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Llallawavis

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Llallawavis scagliai

Llallawavis
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'artiste de Llallawavis scagliai.
3.8 –3 Ma
1 collection
Classification
Règne Animalia
Sous-règne Metazoa
Super-embr. Deuterostomia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Super-ordre Charadriimorphae
Ordre Gruiformes
Sous-ordre Cariamae
Super-famille Cariamoidea
Famille  Phorusrhacidae
Sous-famille  Mesembriornithinae

Genre

 Llallawavis
Degrange et al. (d), 2015

Espèce

 Llallawavis scagliai
Degrange et al. (d), 2015
Description de cette image, également commentée ci-après
Moulage du squelette de Llallawavis scagliai exposé au musée d'histoire naturelle de l'université de São Paulo au Brésil.

Llallawavis est un genre fossile d'oiseaux de la famille éteinte des Phorusrhacidae, apparentée à celle des Cariamidae actuels (Cariama huppé et Cariama de Burmeister), qui vivaient en Amérique du Sud au cours du Pliocène, il y a environ 3,5 à 3,3 millions d'années[1]. Il n'est représenté que par son espèce type, Llallawavis scagliai.

Description

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Localisation sur la carte d'Argentine
Voir l’image vierge
Localisation sur la carte d'Argentine.

Llallawavis était un Phorusrhacidae de taille moyenne, faisant 1,2 m de haut pour 18 kg, ce qui est plus que ses cousins comme Psilopterus ou Procariama qui compte parmi les plus petits Phorusrhacidae[2].

Llallawavis scagliai vivait probablement dans des milieux de prairies, à l'instar des autres membres de la sous famille des Mesembriornithines[3]. Les scanners de son oreille interne montrent qu'il ne pouvait entendre que des fréquences comprises entre 380 et 4230 hertz environ, et possédait probablement une voix grave[4]. Ces mêmes scanners révèlent également que l'oreille interne de Llallawavis est finement sensible aux changements brusques de mouvement, probablement dus aux virages rapides nécessaires à la capture d'une proie[4]. On observe de telles adaptations chez d'autres prédateurs chassant en milieu ouvert et devant poursuivre des proies rapides et agiles[4].

Ces observations sont corroborées par des études menées sur un proche parent de Llallawavis, le Mesembriornis, de plus grande taille, dont les os des membres présentent diverses adaptations à la poursuite de proies à grande vitesse[5]. Les estimations suggèrent une vitesse de pointe de 27 m/s (97 km/h), bien que des vitesses légèrement inférieures soient considérées comme plus plausibles[5]. De plus, la capacité des os des membres à résister à de fortes contraintes, ainsi que la présence de griffes latéralement comprimées sur les pattes de la plupart des oiseaux-terreur, suggèrent que ces membres servaient également à la capture des proies[6]. Les articulations séparant les os du crâne étaient soudées, contrairement aux oiseaux modernes, ce qui aurait pu lui permettre de s'attaquer à des proies de taille respectable grâce à un crâne plus résistant aux contraintes[6]. Le crâne était probablement mis à contribution surtout une fois la proie à terre, Llallawavis la maintenait alors au sol grâce à ses pattes puissantes et ses serres recourbées, tout en la déchirant avec son bec puissant[6]. Ensemble, ces éléments décrivent les mésembriornithines comme Llallawavis comme des prédateurs de poursuite à grande vitesse chassant de petits Notoungulata à travers des plaines ouvertes d'une manière similaire à celle d'un guépard actuel, contrairement aux Phorusrhacidae beaucoup plus grands et plus robustes comme Titanis ou Kelenken qui chassait à l'affût dans des zones plus boisées et chassaient les plus grands notongulés, les glyptodontes et les paresseux terrestres)[6].

Répartition

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Les fossiles de Llallawavis ont été découverts en Amérique du Sud, dans la province de Buenos Aires à Chapadmalal au sud de Mar del Plata, au nord-est de l'Argentine[7]. Comme Procariama le Llallawavis vivait au nord de l'Argentine contrairement à Psilopterus dont les fossiles ont été découverts dans des zones plus australes[7].

Systématique

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Le nom valide complet (avec auteurs) de ce taxon est Llallawavis Degrange et al. (d)., 2015[8].

Découverte

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Llallawavis a été découvert en 2010 dans des sédiments au pied des falaises surplombant la plage de La Estafeta, dans la partie inférieure de la formation Playa Los Lobos Allo dans la province de Buenos Aires en Argentine, et qui date d'il y a environ 3,5 millions d'années, ce qui correspond au Pliocène supérieur[2],[9]. Le fossile découvert est presque intact, il s'agit du fossile de Phorusrhacidae le plus complet jamais découvert : palais, trachée, crâne, larynx et osselets sont complets[2],[10]. En 2015 Degrange et al. (d) ont décrit Llallawavis comme un nouveau genre comprenant qu'une seule espèce Llallawavis scagliai[2],[10].

Phylogénie

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Quand Degrange et al. (2015) ont décrit Llallawavis, le genre a été identifié comme faisant partie de la sous-famille des Mesembriornithinae[11],[12]. L'arbre phylogénétique suivant montre les relations internes des Phorusrhacidae à l'exclusion de Brontornis, telles que publiées par Degrange et ses collègues en 2015, ou Llallawavis est membre de la sous-famille des Mesembriornithinae auxquelles appartient Procrariama et Mesembrionis[11] :

Cariamiformes

Cariamidae


Phorusrhacidae

Mesembriornithinae

Mesembriornis incertus




Mesembriornis milneedwardsi




Llallawavis scagliai



Procariama simplex





Psilopterinae


Psilopterus affinis



Psilopterus bachmanni





Psilopterus colzecus



Psilopterus lemoinei







Kelenken guillermoi




Devincenzia pozzi




Titanis walleri




Paraphysornis brasiliensis




Andrewsornis abbotti



Andalgalornis steulleti



Patagornis marshi



Phorusrhacos longissimus



Physornis fortis









Liens externes

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Notes et références

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Références taxonomiques

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Références

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  1. (en) « The Call of the Terror Bird », sur Science, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 (en) Federico J. Degrange, Claudia P. Tambussi, Matías L. Taglioretti et Alejandro Dondas, « A new Mesembriornithinae (Aves, Phorusrhacidae) provides new insights into the phylogeny and sensory capabilities of terror birds », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 35, no 2, , e912656 (ISSN 0272-4634 et 1937-2809, DOI 10.1080/02724634.2014.912656, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. (en) « New species of 'terror bird' discovered », sur www.science.org (consulté le )
  4. 1 2 3 (en-GB) « 'Terror birds' had deep voices, fossil suggests », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 R. Ernesto Blanco et Washington W. Jones, « Terror birds on the run: a mechanical model to estimate its maximum running speed », Proceedings. Biological Sciences, vol. 272, no 1574, , p. 1769–1773 (ISSN 0962-8452, PMID 16096087, PMCID 1559870, DOI 10.1098/rspb.2005.3133, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 4 « Wayback Machine » [archive du ], sur www.colibri.udelar.edu.uy (consulté le )
  7. 1 2 (en) Federico J Degrange, Claudia P Tambussi, Matias Taglioretti et Fernando Scaglia, « Geographic and stratigraphic provenance of Llallawavis scagliai, gen. et sp. nov. Maps of A, Argentina and B, Buenos Aires Province showing location of fossil locality (S38 9 0 59.47 00 , W57 38 0 1.90 00 ); C, stratigraphy of the locality. Chronostratigraphy after Cione and Tonni (2005), allostratigraphy and sedimentary facies from Z arate and Fasano (1989), and cinders according to Schultz et al. (1998). », revue scientifique, (lire en ligne Accès libre [PDF])
  8. Paleobiology Database, consulté le .
  9. (en-US) News Staff, « Llallawavis scagliai: New Terror Bird Discovered in Argentina | Paleontology | Sci-News.com », sur Sci.News: Breaking Science News, (consulté le )
  10. 1 2 (en) « The most complete ancient terror bird, Researchers from the province of Córdoba study the features of a recently-found ancient bird. », revue scientifique, (lire en ligne Accès libre [PDF])
  11. 1 2 (en) Federico J. Degrange, Claudia P. Tambussi, Matías L. Taglioretti et Alejandro Dondas, « A new Mesembriornithinae (Aves, Phorusrhacidae) provides new insights into the phylogeny and sensory capabilities of terror birds », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 35, no 2, , e912656 (ISSN 0272-4634 et 1937-2809, DOI 10.1080/02724634.2014.912656, lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Thomas W LaBarge, Jacob D Gardner et Chris L Organ, « The evolution and ecology of gigantism in terror birds (Aves, Phorusrhacidae) », revue scientifique, (lire en ligne Accès libre [doc])