Jacques Rosner
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Bonnebosq (3 rue du Château - La Dorette) (d) |
| Nom de naissance |
Jacques Roger Rosner |
| Nationalité | |
| Activités |
Jacques Rosner est un comédien et metteur en scène français, né le dans le 4e arrondissement de Lyon et mort le à Lisieux.
Biographie
[modifier | modifier le code]Après avoir suivi des cours d’art dramatique chez Suzette Guillaud, il rencontre Roger Planchon à l’âge de 15 ans et collabore avec lui jusqu'en 1970[1],[2].
En 1971, Jacques Duhamel, ministre de la Culture, le nomme à la direction du Centre dramatique national du Nord à Tourcoing[3]. Il fait construire un théâtre au sein de la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq : La Rose des vents.
En 1974, Michel Guy, secrétaire d'État à la Culture, le nomme directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique[4] qu'il modernise en profondeur. Il renouvelle la formation des futurs comédiens et supprime le concours de sortie. Jean-Pierre Miquel lui succède en 1983.
En 1985 Jack Lang le nomme à la tête du Grenier de Toulouse au Théâtre Daniel Sorano de Toulouse, centre dramatique national, où il succède à Maurice Sarrazin ; il y reste en poste jusqu'en 1995[2].
Il meurt le à Lisieux[5],[6], à l'âge de 86 ans[7]. Il est inhumé au cimetière de Bonnebosq dans le Calvados.
Théâtre
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Comédien
[modifier | modifier le code]- 1954
- La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, mise en scène de Roger Planchon, Casino de Charbonnières-les-Bains dans le cadre du Festival de Lyon-Charbonnières, puis reprise au Théâtre de la Comédie à Lyon - le beau-frère.
- Édouard II, tragédie de Christopher Marlowe, mise en scène de Roger Planchon, Casino de Charbonnières-les-Bains dans le cadre du Festival de Lyon-Charbonnières, puis reprise au Théâtre de la Comédie à Lyon - Trussel.
- 1956 : Grand-peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht, mise en scène de Roger Planchon, Théâtre de la Comédie à Lyon.
- 1958 : La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, mise en scène de Roger Planchon, Théâtre de la Cité, Villeurbanne.
- 1959 : Henri IV de William Shakespeare, mise en scène de Roger Planchon, Théâtre de l'Ambigu, Paris.
- 1961
- Schweyk dans la Deuxième Guerre mondiale de Bertolt Brecht, mise en scène de Roger Planchon, Théâtre de la Cité, Villeurbanne - assistanat à la mise en scène et rôle de Brettschneider.
- Édouard II, tragédie de Christopher Marlowemise en scène de Roger Planchon, Théâtre de la Cité, Villeurbanne, puis Théâtre des Champs-Élysées, Paris - Beaumont (en alternance).
- 1962 : La Remise de Roger Planchon, mise en scène de l'auteur, Théâtre de la Cité, Villeurbanne - Paul Chausson.
- 1983 : Falsch de René Kalisky, mise en scène d'Antoine Vitez, production du Théâtre de la Colline au Théâtre national de Chaillot, Paris.
- 1986 : Partage de midi de Paul Claudel, mise en scène de Gilles Atlan, Théâtre Sorano, Toulouse, puis Théâtre de l'Est parisien - De Ciz (en alternance).
- 1988 : Les Apprentis Sorciers de Lars Kleberg, mise en scène d'Antoine Vitez, Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII - Bertolt Brecht.
Metteur en scène
[modifier | modifier le code]- 1962 : La Vie imaginaire de l'éboueur Auguste Geai d'Armand Gatti, Théâtre de la Cité, Villeurbanne, puis Odéon-Théâtre de France à Paris en 1964.
- 1963 : La Villégiature d'après Carlo Goldoni, Théâtre de la Cité, Villeurbanne.
- 1965 : Patte blanche de Roger Planchon, , Théâtre de la Cité, Villeurbanne.
- 1966
- Poussière pourpre de Seán O'Casey, Théâtre de la Cité, Villeurbanne[8].
- La Mère de Bertolt Brecht, décors et costumes de Hubert Monloup, troupe du Grenier de Toulouse au Théâtre Sorano, Toulouse ; reprise en 1968 à Paris au Théâtre national de Chaillot.
- 1968 : Le Coup de Trafalgar de Roger Vitrac, Théâtre de la Cité, Villeurbanne ; reprises en 1972 à la Maison de la culture d'Amiens puis au Théâtre de l'Odéon à Paris.
- 1969 : La Cerisaie d'Anton Tchekhov, production du Grenier de Toulouse au Théâtre Sorano, Toulouse.
- 1970
- Opérette de Witold Gombrowicz, Théâtre national populaire (TNP) au Palais de Chaillot, Paris.
- Homme pour homme de Bertolt Brecht, décors et costumes de Hubert Monloup, production du Théâtre de la Cité joué au Centre culturel œcuménique de Villeurbanne ; reprise en octobre au Théâtre de la Commune, Aubervilliers[9],[10].
- Nicomède, tragédie de Corneille, décors et costumes de Hubert Monloup, Théâtre de la Cité, Villeurbanne.
- 1971
- Tom Paine de Paul Foster, décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre national populaire (TNP), Paris[11].
- Le Général inconnu de René de Obaldia, Comédie-Française, Paris[12].
- Tout dans le jardin d'Edward Albee, Grand-Théâtre, Bordeaux, dans le cadre du festival Mai musical.
- Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht, Théâtre national de Strasbourg.
- 1973
- Les Acteurs de bonne foi et La Colonie, comédies de Marivaux, Théâtre de Calais, puis Théâtre national de Strasbourg.
- Le Cochon noir de Roger Planchon, production de Théâtre Ouvert au Festival d'Avignon, Chapelle des Pénitents blancs - joue aussi dans la pièce[13].
- 1974 : Dreyfus de Jean-Claude Grumberg (création), Théâtre municipal Raymond-Devos, Tourcoing ; puis Théâtre de l'Odéon[14], Théâtre national populaire (TNP) à Villeurbanne et Théâtre national de Strasbourg.
- 1975 : Une lune pour les déshérités d'Eugene O'Neill, spectacle de la Comédie-Française au Odéon - Théâtre de l'Europe, Petit-Odéon, Paris.
- 1976
- Les Prodiges de Jean Vauthier, Théâtre des Bouffes-du-Nord, Paris.
- La Double Inconstance, comédie de Marivaux, Théâtre des Bouffes-du-Nord, Paris.
- 1977
- Le Mariage de Figaro, comédie de Beaumarchais, Comédie-Française, salle Richelieu, Paris.
- La Guerre des piscines d'Yves Navarre (création), Théâtre de l'Odéon au Petit-Odéon, Paris[15].
- 1977 - 1978 : La Cenerentola, opéra-bouffe de Gioachino Rossini, direction musicale de Jesús López Cobos, décors et costumes de Max Schoendorff, Opéra Garnier, Paris.
- 1978 :
- Si jamais je te pince !..., comédie d'Eugène Labiche, mise en scène avec Serge martin, décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre de la Commune, Aubervilliers.
- La Manifestation de Philippe Madral d'après Paul Nizan (création), décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre de l'Odéon, Paris.
- Phèdre, tragédie de Racine, Hôtel d'Aumont dans le cadre du Festival du Marais, ]Paris.
- 1979 : L'Atelier de Jean-Claude Grumberg (création), mise en scène avec Maurice Bénichou et l'auteur, décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre de l'Odéon, Paris[16] ; puis tournée ; le spectacle reçoit le Prix de la critique 1979 pour la meilleure création française.
- 1980
- Macbeth, tragédie de William Shakespeare, décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre des Bouffes-du-Nord, Paris[17].
- Du côté des îles de Pierre Laville (création), décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre de l'Odéon, Paris.
- 1982
- Night and day de Tom Stoppard, Maison de la Culture André-Malraux, Reims, puis Nouveau théâtre de Nice.
- Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, spectacle de la Comédie-Française au Théâtre de l'Odéon, Paris.
- 1983
- L'École des femmes, comédie de Molière, Comédie-Française, salle Richelieu, Paris
- La Critique de l'École des femmes, comédie de Molière, Comédie-Française, salle Richelieu, Paris.
- 1985 : La Culotte, satire de Carl Sternheim, adaptation de Roland Dubillard et Maria Machado, spectacle du Grenier de Toulouse au Théâtre Sorano, Toulouse[19] ; puis Théâtre des Treize Vents, Montpellier, et Théâtre national de Strasbourg.
- 1986 : Le Terrain Bouchaballe de Max Jacob, spectacle du Grenier de Toulouse au Théâtre Sorano, Toulouse ; puis Théâtre national de Chaillot, Paris, et Théâtre des Treize Vents, Montpellier[20].
- 1987
- L’Étrange Intermède d’Eugene O'Neill, Théâtre Sorano, Toulouse ; puis tournée en France.
- Rixe de Jean-Claude Grumberg, Théâtre Sorano, Toulouse, dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de l'Édit de tolérance.
- 1988 : Orage d’August Strindberg, décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre Sorano, Toulouse.
- 1989 - 1990 : Ruy Blas de Victor Hugo, Théâtre Sorano, Toulouse ; puis tournée en France[21].
- 1990 : Dom Juan, comédie de Molière et Don Giovanni, opéra de Mozart (direction musicale de Friedemann Layer, spectacles joués en alternance et dans le même décor, Théâtre du Capitole, Toulouse[22] ; Dom Juan part ensuite en tournée en France.
- 1991 : Déjeuner chez Ludwig W. de Thomas Bernhard, Théâtre Sorano, Toulouse, puis Théâtre national de la Colline, Paris.
- 1992 - 1994 : La Cerisaie d'Anton Tchekhov, Théâtre Sorano, Toulouse, puis Théâtre des Treize Vents, Montpellier et Théâtre de l'Est parisien - joue aussi le rôle de Leonid Andréévitch Gaev.
- 1992 : Femmes devant un paysage fluvial d'après Frauen vor Flusslandschaft de Heinrich Böll (création), adaptation de Catherine Lépront, Théâtre Sorano, Toulouse[23].
- 1994 : Macbeth, esquisses d'après Macbeth de William Shakespeare, traduction de Maurice Maeterlinck, Théâtre Sorano, Toulouse.
- 1995 : Iphigénie Hôtel de Michel Vinaver, Théâtre Sorano, Toulouse.
- 1996 : Simplement compliqué de Thomas Bernhard, avec Serge Merlin, Théâtre Sorano, Toulouse, puis Festival d'Avignon au Gymnase du Lycée Aubanel, et Théâtre des Treize Vents, Montpellier[24],[25].
- 1998
- Rodogune, tragédie de Corneille, Comédie-Française, salle Richelieu, Paris.
- La Mer d’Edward Bond, Théâtre national de Toulouse.
- 1999 : Le Chant de la baleine d'Yves Lebeau, Comédie-Française au Théâtre du Vieux-Colombier, Paris.
- 2000
- Après la répétition d'Ingmar Bergman, texte français de Carl Gustaf Bjürström et Lucie Albertini, Théâtre 13, Paris - joue aussi Vogler.
- Marie Hasparren de Jean-Marie Besset (création), décor de Roberto Plate, Théâtre de l’Île de Sournies à Limoux ; reprises en 2001 - 2002 au Théâtre 14 Jean-Marie-Serreau puis à l'Espace Pierre-Cardin, Paris.
- 2001
- Le Mariage, drame de Witold Gombrowicz, Comédie-Française (entrée au repertoire), Paris.
- Quatre quatuors pour un week-end d'après Gao Xingjian, mise en espace, Festival Nava
- 2002
- Ivanov d'Anton Tchekhov, traduction d'Elsa Triolet, Théâtre 14 Jean-Marie-Serreau, Paris.
- La Part du lion de Wladimir Yordanoff, mise en scène et en espace, Festival NAVA, Abbaye de Saint-Hilaire, Aude.
- 2004
- Souvenirs fantômes d'Arnold Wesker, Théâtre 14 Jean-Marie-Serreau, Paris.
- la Clairière de Jacques-Pierre Amette, mise en espace (création), Château de Serres (Aude), dans le cadre du Festival NAVA (Nouveaux Auteurs dans la Vallée de l’Aude)
- 2006 : Gorki, l'exilé de Capri de Jean-Marie Rouart, Espace Pierre- Cardin, Paris.
Filmographie : acteur
[modifier | modifier le code]- 2003 : Un échec de Maigret de Jacques Fansten, téléfilm, France 2 - rôle de Joseph Guyonnet.
Publications
[modifier | modifier le code]- La Formation de l'acteur au conservatoire, Paris, Atac informations, 1975, 52 p.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gilles Costaz, « La mort de Jacques Rosner », sur webtheatre.fr, (consulté le ).
- 1 2 Michel Corvin 2008.
- ↑ G. S., « Le théâtre. À Lille. Jacques Rosner nouveau directeur du C.D.N. », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Jacques Rosner au Conservatoire », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Brigitte Salino, « Le metteur en scène Jacques Rosner est mort », lemonde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Pierre Léonardini, « Jacques Rosner en toute dignité », l'Humanité, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 »
- ↑ Robert Butheau, « Entretien avec Jacques Rosner qui monte à Lyon Poussière pourpre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Homme pour homme, de Bertolt Brecht », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Lucien Attoun, « Le Théâtre. Homme pour homme à Auvervilliers », Europe, vol. 49, no 501, , p. 196-197 (lire en ligne
). - ↑ Colette Godard, « Tom Paine ou l'anti-héros », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Le Général inconnu - 1971 », sur Comédie-Française - Base La Grange.
- ↑ Colette Godard, « Jacques Rosner retrouve Roger Planchon », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Dreyfus à l'Odéon », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « La Guerre des piscines d'Yves Navarre », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « L’Atelier, de Jean-Claude Grumberg », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Buncker dramaturgie », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Guy Dumur, « La Femme et les pantins », Le Nouvel Observateur, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « La Culotte, de Carl Sternheim, à Toulouse. Le lifting Dubillard », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Hélène Henry, « Dossier de presse : Bouchaballe », Les Cahiers Max Jacob, no 9, , p. 61-84 (lire en ligne
). - ↑ « L'Espagne de Victor Hugo. Jacques Rosner présente à Paris sa mise en scène toulousaine de Ruy Blas », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Paroles et musique. Jacques Rosner met en scène Dom Juan et Don Giovanni à Toulouse. Michel Boujenah et Gérard Desarthe en font beaucoup. Mozart a plus de chance, Friedemann Layer est dans la fosse », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Théâtre. Allemagne, qui es-tu ? L'ultime roman d'Heinrich Böll porté à la scène. Femmes devant un paysage fluvial. Théâtre Sorano de Toulouse », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Tout simplement Merlin », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Brigitte Salino, « L'art de nuire à Thomas Bernhard », Le Monde, (lire en ligne).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michel Corvin, « Rosner Jacques », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957, lire en ligne), p. 1185-1186.
Liens externes
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