Marey-sur-Tille
| Marey-sur-Tille | |||||
l'église Saint-Loup. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Dijon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon | ||||
| Maire Mandat |
Christian Bailleul 2026-2032 |
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| Code postal | 21120 | ||||
| Code commune | 21385 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
330 hab. (2023 |
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| Densité | 11 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 35′ 56″ nord, 5° 04′ 54″ est | ||||
| Altitude | Min. 281 m Max. 469 m |
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| Superficie | 30,15 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Is-sur-Tille | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Marey-sur-Tille est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Marey-sur-Tille fait partie du canton d'Is-sur-Tille et se situe à environ 10 km au nord de ce village, 11 km à l’ouest de Selongey, 9 km au sud de la Haute-Marne et à 11 km au sud de Grancey-le-Château.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Avot | Cussey-les-Forges | Foncegrive | ||
| Avelanges | N | Selongey Villey-sur-Tille | ||
| O Marey-sur-Tille E | ||||
| S | ||||
| Saulx-le-Duc | Is-sur-Tille |
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le terroir de la commune est traversé du nord-ouest au sud-est par La Tille, rivière qui est un affluent de la Saône.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 936 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bure-les-Templiers à 21 km à vol d'oiseau[7], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 898,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Marey-sur-Tille est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67 %), terres arables (27,9 %), prairies (3,4 %), zones urbanisées (1,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Mariacum (1012) ; Mareium (1125-1130) ; Obertus de Mairé (1135) ; Bonet de Maré (XIIe siècle) ; Mayré (1204) ; Mairey (1302) ; Mairy (1366) ; Mairey sur Tille (1382) ; Mairey sur Thile (1387) ; Mairey sur Thil (1392) ; Merrey sur Tille (1431) ; Marrey (1447) ; Marey sur Thille (1463) ; Marreyum (XIVe-XVe siècle) ; Marrey sur Thille (1488) ; Marré sur Thille (1496) ; Mairé sur Thille (1508) ; Mairreyum (1562) ; Mairez (1589-1592) ; Maret sur Thille (1590) ; Marey (1657) ; Marey sur Tille (1760)[16].
Marey est un nom qui représente la forme familière de marin, nom de baptême et patronyme issu du nom latin marinus « marin », ce nom a été popularisé par plusieurs saints.
La Tille est une rivière de l'Est de la France, qui coule en région de Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de la Côte-d'Or. La toponymie locale constitue un indice sur l’importance de cet élément, notamment pour les noms de communes ou de lieux-dits indiquant la présence du cours d’eau dont l'étymologie du mot est dans l'idée de frontière (du prélatin Tyla). On rapproche la « Tille » du latin médiéval tiliae, « le pli du vêtement », en référence à la topographie des deux vallées[Note 3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Village très ancien dont on trouve la trace dès le premier millénaire. En 1012, Marey passa de l'abbaye de Flavigny à celle de Saint-Bénigne. D'abord de la baronnie de Saulx-le-Duc, Marey tomba sous la houlette de la baronnie de Grancey.
Un des seigneurs Guillaume de Médavy forma la branche des comtes de Marey vers 1650.
Son fils mort à la guerre ne laissa pas de descendance, Marey resta ainsi aux comtes de Grancey.
On a exploité le fer depuis très longtemps à Marey. Courtépée indiquait d'ailleurs que c'était le fer le plus pur de France.
Carte de Cassini
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La carte de Cassini ci-dessus montre qu'au XVIIIe siècle, Marey, qui n'est alors pas encore suivi de l’appellation sur-Tille est une paroisse implantée sur la rive droite de la rivière La Tille qui traverse le terroir du village du nord-ouest au sud-est.
Deux moulins à eau symbolisés par une roue dentée sont représentés sur le cours de la rivière dans sa traversée du village, dont le Moulin à Foulon. Dans les moulins à foulons, les tissus étaient battus par des maillets entraînés par la force motrice de l’eau. Un pont en bois permettait de traverser la rivière.
Au nord-ouest, un autre moulin à eau La Forge de Marey est représenté. Les maillets du moulin servaient à battre le fer extrait du minerai présent dans le secteur. Des vestiges ont encore présents de nos jours au lieu-dit Les Forges.
Deux fermes sont représentées au sud-ouest Bonvent et la Brulée.
À cette époque, le village était beaucoup plus peuplé qu'aujourd'hui, 650 habitants contre 325 actuellement, soit exactement le double.
Passé ferroviaire du village
[modifier | modifier le code]De 1882 au , la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Pavillon-lès-Grancey (aujourd'hui Grancey-le-Château-Neuvelle) suivait la rive droite de La Tille, passait en plein milieu du village où se situait la gare et ensuite se dirigeait vers la halte de Villey-Crécey, commune aux villages de Villey-sur-Tille et Crécey-sur-Tille puis vers la gare d'Is-sur-Tille.
L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient à la gare chaque jour dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le au trafic voyageurs. La ligne, encore en place, est utilisée épisodiquement pour un service de maintenance.
L'autre activité qui occupa beaucoup de ses habitants fut le tissage des draps à partir de la culture du chanvre.
Village du canton de Selongey, le conseil municipal demanda son rattachement à Is-sur- Tille en 1932.
Ce village abrite le LAMS 21 (Laboratoire d'Analyse Micro Biologique des Sols) créé par Claude et Lydia Bourguignon.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Eau et déchets
[modifier | modifier le code]Espaces publics
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Postes et télécommunications
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Justice, sécurité, secours et défense
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].
En 2023, la commune comptait 330 habitants[Note 4], en évolution de +2,17 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]Vie associative
[modifier | modifier le code]Cultes
[modifier | modifier le code]Médias
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Loup (XIIIe et XVe siècles) : Église de style gothique dont le clocher fut reconstruit au XVe siècle. Une peinture du jugement dernier est présente dans la nef latérale. Quelques statues de l'école de Dubois : un saint Jean et un saint Luc occupent le chœur. Un saint Roch de bois polychrome et une pietà du XVIe siècle classée .
- Deux lavoirs : Le plus grand des deux lavoirs est l'œuvre de Sirodot, architecte dijonnais connu au XIXe siècle. Il est de type « compluvium » peu courant en Côte-d'Or. Le second, plus petit, est traversé par le ruisseau des «venots». Ces deux lavoirs viennent d'être restaurés[22].
- Dieu de Pitié : Dieu de Pitié à la sortie sud du village entre les tilleuls
- Le château, construit entre les XVIe et XVIIIe siècles, il est aujourd'hui fermé au public.
- Calvaires : Cinq calvaires, dont deux du XVIIIe siècle, sont le long des routes ou chemins du village.
- Portail compagnonnique, 1825, Classé monument historique, [23]
- Maison particulière, Peintures murales, Histoire de Putiphar, seconde moitié du XVIe s.[24]
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Marie Manière (1826-1887) institutrice et communarde
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Marey-sur-Tille sur le site de l'Insee
- site sur Marey-sur-Tille
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ D'après Richard Louis et Catherine et Alain, 1997 - « Le domaine des eaux dans la toponymie haut-marnaise ».
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Marey-sur-Tille et Bure-les-Templiers », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bure Les Templiers_sapc », sur la commune de Bure-les-Templiers - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Bure Les Templiers_sapc », sur la commune de Bure-les-Templiers - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, , p. 236.
- ↑ « L'Art pour tous : encyclopédie de l'art industriel et décoratif », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ www.covati.fr
- ↑ 6
- ↑ 7
6 Bernard Sonnet,Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXV, 1987-1989, p. 345-352 7 Marguerite Guillaume,Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXIII, 1982-1983, p. 239-254





