nef de l'église. Saint Jacques le Majeur, saint patron d'Issy-l'Évêque. Fermes avec escaliers extérieurs au hameau de Roche. Paysage au sud d'Issy-l'Évêque.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Barthélemy de Chasseneuz (1480-1541), juriste, président du parlement de Provence, y est né en 1480[26].
- Félicité du Crest de Saint-Aubin, comtesse de Genlis (1746-1830), née au château de Champcery situé à 3 kilomètres d'Issy-l'Évêque, femme de lettres française.
- Jean-François Carion (1754-1833), curé d'Issy-l'Evêque (à partir de 1781) qui, dès le début de la Révolution, prit la tête du tiers-état. Il rédigea un code fait de 90 articles, sorte de mini-constitution faisant une ébauche de « petite République » appelée Issy-la-Montagne. Accusé de crime de lèse-nation, il fut arrêté et ne dut d'avoir la vie sauve qu'aux interventions favorables de Robespierre et Mirabeau, membres de la Constituante (qui rendit un décret favorable au prêtre, qui fut libéré le )[27].
- Irène Némirovsky (1903-1942), écrivain y a séjourné avec sa famille ; est arrêtée le et déportée au camp d'Auschwitz. Son mari, Michel Epstein, arrêté à son tour à Issy-l'Évêque, est également déporté[28]. La commune lui a rendu hommage par la création de deux sentiers "Sur les pas d'Irène Némirowsky" l'un au bourg, à partir des lieux qu'elle décrit : le porche, l'Hôtel des Voyageurs, le monument aux Morts...; l'autre en campagne où elle se rendait à pied[29].
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D’azur semé de fleurs de lys d’or, au château de trois tours d’argent brochant sur le tout. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Issy-l'Évêque sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Issy-l'Évêque et Avrée », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Avrée », sur la commune d'Avrée - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Avrée », sur la commune d'Avrée - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Gérard Taverdet, « Les Noms de lieux de la Nièvre », sur sfo-onomastique.fr (consulté le ).
- ↑ Jean-Clément Martin, Nouvelle histoire de la Révolution française, Perrin 2012 p. 293
- ↑ E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
- ↑ Décret n° 2014-182 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de Saône-et-Loire
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Jacques-le-Majeur d'Issy-l'Évêque éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ « Église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no PA00113298, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Château de Montrifaut », notice no PA00113539, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Histoires de rats à Autun », article de Lucien Taupenot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 110 de juin 1997, pages 4 et 5.
- ↑ « La Révolution à Issy-l'Évêque : histoire du curé Carion », article de Léon Vernet en deux parties paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 51 de l'automne 1982 (pages 15 à 18) et no 54 de l'été 1983 (pages 14 à 16).
- ↑ Alain Dessertenne, Françoise Geoffray, Deux témoins de l'Exode et de l'Occupation : Irène Némirovsky et Léon Werth, article paru dans la revue trimestrielle « Images de Saône-et-Loire » (publiée par l'association Groupe Patrimoines 71), n° 203 de septembre 2020, pages 6 à 9.
- ↑ « L'hommage d'Issy-l’Évêque à l'écrivaine déportée Irène Némirovsky », Journal de Saône-et-Loire,
