Nicaise (évêque de Reims)
| Nicaise de Reims | |
Vitrail en la maison Saint-Sixte de Reims. | |
| Évêque de Reims | |
|---|---|
| Date de décès | 407 ou 451 |
| Lieu de décès | Reims |
| Autres noms | Nicasius (latin) |
| Vénéré à | Reims |
| Vénéré par | Église catholique |
| Fête | 14 décembre |
| Attributs | Céphalophore |
| Saint patron | Reims |
| modifier |
|
Nicaise est le onzième évêque de Reims[1].
Le nom Nicaise, Nicasius en latin, est un dérivé du grec nikê (« victoire »)[2],[3].
C'est lui qui fonda dans sa ville épiscopale une église consacrée à la sainte Vierge, sur les vestiges de laquelle s'élève la cathédrale de Reims[1].
Sa mort est datée de 407 selon les uns, de 451 selon les autres ; il aurait été massacré par les Vandales dans le premier cas, par les Huns dans le second[4],[5]. Il fait partie des saints dits céphalophores : sa légende raconte qu'« une fois que les barbares lui eurent coupé la tête, il se saisit de celle-ci et la porta jusqu'au lieu de son tombeau » ; cette scène figure au tympan du portail des Saints de la cathédrale[6],[7]. La même journée, les barbares massacrèrent aussi sa sœur sainte Eutropie et ses proches collaborateurs, les clercs saint Jocond et saint Florent[8].
Le premier récit connu de sa Passion (BHL 6076) est attesté aux IXe – Xe siècles (version antérieure à 948), dans une tradition textuelle largement diffusée au Moyen Âge[9],[10].
Il n’existe pas d’acte de béatification ou de canonisation formelle connu pour Nicaise : son culte est d’origine ancienne (pré-congrégation) et son nom figure au Martyrologe romain au [8],[11],[12].
Saint Nicaise est l’un des patrons de la ville de Reims et est fêté le [13],[8].
- Nicaise sur le portail des saints,
- parties de son tombeau,
- Le cénotaphe de Nicaise et de sa sœur Eutrope, église Saint-Nicaise, Bibliothèque de Reims.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- 1 2 Centre des monuments nationaux, « Histoire de la cathédrale de Reims », sur cathedrale-reims.fr (consulté le ).
- ↑ Émile Littré, « nicaise — étymologie », sur Le Littré (consulté le )
- ↑ (en) Sara L. Uckelman (dir.), « Nicasius », dans Dictionary of Medieval Names from European Sources (lire en ligne) (consulté le ).
- ↑ (en) « St. Nicasius of Reims », sur Catholic.org (consulté le ).
- ↑ Abbé L. Jaud (compilé), « Saint Nicaise, archevêque de Reims, et sainte Eutropie, martyrs (14 décembre) », sur Sanctoral.com (consulté le ).
- ↑ « Façade nord — Portails », sur cathedrale-reims.com (consulté le ).
- ↑ « Reims (Marne) — Portail nord de la façade ouest, statues de saint Nicaise et de l’Ange au Sourire », sur Musée d’Orsay (consulté le ).
- 1 2 3 « Saint Nicaise de Reims », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
- ↑ Marie-Céline Isaïa, « Saint Nicaise évêque de Reims et les barbares (IXe – Xe siècles) », dans Edina Bozoky (éd.), Les saints face aux barbares au haut Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, (DOI 10.4000/books.pur.153060, lire en ligne).
- ↑ « Texte intégral de la « Passion de saint Nicaise » », sur Publications des universités de Caen (consulté le ).
- ↑ (en) « Roman Martyrology — 14 December », sur roman-martyrology.brandt.id.au (consulté le ).
- ↑ Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, « Saint Nicaise († 407) — Martyrologe romain », sur Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (consulté le ).
- ↑ « Saint Nicaise — diocèse de Reims », sur Église catholique à Reims et dans les Ardennes (consulté le ).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Nicaise (évêque de Reims) » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
- Marie-Céline Isaïa, « Saint Nicaise évêque de Reims et les barbares (IXe – Xe siècles) », dans Edina Bozoky (éd.), Les saints face aux barbares au haut Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, (DOI 10.4000/books.pur.153060, lire en ligne), p. 53-68
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative aux beaux-arts :