La Mère (Guyane)
| La Mère | |||
Îlet la Mère | |||
| Géographie | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Archipel | îlets de Rémire | ||
| Localisation | Océan Atlantique | ||
| Coordonnées | 4° 53′ 09″ N, 52° 11′ 20″ O | ||
| Superficie | 1,296 km2 | ||
| Géologie | Îles continentales | ||
| Administration | |||
| Régions d'outre-mer | Guyane | ||
| Département d'outre-mer | Guyane | ||
| Commune | Cayenne[1] | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | Préhistoire | ||
| Fuseau horaire | UTC-3 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Guyane
Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique (Nord)
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| Île en France | |||
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La Mère est un îlet de Guyane, appartenant administrativement à Cayenne[1], faisant partie des îlets de Rémire.
Géographie
[modifier | modifier le code]L'Îlet la Mère appartient à l'archipel des Îlets de Rémire, situé à quelques kilomètres au large des communes de Cayenne et de Rémire-Montjoly.
Il est situé à l'embouchure du fleuve Mahury, à 11 km de la marina de Dégrad des Cannes.
D'une superficie d'environ cinq kilomètres carrés, il constitue le plus vaste des îlets de l'archipel[2].
Le relief est principalement constitué de collines granitiques recouvertes d'une forêt tropicale dense. Son littoral alterne plages sableuses, côtes rocheuses et mangroves soumises à l'influence des courants issus de l'Amazone.
Histoire
[modifier | modifier le code]Seul îlet habité des îlets de Rémire, « La Mère » fut défriché par les Jésuites pour y installer une ferme. A partir de 1852, il servit d'annexe du bagne et accueillit des condamnés récidivistes, interdits de séjour, ou encore condamnés à la réclusion ou aux travaux forcés,venus des autres établissements pénitentiaires de Guyane. On pouvait y héberger jusqu'à 600 forçats, qui y construisirent un hôpital, une église, ainsi que les bâtiments destinés aux condamnés.
Une épidémie de fièvre jaune va décimer la population de l'île et entraîner la fermeture du site vingt ans après son ouverture[3].
Dans les années 20, un ancien bagnard, Edmond Duez, rachète l'îlet avec l'aide de son ex-épouse, Mme Péronnet, venue de France et investissant toutes ses économies et son énergie pour relancer une activité agricole. Avec une vingtaine de forçats prêtés par l'administration pénitentiaire, la terre ingrate est mise en valeur et une ferme prospère voit le jour. Surnommée « La Mère Tape Dur » par les bagnards, la réussite repose surtout sur le caractère déterminé de la maîtresse de maison. Les cochons sont nourris de requins péchés. Mais après la mort d'Edmond Duez, l'exploitation est abandonnée et la végétation reprend le dessus.
De nombreux vestiges subsistent : puits, quais, clocher, murets et quelques chemins. Un élevage de singes saïmiris y a même été installé par l'Institut Pasteur jusqu'en 2001[4].
Le site appartenant au Conservatoire du littoral[4], a été aménagé, entretenu et ouvert au public en 2007 ; un prestataire y organise régulièrement des visites[1].
Sentier de randonnée
[modifier | modifier le code]Un sentier balisé de 3,5 km permet de parcourir une grande partie de l'île et de découvrir successivement la forêt tropicale, les anciens bâtiments du bagne, plusieurs points de vue sur l'océan Atlantique ainsi que la plage de l'île[2].
La randonnée en complément du bateau constitue le principal mode de découverte de l'Îlet la Mère et permet d'observer la faune locale dans son habitat naturel.
Accès
[modifier | modifier le code]L'Îlet la Mère est accessible exclusivement par voie maritime ou aérienne.
Les départs s'effectuent principalement depuis le port de Dégrad des Cannes, situé sur la commune de Rémire-Montjoly.
L'île ne dispose d'aucune infrastructure routière ni de liaison maritime régulière permanente. Elle est principalement fréquentée dans le cadre d'excursions touristiques, de sorties pédagogiques ou de visites organisées par différents prestataires.
Tourisme
[modifier | modifier le code]L'Îlet la Mère figure parmi les principaux sites naturels visités du littoral guyanais. Les visiteurs viennent notamment pour [5] :
- observer les saïmiris ;
- observer la faune marine, notamment les dauphins Sotalie présents dans les eaux environnantes ;
- découvrir les vestiges historiques ;
- profiter de la plage ;
- pratiquer la randonnée du tour de l'île..................
Le site est particulièrement fréquenté les week-ends et pendant la saison sèche. Plusieurs prestataire touristiques proposent de s'y rendre.
Zoologie
[modifier | modifier le code]L'Îlet la Mère abrite une biodiversité remarquable représentative du littoral guyanais. La forêt tropicale qui couvre la majeure partie de l'île constitue un habitat favorable à de nombreuses espèces d'oiseaux, de reptiles et de petits mammifères.
L'espèce la plus emblématique est le Saïmiri commun (Saimiri sciureus), également appelé singe-écureuil. Introduite sur l'île dans en 1981 dans le cadre de travaux scientifiques menés par l'Institut Pasteur de Guyane, cette population vit aujourd'hui en totale liberté. Curieux et peu farouches, ils accompagnent fréquemment les visiteurs le long des sentiers et sont devenus l'un des symboles du site[6].
Les milieux littoraux accueillent également différentes espèces d'oiseaux telles que les aigrettes, hérons, sternes et rapaces (Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus). Les mangroves environnantes jouent un rôle essentiel comme zone de reproduction et de nourrissage pour de nombreuses espèces de poissons et de crustacés.
Les eaux côtières entourant l'Îlet la Mère sont régulièrement fréquentées par le dauphin de Guyane (Sotalia guianensis), un petit cétacé endémique des côtes atlantiques d'Amérique du Sud[7].
Selon le Guide des cétacés de Guyane, cette espèce présente une population résidente et sédentaire le long du littoral guyanais. Les dauphins sont observés toute l'année autour de l'île. Selon les conditions, ils peuvent être aperçus en déplacement, en chasse ou lors de comportements sociaux tels que les jeux ou les interactions entre individus.
La proximité du littoral fait de l'Îlet la Mère l'un des principaux sites d'observation de cette espèce en Guyane.
On y trouve une espèce d'amphibien, la Microcaecilia unicolor.
Galerie
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Mairie de Cayenne, « L'îlet la Mère », sur http://www.ville-cayenne.fr (consulté le )
- 1 2 « Îles de Rémire - Conservatoire du littoral », sur www.conservatoire-du-littoral.fr (consulté le )
- ↑ Le Bagne de l'îlet la Mère.
- 1 2 [PDF] Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, « L'Îlet La Mère : Bienvenue sur un site préservé », sur http://www.ville-cayenne.fr (consulté le )
- ↑ « CTG Ilet la mere »
- ↑ « Dates-clés », sur Institut Pasteur de Guyane (consulté le )
- ↑ « Connaître la faune marine | Association EDEN-I », sur www.association-edeni.com (consulté le )