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Montcharvot

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Montcharvot
Montcharvot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Intercommunalité Communauté de communes des Savoir-Faire
Maire
Mandat
Didier Millard
2020-2026
Code postal 52400
Code commune 52328
Démographie
Gentilé Charvotais, Charvotaises ou Montchaliens, Montchaliennes
Population
municipale
44 hab. (2023 en évolution de +33,33 % par rapport à 2017)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 08″ nord, 5° 43′ 52″ est
Altitude Min. 279 m
Max. 424 m
Superficie 3,52 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bourbonne-les-Bains
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montcharvot
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Montcharvot
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Montcharvot

Montcharvot est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie

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Communes limitrophes de Montcharvot
Bourbonne-les-Bains
Coiffy-le-Haut Montcharvot
Chézeaux Voisey

Hydrographie

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La commune est dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par le ruisseau de Maljoie, le ruisseau de Voisey et le ruisseau des Prés du Bois[Carte 1].

Le ruisseau de Maljoie, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune de Coiffy-le-Haut et se jette dans la Petite-Amance à Arbigny-sous-Varennes, après avoir traversé cinq communes[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Montcharvot[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 961 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fayl-Billot à 16 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 995,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Montcharvot est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,2 %), zones agricoles hétérogènes (32,3 %), prairies (15,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Mont-Charvet (1276-1279) ; Mont-charvot-delez-Coyfi (1294) ; Montcharvot (1629) ; Moncharnot (1700))[16].

Peut-être de l'oïl mont et du nom de personne Charvet, Charvot, qui est peut-être cervat, cervot « petit cerf »[17].
Montcharvet est malgré tout à rapprocher de deux Montchauvet ( Calvados, Monte Calvet ; Yvelines, Mons Calveti )[18].

Village mentionné dès le XIIe siècle. Il est ainsi nommé sous le nom de « Mont Aigu » dans une charte de 1101 dans une donation en faveur du prieuré de Varennes. La seigneurie appartenait pour moitié au prieur et au comte de Champagne suite en association entre eux en 1267 semblable à celle faite en 1250 pour Coiffy[19].

Politique et administration

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Roger Bouchenard DVG  
mars 2001 en cours Didier Millard SE  

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2023, la commune comptait 44 habitants[Note 3], en évolution de +33,33 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234233265264217266279284280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
250260228229218217212173148
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
136147133124118981037356
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
423430303336383837
2017 2022 2023 - - - - - -
334044------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Église du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune

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  • Paul Zahnd, né le : le dernier déporté de Haute-Marne décédé le . Ses parents étaient d'origine suisse. Il fut l'un des agents de liaison du résistant Paul Carteron, "capitaine max". Il opéra dans la région de Besançon, puis dans l'Aube où il fut arrêté, à Cunfin, le , puis interné à Compiègne. Déporté le en direction de Neuengamme, mais grâce à un responsable de la Croix-Rouge, le comte Bernadotte, il peut descendre du bateau et ainsi échappé à la mort; les navires transportant les déportés furent coulés, dans la baie de Lübeck, par l'aviation alliée. Rentré en Haute-Marne en , installé à Avrecourt, il ne cessera de témoigner des horreurs de la déportation dans les établissements scolaires de son département. Père de l'éditeur Francis Zahnd.

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Montcharvot » sur Géoportail (consulté le 30 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « le ruisseau de Maljoie »
  2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Montcharvot et Fayl-Billot », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Fayl-Billot_sapc », sur la commune de Fayl-Billot - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Fayl-Billot_sapc », sur la commune de Fayl-Billot - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune de Montcharvot ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Haute-Marne, Paris, Impr. nationale, , p. 110.
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 1668.
  18. Louis Richard et Alain Catherinet, Origine des noms de communes, de hameaux et autres lieux habités anciens et modernes de Haute-Marne, D. Guéniot, , p. 196.
  19. Charles-François Roussel, Le diocèse de Langres : histoire et statistique, t. 2, Langres, Librairie de Jules Dallet, éditeur, (lire en ligne)
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.