Julien Sanchez
| Julien Sanchez | |
Julien Sanchez en 2024. | |
| Fonctions | |
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| Député européen | |
| En fonction depuis le (2 ans, 2 mois et 21 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | France |
| Législature | 10e |
| Groupe politique | Patriotes pour l'Europe |
| Vice-président du Rassemblement national (chargé des élus) | |
| En fonction depuis le (3 ans, 11 mois et 2 jours) |
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| Avec | Louis Aliot David Rachline Hélène Laporte Edwige Diaz Sébastien Chenu |
| Président | Jordan Bardella |
| Conseiller municipal de Nîmes Conseiller communautaire de Nîmes Métropole | |
| En fonction depuis le (6 mois et 15 jours) |
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| Élection | 22 mars 2026 |
| Groupe politique | Alliance RN-UDR pour Nîmes |
| Maire de Beaucaire | |
| – (10 ans, 3 mois et 17 jours) |
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| Élection | 5 avril 2014 |
| Réélection | 26 mai 2020 |
| Coalition | RN-LDP |
| Prédécesseur | Jacques Bourbousson |
| Successeur | Nelson Chaudon |
| Conseiller régional de Languedoc-Roussillon puis d'Occitanie | |
| – (14 ans, 3 mois et 19 jours) |
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| Élection | 21 mars 2010 |
| Réélection | 13 décembre 2015 27 juin 2021 |
| Circonscription | Gard |
| Président | Georges Frêche Christian Bourquin Damien Alary Carole Delga |
| Groupe politique | FN puis RN (président de 2017-2021 et 2022-2024) |
| Successeur | Viviane Tisseur |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Argenteuil (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | FN/RN (depuis 2000) |
| Maires de Beaucaire | |
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Julien Sanchez, né le à Argenteuil (Val-d'Oise), est un homme politique français.
Il adhère en 2000 au Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN), et devient conseiller de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen. Il est vice-président du RN depuis 2022.
À partir de 2010, il est conseiller régional du Languedoc-Roussillon puis d'Occitanie, présidant le groupe FN/RN. Il est maire de Beaucaire (Gard) de 2014 à 2024.
Élu député européen aux élections de 2024, il démissionne de ses responsabilités locales en raison du non-cumul des mandats. Parachuté comme tête de liste aux élections municipales de 2026 à Nîmes, il est battu au second tour.
Origines et études
[modifier | modifier le code]Julien Sanchez naît le à Argenteuil, dans le Val-d'Oise[1]. Il est issu d'une famille de pieds-noirs d'origine espagnole ; son père est plombier et sa mère agente hospitalière[2].
Après avoir passé sa scolarité à Alès (Gard), il étudie en licence d'administration économique et sociale (AES) à l'université de Montpellier[3].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Débuts
[modifier | modifier le code]Julien Sanchez adhère au Front national en 2000, à l'âge de 16 ans[2],[4]. Ses parents, engagés à la CGT, sont communistes et ses grands-parents « souverainistes »[5].
Il est repéré par Alain Jamet et par sa fille France, qui lui proposent en 2002 de travailler comme assistant du groupe FN au conseil régional du Languedoc-Roussillon[5]. En 2004, Marine Le Pen l'engage comme assistant au conseil régional d'Île-de-France.
Quelques mois plus tard, Jean-Marie Le Pen lui propose de s'occuper de la stratégie internet du FN ; pendant sept ans, il contribue ainsi à dynamiser l'image de son parti politique, réalisant également des entretiens, reportages, émissions et suivant les principaux dirigeants du mouvement dans leurs déplacements. Il anime également pendant plusieurs années le blog hebdomadaire de Jean-Marie Le Pen[6]. Qualifié de « communicant très habile » au sein du parti[7], il travaille au total pendant dix ans au service communication du FN[8].
Lors de la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen lui confie une partie de ses relations presse puis les actions catégorielles du FN. Il continue en même temps à travailler pour Jean-Marie Le Pen, qu'il persiste à considérer comme un « modèle » après l'exclusion de celui-ci du parti[9].
En Île-de-France
[modifier | modifier le code]En 2006, Julien Sanchez est nommé responsable Front national de la 7e circonscription de Seine-et-Marne. Il se présente dans cette circonscription lors des élections législatives en 2007, à l'issue desquelles il recueille 5,3 % des suffrages exprimés[10]. À l'occasion des élections cantonales de 2008, il obtient 10,7 % des voix dans le canton de Claye-Souilly[11].
Il adopte plusieurs prises de position qui rencontrent un certain écho en Île-de-France. Ainsi, en , il monte une polémique pour faire croire à un souhait du maire PS de Chelles, Jean-Paul Planchou, d'implanter une école islamique sur un terrain public[12].
Implantation dans le Gard
[modifier | modifier le code]Conseiller régional
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En 2010, il est élu sur la liste de France Jamet au conseil régional du Languedoc-Roussillon, dont il devient le benjamin[13],[14].
Lors des élections cantonales de 2011, il obtient 42,8 % des suffrages au second tour dans le canton de Nîmes-5, où il est battu par le candidat UMP sortant, Franck Proust[15],[16].
Il est condamné en par le tribunal correctionnel de Nîmes en tant que directeur de publication à 4 000 euros d’amende de dommages et intérêts, dont 1 000 avec sursis pour provocation à la discrimination raciale pour avoir laissé en pleine campagne électorale des utilisateurs poster publiquement sur son mur Facebook des commentaires à caractère raciste. Ces posts visaient notamment les musulmans et la compagne de Franck Proust, Leila Tella[17]. Julien Sanchez interjette alors appel. La décision est confirmée en appel en avec une amende réduite à 3 000 euros puis un pourvoi en cassation est rejeté en . Julien Sanchez dépose alors une requête à la Cour européenne des droits de l'homme qui la rejette en estimant qu'il n'y a pas eu d’atteinte à la liberté d'expression[18]. Il fait une nouvelle fois appel auprès de cette instance européenne, appel rejeté en pour les mêmes raisons[19].
Candidat aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription du Gard, il se qualifie au second tour pour une triangulaire, à l'issue de laquelle il termine à la troisième place, avec 23,8 %, derrière Françoise Dumas et le député sortant Yvan Lachaud[20].
À l'occasion des élections régionales de 2015, il est élu au conseil régional d'Occitanie sur la liste de Louis Aliot dans le Gard[21]. En , à la suite de l'entrée de France Jamet au Parlement européen, il est élu président du groupe Front national – Rassemblement bleu Marine au conseil régional[22].
En vue des élections régionales de 2021, Jean-Paul Garraud, ancien élu Les Républicains soutenu par Louis Aliot, est choisi comme tête de liste du Rassemblement national en Occitanie au détriment de Julien Sanchez, pourtant président du groupe au conseil régional[23]. Cette décision suscite la désapprobation d’élus du parti, qui écrivent à Marine Le Pen pour lui demander de revenir sur ce choix s'inscrivant dans sa stratégie de « recentrage »[24]. Alors que le RN obtient au second tour douze points de moins qu’en 2015, Julien Sanchez, tête de liste dans le Gard, est réélu à l’assemblée régionale et prend la première vice-présidence du groupe Rassemblement national[25]. Il retrouve la tête du groupe en 2022.
En , après son élection au Parlement européen, il remet son mandat et se voit remplacé par Nelson Chaudon, conseiller municipal délégué à la valorisation du sport[26].
Maire de Beaucaire (2014-2024)
[modifier | modifier le code]Lors des élections municipales de 2014 à Beaucaire, la liste qu'il conduit arrive en tête du second tour dans le cadre d'une quadrangulaire, avec 39,8 % des voix exprimées[27]. Il est élu maire de Beaucaire par le nouveau conseil municipal[28] et devient vice-président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence. Il démissionne quelques semaines plus tard de toute fonction professionnelle rémunérée pour se consacrer à ses mandats électifs, comme il s’y était engagé au cours de la campagne.
Il prend comme directeur de cabinet Yoann Gillet, autre responsable du FN dans le Gard[29]. Après avoir gelé les embauches à la mairie dans le but de réaliser des économies, il recrute des contractuels, dont Damien Rieu, porte-parole du mouvement d'extrême droite Génération identitaire, au poste nouvellement créé de directeur adjoint de la communication de la ville[4],[30].
Candidat à un second mandat, la liste qu'il conduit l’emporte au premier tour de scrutin avec 59,5 % des voix, face à trois autres listes, le [31].
Il est notamment en conflit avec la présidente socialiste du conseil régional d'Occitanie, Carole Delga, pour obtenir la rénovation de la gare de Beaucaire et l'ouverture d'un lycée général dans la commune[32].
Décisions prises pour la ville
[modifier | modifier le code]Il augmente les effectifs de la police municipale[33], prive de subventions un foyer socio-culturel (la « Maison du vivre ensemble »), stoppe les impayés dans les cantines scolaires de la ville[34], augmente la durée hebdomadaire de travail pour les agents municipaux à 36 heures et 36 minutes[a] et réduit à un euro la prime de fin d'année pour les agents municipaux absents plus de vingt jours par an[36].
Dans son rapport de 2020 sur le premier mandat de Julien Sanchez, la chambre régionale des comptes d'Occitanie note globalement une bonne situation financière (augmentation de la capacité d’autofinancement)[37] mais pointe, d'après les termes de Libération, des « défaillances en série », une « gestion hasardeuse », des « recrutements irréguliers », des « rémunérations anormales en heures supplémentaires », une « absence de stratégie RH » et un « budget en communication disproportionné »[9]. Libération indique en 2023 que « la mairie accumule les factures impayées, parfois pour des sommes modiques » et que « des prestataires et des fournisseurs s'impatientent »[9]. De son côté, le maire fait état d'une situation budgétaire rétablie, de la rénovation d'écoles et du projet Sud Canal prévoyant 300 logements neufs[38].