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Justin Girod-Chantrans

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Justin Girod-Chantrans
Portrait par Jean Gigoux (1827).
Fonctions
Député français
-
Officier
Génie militaire
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
BesançonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
Membre de
Distinction
Abréviation en botanique
Gir.-Chantr.Voir et modifier les données sur Wikidata

Justin Girod-Chantrans est un militaire, un naturaliste et un homme politique français né le à Besançon et mort le dans cette même ville.

Né Girod de Chantrans, il abandonne sa particule après la Révolution. Après des études chez les jésuites, il devient officier du génie en 1768. Affecté à Saint-Domingue en 1781-82, il y constate la terrible condition des esclaves dans les plantations : « Il n'est pas d'animaux domestiques dont on exige autant de travail et dont on a si peu soin. […] Des malheureux aux trois quarts nus et qui versaient toutes les sueurs de leurs corps pour satisfaire à leur devoir. J’apercevais parmi ces Noirs, un maître commandeur qui, armé d'un grand fouet, imposait par la crainte aux hommes et aux femmes qu'il surveillait d'un œil sévère[1]. » Girod de Chantrans relève également les effets néfastes de la culture intensive du caféier et de la canne sucrière qui, de par la déforestation de l'île, contribuent à l'abaissement de la nappe et à l'érosion des sols[2]. C’est lors d’un séjour à Besançon, vers 1785, qu’il découvre l’histoire naturelle, et fréquente notamment Charles Nodier[3] (1780-1844).

En 1802, il entame une carrière politique en étant élu député au Corps législatif avant de se consacrer uniquement aux sciences naturelles en 1810. Il s’intéresse particulièrement à l’observation microscopique. Girod de Chantrans est considéré comme le père, avec Jean Pierre Étienne Vaucher (1763-1841), de la phycologie française. Il fonde et préside la Société d'agriculture, commerce et arts du Doubs.

  • Voyage d'un Suisse dans différentes colonies d'Amérique pendant la dernière guerre (Imprimerie de la Société typographique, Neuchâtel, 1785, puis chez Poinçot, Londres et Paris, 1786 ; réédité en 1970 chez J. Tallandier, Paris). (Lire en ligne)
  • Essai sur la destination de l'homme, [Besançon], imprimerie de Jérémie Vuitel, 1786[4].
  • Coup d’œil sur les principes de la théorie, adaptée à la pratique de l'agriculture. Besançon, imprimerie Couché, s.d. (1800).[4]
  • Notice sur la vie et les ouvrages du général d'Arçon (imprimerie de Daclin, Besançon, an IX-1801 puis chez Magimel, Paris, An X-1802).
  • Recherches chimiques et microscopiques sur les conferves, bisses, tremelles, etc. (Bernard, Paris, 1802).
  • Entretiens d'un père avec son fils sur quelques questions d'agriculture. Besançon, Deis; Paris, Lenormant; Dijon, Coquet, 1805[4].
  • Essai sur la géographie physique, le climat et l'histoire naturelle... du Doubs (deux volumes, Courcier, Paris, 1810).

Notes et références

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  1. Armel de Wismes, Nantes et le temps des négriers, Paris, France-Empire, , 2e éd. (1re éd. 1983), 232 p. (ISBN 2-7048-0694-2)
  2. Claude Michaud, « Notes de lecture : Voyage d'un Suisse dans différentes colonies d'Amérique », Dix-Huitième Siècle, no 14, , p. 464.
  3. Hippolyte Duval, « Charles Nodier naturaliste : D'après un ouvrage récent de M. le Dr Antoine Magnin », Annales de la Société linnéenne de Lyon, vol. 58, , p. 149-152 (DOI https://doi.org/10.3406/linly.1911.4181)
  4. 1 2 3 Catalogue de vente de la bibliothèque Bruno Monnier, dernière partie. Dijon, 2001

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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