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Mouvement social révolutionnaire

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Mouvement social révolutionnaire
Histoire
Fondation
Dissolution
Successeur
Mouvement révolutionnaire français
Cadre
Sigle
MSRVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
Organisation
Fondateurs
Idéologie

Le Mouvement social révolutionnaire était un parti d'extrême droite d'inspiration fasciste, fondé à Paris en 1940. Il participa activement à la collaboration avec l'Allemagne nazie. Son acronyme MSR se comprenait « aime et sers ».

Fondation et programme

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Fondé par Eugène Deloncle, ancien chef de la Cagoule, et Eugène Schueller, propriétaire du groupe L'Oréal, le mouvement regroupait nombre d'anciens cagoulards (Jean Filiol, Jacques Corrèze, etc.), des patrons de droite tel Georges Laederich, mais aussi des personnalités venues d'autres horizons, comme Jean Fontenoy. Son orientation était d'inspiration fasciste. Il était entièrement collaborationniste, antisémite et vichyste[1].

Logo du Mouvement social révolutionnaire, 1ère région-1er district.

Le programme de l’organisation, approuvé par Otto Abetz, ambassadeur du Reich, indique : « Nous voulons construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne nationale-socialiste et toutes les autres nations européennes libérées comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (…), donner aux juifs qui seront conservés en France un statut sévère les empêchant de polluer notre race ».

Le siège se trouvait 141, boulevard Haussmann à Paris. L'organe du mouvement était la revue Révolution nationale, animée notamment par l'écrivain Lucien Combelle. Actif surtout à Paris, le MSR se voulait un concurrent du Parti populaire français (PPF), et était proche du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, avec lequel il fusionna en , mais la rupture fut consommée dès le mois d'octobre. Le , l'Allemagne entre en guerre contre l'URSS. Un mois plus tard, Deloncle et Schueller fondent la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) que certains de ses militants rejoignent sur le front de l'Est.

Jacques Corrèze, chef de l'organisation territoriale parisienne du MSR (mars 1941)[2].

Activement antisémite, le MSR participe en octobre 1941 à des attentats contre des synagogues à Paris.

La « révolution de palais » : l'éviction de Deloncle

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En 1942, une fraction du MSR menée par Georges Soulès et Jehan de Castellane, chef du SR du mouvement, exclut Deloncle du parti, et se rapproche de la Résistance. Grâce à Jehan de Castellane et à son ami Bénouville, Raymond Richard, policier contrôlé par l'Abwehr, entre en contact avec René Hardy envoyé de Bénouville en zone Nord, ce qui concourt sans doute à l'arrestation de Jean Moulin[3]. Le , jour d'une cérémonie de départ d'un contingent de la LVF vers le front russe, un attentat contre Pierre Laval a lieu. L'auteur, originaire de Caen, s'appelle Paul Collette, ancien Camelot du Roi.

En , le MSR est remplacé par un minuscule Mouvement révolutionnaire français (MRF) qui ne renie rien du programme initial du parti.

  • Georges Soulès, dit Raymond Abellio
  • Henry Charbonneau
  • Jehan de Castellane, ami intime de Pierre de Bénouville avec lequel il est inhumé au cimetière de Passy dans un caveau spécialement aménagé sur ses instructions[3]
  • Robert Denoël, éditeur, membre du comité directeur
  • Lucien Dehan
  • Jean Fontenoy
  • Maurice Fourcade, secrétaire général
  • Alain Sergent, dit André Mahé
  • Eugène Schueller
  • Jean Filiol
  • Louis Emile Mathis, chef en zone occupée de la Saône-et-Loire, condamné à mort le , fusillé le à Châlon-sur-Saône
  • Michel Harispe, condamné à mort pour trahison le par la Cour de Justice de la Seine lors du procès du M.S.R[4].
  • Guy Delioux, condamné à mort pour trahison le par la Cour de Justice de la Seine lors du procès du M.S.R[4].
  • Charles Gaudiot, condamné à mort pour trahison le par la Cour de Justice de la Seine lors du procès du M.S.R[4].
  • Edouard Locquet, condamné à 20 ans de travaux forcés le par la Cour de Justice de la Seine lors du procès du M.S.R[4].
  • Jean Macon, condamné à 20 ans de travaux forcés le par la Cour de Justice de la Seine lors du procès du M.S.R[4].

Notes et références

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  1. Son Manifeste de 1941 appelait à se grouper « derrière le maréchal Pétain », voir Manifeste du Mouvement social révolutionnaire pour la Révolution Nationale
  2. Pierre Philippe Lambert, Gérard Le Marec, Organisations, mouvements et unités de l'État français : Vichy, 1940-1944, Paris, Jacques Grancher, coll. « Témoignages pour l'histoire », 1992.
  3. 1 2 Pierre Péan, « Les liaisons dangereuses de Bénouville », sur L'Express, (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 Franc-Tireur n° 1305 du 11 octobre 1948, p. 2 col. 4 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4106548f/f2) et Combat n° 1327 du 11 octobre 1948, p. 5 col.4 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4749829m/f5)

Sources primaires

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Bibliographie

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