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Joseph Van Lerius

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Joseph Van Lerius
Joseph van Lerius (autoportrait)
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
MalinesVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités

Joseph (Jozef) Van Lerius, né le à Boom et mort le (à 52 ans) à Malines, est un peintre belge de style romantique.

Né à Boom le , Joseph Henri François Van Lerius est le fils de François Xavier Joseph Van Lerius (1786), tanneur, et d'Isabelle Jacqueline Thérèse Van Tendeloo (1785-1855). Il demeure célibataire[1].

En 1838, il suit ses premiers cours de dessin à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. De 1839 à 1844, il est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, et de 1841 à 1844, il est élève de l'atelier de Gustave Wappers. Pour la première fois, il expose, en 1844, un Buste de femme au Salon de Gand[2]. En 1852, il voyage en Allemagne et en Italie, mais au terme de quelques mois, il doit écourter son périple en raison d'une maladie ophtalmique qui le contraint pendant trois ans à l'inactivité complète[3].

Deux ans plus tard, le , il est nommé professeur de peinture de principes et de genre à l'Académie d'Anvers et s'attache à enseigner à ses étudiants le sentiment de la couleur[4]. Lawrence Alma-Tadema, Aloïs Boudry, Constant Cap, Évariste Carpentier, Eugène Joors, Gerard Portielje, Eugène Siberdt, Pierre Jean Van der Ouderaa, Henri Van Dyck, Alexandre Struys, Piet Verhaert et Eugène Wolters figurent parmi ses élèves[5].

Joseph Van Lerius expose aux salons triennaux belges et dans plusieurs villes européennes : La Haye (1847, 1849 et 1859), Rotterdam (1848), Paris (1865 et 1869), Amsterdam (1868 et 1871), Munich (1869), Londres (1872) et Vienne (1873)[3]. En 1861, il est nommé chevalier de l'ordre de Léopold et en 1869, après son succès à l'exposition internationale de Munich, chevalier de l'ordre de Saint-Michel (Bavière).

En , il doit être placé dans la maison de santé des frères alexiens à Malines pour se soigner d'une méningite qui avait affaibli ses capacités. Il y meurt le . Le suivant, après des funérailles en présence d'une assistance nombreuse à la Cathédrale Notre-Dame d'Anvers, il est inhumé au Schoonselhof[3].

Caractéristiques

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Lady Godiva.

Joseph Van Lerius peint des scènes de genre, des scènes bibliques ou mythologiques et des portraits. Il reste fidèle aux traditions de l'Académie d'Anvers et à Gustave Wappers, mais il parvient parfois à ajouter davantage de puissance dans le ton de son art. Portraitiste en vogue, on connaît de lui une douzaine de représentations de femmes et cinq portraits d'hommes, dont le sien[6]. Selon Max Rooses, « par le choix de ses sujets et les sentiments prêtés à ses personnages, Van Lerius appartient à l'école romantique ; par l'exécution, il relève plutôt de l'école néoclassique, dont il suit la facture correcte et soignée. Ses tableaux montrent une peinture lisse, caressée, blaireautée, des couleurs d'un éclat amorti et velouté, des carnations mates d'une froide blanncheur, d'une monotone correction de lignes, tout un ensemble qui vise à la grande élégance[3]. »

En 1852, la reine Victoria achète sa peinture Premier Né représentant un jeune couple avec un bébé. Elle est toujours exposée au château de Windsor. Son tableau le plus connu est sans doute Lady Godiva[7], exposé au Salon triennal d'Anvers en 1870. Il a été acheté par le marchand d'art londonien Henry Graves. D'autres œuvres sont exposées à San Francisco et Saint-Pétersbourg.

Liste d'œuvres

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Titre Date Dimensions Notes Lieu de conservation
La Lecture 1840
Institution de l'ordre de la Jarretière 1842
Buste de femme, fantaisie 1844Exposé au Salon de Gand
La Esméralda méditant sur le nom de Phœbus que sa chèvre vient de former 184737 × 47 cm, huile sur bois, inventaire no 1065Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Angélique et Médor 1847Exposé au Salon de Gand
La Chute de l'homme 1848Médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1848
Paul et Virginie 1851Médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1851
L'Enfance 1851Collection privée
Autoportrait 185266,5 × 52 cm, huile sur toile, inventaire no 1327Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
Le Premier né 1852Château de Windsor
Madame LeDelier 185465,2 × 55,5 cm, huile sur toile, inventaire no 1686Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
Volupté et dévouement 1857Acquis par Auguste de Saxe-Cobourg-Gotha[8]
Cendrillon 1858Exposé au Salon d'Anvers
Madame Valentine De Give-LeDelier enfant 185930 × 24,5 cm, huile sur bois, inventaire no 2300Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
Jeanne d'Arc, au siège de Paris, brise l'épée miraculeuse de Fierbois, en frappant des soldats livrés à la débauche 1860Exposé au Salon de Bruxelles de 1860
La princesse Herminie de Looz et Corswarem 1860105,5 × 104,7 cm, huile sur toile, inventaire no 1740Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
L'Âge d'or 1861Exposé au Salon d'Anvers
Querelle d'enfants 186159 × 50,5 cm, huile sur bois, inventaire no 2058Exposé au Salon d'Anvers
Premières révélations 1863Exposé au Salon de Bruxelles de 1863
Vocation contrariée 1863Exposé au Salon de Bruxelles de 1863
La Vertu triomphante 1864Exposé au Salon d'Anvers
Portrait de M. N. 1864Exposé au Salon d'Anvers
Schwalbach Nassau 186825,2 × 17,5 cm, aquarelle sur papier, inventaire no 1822/52Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
Lady Godiva[7] 1870182,2 × 123,7 cm, huile sur bois, inventaire no 1159Exposé au Salon d'AnversMusée royal des beaux-arts d'Anvers
Idylle 1870Exposé au Salon d'Anvers
La Délivrance des Vierges de Venise des mains des pirates 1871Exposé au Salon de Gand
Le Dépit 1872Exposé au Salon de Bruxelles de 1872
Elaine 1872Exposé au Salon de Bruxelles de 1872
Erasme s.d.266 × 130 cm, huile sur toile, inventaire no 3018Acquis en 1886 par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
L'Enlèvement d'Europe s.d.128 × 133 cm, huile sur toile, inventaire no 1790Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers

Distinctions

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  • Depuis 1862, une rue Van Lerius rappelle son souvenir à Anvers[3].

Notes et références

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  1. ↑ « État-civil de Boom », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. ↑ Rooses 1890-1891
  3. 1 2 3 4 5 6 Max Rooses, « Lerius (Joseph Van) », dans Biographie nationale de Belgique, Bruylant-Christophe & Cie, 1890-1891 (lire en ligne).
  4. ↑ Académie, Académie royale des beaux-arts d'Anvers : Rapport annuel, Anvers, J.E. Buschmann, , 72 p. (lire en ligne), p. 4.
  5. ↑ Gustave de Graef, Nos artistes anversois, Anvers, J. Theunis, , 268 p. (lire en ligne).
  6. ↑ Rédaction, « Nécrologie », Journal de Bruxelles,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 « Lady Godiva », sur Belgian Art Links and Tools
  8. ↑ Jury des récompenses, « Rapport adressé au Ministre de l'Intérieur », Moniteur belge, no 36,‎ , p. 423-427 (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 212.

Bibliographie

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Liens externes

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