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Louis-Marie de Blignières

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Louis-Marie de Blignières
Le père de Blignières en août 2015.
Fonctions
Prieur
Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
-
Dominique-Marie de Saint-Laumer (d)
Augustin-Marie Aubry (d)
Prieur
Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
-
Dominique-Marie de Saint-Laumer (d)
Biographie
Naissance
(77 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Olivier Le Barbier de BlignièresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Fratrie
Autres informations
Ordres religieux
Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (jusqu'en ), Prieuré d'études Saint-Thomas-d'Aquin (d) (-), Fraternité Saint-Vincent-Ferrier (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Michel Podgorny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Olivier de Blignières, en religion Louis-Marie de Blignières, né le à Madrid, est un prêtre catholique, philosophe et théologien thomiste français. De spiritualité dominicaine appartenant à la mouvance traditionaliste, il fonde la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, dont il exerce la charge de prieur de sa création en 1988 jusqu'en 2011, puis de nouveau de 2017 à 2023.

Fils d'Hervé Le Barbier de Blignières, il naît à Madrid le [1]. Son petit frère Arnaud (Bruno en religion) est également prêtre.

Il fait ses études primaires et secondaires classiques à Paris (1956-1967), puis des études scientifiques supérieures à l'école Sainte-Geneviève de Versailles et à la faculté des Sciences d'Orsay (1967-1972), où il obtient une maîtrise en mathématiques et en physique et un certificat d'études supérieures en astrophysique[2].

Séminaire et jeunes années de prêtre

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Passé par une phase agnostique, il retrouve la foi durant ses études à la suite des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola[2]. Il entre alors dans une communauté bénédictine de Martigny, dans le Valais (1972-1975), puis au séminaire d'Écône, auprès de la Fraternité Saint-Pie-X.

Il est ordonné prêtre le par Marcel Lefebvre[2]. Progressivement, il suit les idées du frère dominicain Michel-Louis Guérard des Lauriers et se montre critique notamment envers la liberté religieuse de Vatican II[3].

Arrivée en Mayenne : le prieuré d'études Saint-Thomas-d'Aquin

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En , il fonde au château de Ropiteau à Chémeré-le-Roi le prieuré d'études Saint-Thomas-d'Aquin[4] avec d'autres jeunes hommes[5],[6]. Il reçoit peu après l'habit dominicain du père Guérard des Lauriers mais s'en sépare en 1982, lorsqu'il apprend le sacre épiscopal illégal de ce dernier[7].

Parallèlement, il fonde la revue Sedes Sapientiae, destinée à la publication d'articles de sciences religieuses[2],[6].

Au cours des années 1980, les frères se lancent dans une étude des questions doctrinales contestées du concile Vatican II. En 1987, ils annoncent publiquement leur changement de position, notamment sur la déclaration Dignitatis humanae[5]. Louis-Marie de Blignières dira plus tard à ce sujet que « [la déclaration] est faible, équivoque, dangereuse, mais non pas erronée en son enseignement principal », montrant ainsi une continuité possible avec le magistère antérieur, mais aussi les limites de la Déclaration[7].

Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

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Après les consécrations illicites de Marcel Lefebvre en , Louis-Marie de Blignières et d'autres prêtres — notamment de la future Fraternité sacerdotale Saint-Pierre — vont à Rome demander au cardinal Ratzinger et à Jean-Paul II dans quelles mesures le motu proprio Ecclesia Dei pouvait s'appliquer à leurs fondations[8]. Finalement, le Prieuré obtient la reconnaissance canonique du Saint-Siège et la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier est érigée le en institut religieux de droit pontifical[7].

Afin d'asseoir la communauté, le Saint-Siège lui permet d'exercer sans discontinuité la fonction de prieur jusqu'en 2011. À cette date, conformément à la tradition dominicaine, il ne peut être élu à la tête de la communauté, les mandats n'étant pas renouvelables. Le père Dominique-Marie de Saint-Laumer[9] lui succède tandis que le père de Blignières devient régent des études de la Fraternité. En 2017, il est élu prieur par le chapitre général de la Fraternité, retrouvant ainsi sa mission initiale[10].

Il soutient une thèse de doctorat de philosophie à la Sorbonne en 2003 sous la direction de Michel Podgorny[11]. Publiée en 2008 sous le titre Le mystère de l'Être : l'approche thomiste de Guérard des Lauriers, elle est saluée par le philosophe Hervé Pasqua[12].

En vue du consistoire extraordinaire prévu les 7 et , Louis-Marie de Blignières écrit un courrier à certains cardinaux, dans lequel il propose de créer un ordinariat personnel, à l'image des ordinariats militaires, en charge des fidèles attachés au missel de 1962[13].

En tant qu'auteur

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Bibliographie

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  • Olivier Landron, À la droite du Christ : Les catholiques traditionnels en France depuis le concile Vatican II (1965-2015), Paris, Le Cerf, , 262 p. (ISBN 978-2-204-10383-1).
  • Yves Chiron, « BLIGNIÈRES, Olivier Le Barbier de [Madrid (Espagne) 11 avril 1949-] », dans Histoire des traditionalistes, Paris, Tallandier, , 639 p. (ISBN 979-10-210-3942-1).

Notes et références

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  1. ↑ (BNF 11892356)
  2. 1 2 3 4 Chiron 2022.
  3. ↑ Landron 2015, p. 89.
  4. ↑ « Prieuré d'études Saint-Thomas-d'Aquin (Chéméré-le-Roi, Mayenne ; 1979-1988) », sur IdRef (consulté le ).
  5. 1 2 Christophe Geffroy et Père Dominique-Marie de Saint Laumer, « Le service de la vérité », La Nef,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 « Questions sur l'histoire de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier », sur Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, (consulté le ).
  7. 1 2 3 « Entretien avec le Père Louis-Marie de Blignières - fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier », L'Homme nouveau,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Frère Louis-Marie de Blignières, FSVF, « Libre entretien sur l'été 1988 (3/5) », Claves,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ « Le Père Dominique-Marie de Saint Laumer nouveau supérieur général pour la Fraternité Saint-Vincent Ferrier », sur Notre-Dame de Chrétienté, (consulté le ).
  10. ↑ « Changement de prieur à la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier », sur Notre-Dame de Chrétienté, (consulté le ).
  11. ↑ Olivier Le Barbier de Blignières, « La quête de la Ratio Entis : un itinéraire thomasien », theses.fr, Paris 4,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ Hervé Pasqua, « Louis-Marie de Blignières, Le mystère de l'être. L'approche thomiste de Guérard des Lauriers », Revue Philosophique de Louvain, vol. 108, no 2,‎ , p. 372–375 (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ Louis-Marie de Blignières, « Lettre aux cardinaux », sur REVUE SEDES - Sedes Sapientiae, (consulté le ).

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Articles connexes

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Liens externes

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