Smartphone
| Type |
Téléphone mobile, appareil intelligent, appareil de traitement de l'information (en), ordinateur mobile (d), appareil électronique |
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| Matériaux |
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Un smartphone ou un téléphone intelligent est un téléphone mobile qui dispose en général d'un écran tactile multipoint, d'un capteur photographique, de dispositifs de radiocommunication (cellulaires et parfois satellitaires, Wi-Fi, Bluetooth) et de la capacité à installer des applications diverses, permettant de bénéficier des fonctions traditionnellement réservées aux assistants numériques personnels ou aux ordinateurs portables. Il peut également être doté d'autres capteurs tels qu'un accéléromètre, ou la réception de signaux de positionnement par satellite. La saisie des données s'y fait via l'écran tactile, notamment avec un clavier virtuel et le capteur photographique. La plupart des appareils bénéficient de la reconnaissance vocale et de la synthèse vocale.
Comme un ordinateur, un smartphone peut exécuter divers logiciels et applications grâce à un système d'exploitation. Il peut donc être personnalisé par l'installation de jeux ou d'utilitaires via un magasin d'applications en ligne dédié au système d'exploitation du smartphone. Une connexion à Internet par l'intermédiaire d'un réseau de téléphonie mobile ou d'un réseau Wi-Fi est nécessaire pour pouvoir utiliser certaines de ces applications.
Les précurseurs des smartphones sont apparus au milieu des années 1990[a], mais il faut attendre 2007, année de commercialisation de l'iPhone (premier smartphone avec interface tactile multipoint), pour que ce marché s'étende considérablement[1] jusqu'à dépasser en quelques années celui des téléphones mobiles à touches[2].
En 2014, les ventes mondiales annuelles de smartphones dépassaient le milliard d'unités[3]. À partir de 2018, des smartphones de plus en plus performants rivalisent par leurs capacités photographiques avec les appareils photographiques numériques compacts[4], bien que le zoom optique soit souvent minimal[5]. Avec des écrans de plus en plus grands, ils rivalisent également avec les tablettes (phablettes).
À l'instar de tous les appareils utilisant des composants électroniques, les smartphones ont un impact important sur l'environnement, lequel augmente avec leur diffusion. En France, l'ADEME et l'agence France Nature Environnement (FNE) ont publié conjointement un rapport sur l'impact environnemental de ces produits[6].
Terminologie
[modifier | modifier le code]Étymologie
[modifier | modifier le code]Smartphone est un mot composé anglais, formé de smart (intelligent, élégant, malin, astucieux) et phone (téléphone).
Dénominations
[modifier | modifier le code]Plusieurs dénominations sont utilisées :
- en France, le smartphone est généralement appelé « portable », ou « mobile »[7], ou simplement téléphone ;
- au Canada francophone, « téléphone intelligent »[8], téléphone cellulaire[9] ou simplement « cellulaire » ;
- en Belgique, GSM[10] ;
- en Suisse romande, « natel »[réf. nécessaire].
Le terme officiel en France est « mobile multifonction »[7],[11]. Les termes « terminal de poche »[12] et « ordiphone »[12] ne sont plus recommandés par la Commission d'enrichissement de la langue française depuis le .
Au Québec, « téléphone intelligent » est recommandé avec comme synonymes « téléphone multifonction » et « ordiphone » qui sont peu utilisés[8].
Le terme de « photophone » est parfois employé pour désigner un smartphone capable de prendre des photographies numériques. Cette pratique est désignée sous le nom de phonéographie.
Pour désigner un téléphone mobile de base (ne disposant pas des fonctionnalités avancées d'un appareil intelligent), au Canada, on suggère le terme « téléphone polyvalent »[13].
Histoire
[modifier | modifier le code]Débuts
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Dès 1990, la norme GSM 2G est développée[14]. En 1992, le GSM est utilisé dans sept pays de l'Europe[14] avec un débit réel de 9,6 kbit/s. Le tout premier smartphone, l'IBM Simon, est conçu en 1992 et commercialisé en .

Les principaux fabricants de téléphones de l'époque se lancent dans l'aventure (comme Nokia, le leader d'alors, LG ou Samsung), ainsi que de nouvelles sociétés spécialisées dans les smartphones (comme BlackBerry avec le BlackBerry). Le système d'exploitation de référence est alors Symbian utilisé principalement par Nokia et Ericsson.

L'année 2001 a vu le lancement du Mondo de Trium (Mitsubishi) et du WA3050 de Sagem qui furent les premiers à combiner les fonctions d'un téléphone mobile et d'un PDA tactile[15]. Ils étaient compatibles avec la nouvelle norme de téléphonie mobile de l'époque, le GPRS.
Nokia, avec sa série des Communicator, commercialise des appareils pliants à deux écrans et à clavier mécanique complet, mais fait l'impasse sur l'écran tactile : Nokia 9000 Communicator en 1996, Nokia 9110 en 1998, Nokia 9210 Communicator en 2001, Nokia 9210i en 2002, Nokia 9500 Communicator et Nokia 9300 Communicator en 2005, Nokia E90 Communicator en 2007.
En 2003, Sony Ericsson lance la famille P900, avec clavier rabattable, appareil photo, écran tactile et stylet intégré.
Dès 2004 est déployé en Europe le Edge, qui permet un débit réel de 177 kbit/s[14]. Dès 2006, la 3G, puis la 3,5 G sont développées, permettant un débit crête en réception de 3,6 Mbit/s[14] étendu ensuite à 14 puis 42 Mbit/s (HSPA+).
En 2005, HTC est choisi par Microsoft comme partenaire pour le développement de Windows Mobile. La marque commercialise dès lors des téléphones utilisant ce système d'exploitation.
En , Google rachète la startup Android qui développe un système d'exploitation pour smartphone et qui commence à équiper de nombreux constructeurs (comme Samsung ou HTC) à partir de 2008[16].
Année 2007 : l'adoption du tactile
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Avant 2007, les écrans tactiles qui équipaient les smartphones étaient résistifs et devaient être utilisés avec un stylet. En 2007 apparaissent les premiers smartphones avec écrans capacitifs, sensibles aux doigts de l'utilisateur. Le premier téléphone à en être équipé est le LG Prada, commercialisé dès mars 2007. La même année, Apple lance l'iPhone, premier smartphone avec interface tactile multipoint[17],[18]. L'appareil fonctionne comme un ordinateur avec un système d'exploitation et des applications. L'écran de 3,5 pouces offre 480 × 320 pixels. Son succès commercial est à l'origine de la généralisation des smartphones à écrans tactiles chez tous les fabricants[19],[20].
L'année suivante (2008), alors qu'Apple débute la commercialisation de l'iPhone 3G (accompagné de l'apparition de l'App Store), plusieurs fabricants lancent des modèles concurrents, comme RIM, qui sort le BlackBerry Storm (en), premier modèle tactile de la marque[21]. Android fait également ses débuts avec le HTC G1.
En 2009, le Coréen Samsung se lance dans la bataille avec le Samsung Galaxy i7500, lui aussi sous Android. HTC sort le premier Windows Mobile multipoint : le HTC HD2. Cette année est une époque charnière où les téléphones à touches cohabitent avec la progression commerciale des téléphones tactiles, proposés par la plupart des marques. Sony Ericsson fait un dernier pari sur les téléphones non tactiles avec la sortie du smartphone Sony Ericsson W995 (en)[22] : doté d'un capteur photo de 8,1 Mp, il rivalise avec les smartphones tactiles de Nokia comme le Nokia 5800 XpressMusic ou le Nokia N86 8MP. L'entreprise se consacre ensuite uniquement au marché du tactile ; un modèle précurseur de cette tendance est le Sony Ericsson Satio (en), premier smartphone tactile avec un capteur photo de 12,1 Mp.
La commercialisation d'Android 1.5, 1.6 puis 2.1, nouvel OS embarqué adapté au tactile[23], contribue à cette tendance en standardisant et en dispensant l'ensemble des acteurs de l'industrie du mobile d'investir dans un OS propriétaire dédié à leurs marques respectives. Par la suite, toutes les marques contraignent l'utilisateur à adopter le tactile ; en arrêtant leurs modèles de qualité haut de gamme ou en limitant les fonctionnalités de leurs modèles à touches[24],[25],[26],[27]. Les mobiles à touches restant sur le marché après cette période sont qualifiés de « Phone Sénior » par les marques du fait de leur minimalisme volontairement abouti, au détriment des gens n'aimant pas le tactile.
Progrès rapides des années 2010
[modifier | modifier le code]En 2010 sort l'iPhone 4, plus puissant que son prédécesseur, équipé d'un nouveau design, d'un meilleur appareil photo, et d'un écran de 960 × 640 pixels. Plusieurs modèles phares sortent sous Android, comme les Nexus One et Nexus S de Google, mais surtout le Samsung Galaxy S, qui reprend plusieurs codes de l'iPhone[réf. nécessaire]. Ce sera un grand succès[28]. Samsung lance également l'OS Bada avec le Samsung Wave. Microsoft remplace Windows Mobile par un nouvel OS, Windows Phone 7. Des modèles d'entrée de gamme connaissent à leur tour un bon succès, comme le BlackBerry Curve[29], ou le Samsung Galaxy Ace (en) en 2011. Ainsi, les smartphones prennent le dessus sur les téléphones classiques[30], et une course à la performance se met en place, qui n'est pas sans rappeler celle des PC au tournant du XXe siècle. Les processeurs sont désormais double cœur, voire quatre cœurs, avec des fréquences qui atteignent 1,5 GHz[réf. nécessaire].

L'année 2011 voit l'arrivée du Samsung Galaxy S II, qui grâce à son processeur double cœur est beaucoup plus performant que son prédécesseur. En fin d'année, Samsung sort le Galaxy Note, la première phablette dotée d'un écran de 5,3 pouces (1 280 × 800 px). Nokia se lance sur les Windows Phone avec le Lumia 800.
2012 est marquée par la rivalité entre Samsung Galaxy S III et iPhone 5. Google et LG leur opposent le Nexus 4. La diversité des smartphones augmente toujours, des écrans plus grands côtoyant de plus petits. La résolution (exprimée en pixels par pouce) continue d'augmenter. De façon générale, plus le smartphone a un grand écran, plus la batterie est lourde.
En 2013, alors que les écrans 1 920 × 1 080 pixels se généralisent sur le haut de gamme, on constate un nivellement par le haut sur le haut de gamme sous Android : le Samsung Galaxy S4, le HTC One, le Sony Xperia Z, le LG G2, et le Google Nexus 5 ont des niveaux de performance très proches. L'iPhone se dote d'un lecteur d'empreintes digitales. Wiko devient une référence sur l'entrée de gamme. Google relance Motorola avec les Moto X et Moto G et Microsoft rachète Nokia[31]. Toutefois, à la fin 2013 le marché des smartphones arriverait peu à peu à saturation (baisse de la croissance de la production, concurrence élevée, grande diversité des modèles)[32]. La 4G est présente dans plus d'une centaine de pays dont la France[33].
En 2014 sortent les iPhone 6 et l'iPhone 6 Plus qui disposent d'écran de 4,7 et 5,5 pouces. Ces produits sont un succès pour Apple[34]. Dans le même temps, les ventes de Samsung reculent[35]. Le LG G3 a un écran 5,5 pouces avec 2 560 × 1 440 p. Microsoft relance Windows Phone 8 avec une nouvelle version Denim, et une nouvelle gamme Lumia dont le porte-étendard, le Nokia Lumia 930 est à la hauteur des haut de gamme. La marque Nokia disparaît en fin d'année. Le smartphone le plus fin en est le Gionee Elife S5.5 avec 5,5 mm d'épaisseur[36].
En 2015, l'apparence de certains écrans est modifiée par l'absence de bordures sur les quatre côtés de l'appareil ainsi que par l'écran courbé à l'extrémité des deux grands côtés. Cette innovation arrive avec le S6 Edge+ disposant d'un écran de 5,7 pouces. Elle permet de gagner en surface d'affichage en supprimant les bordures du boîtier formant le contour de l'écran, qui au fil du temps sont de plus en plus fines. LG Electronics sort en juin, le LG G4, qui apporte quelques améliorations et évolutions par rapport au précédent modèle[37]. En septembre, sort l'iPhone 6s, avec quelques changements par rapport à l'iPhone 6.
En 2016 apparaît le premier capteur « dual pixel AF » sur le S7 et S7 Edge. Ce type de capteur permet notamment un autofocus beaucoup plus rapide qu'auparavant, Le LG G5 est le premier smartphone modulaire, avec deux capteurs photos à l'arrière[38].
En , Samsung Mobile présente le Galaxy Fold, premier smartphone possédant un écran pliant à être commercialisé en masse. De nombreux médias reconnaissent qu'il s'agit du « futur des smartphones », malgré plusieurs problèmes de fragilité qui restent à corriger[39],[40].
Années 2020
[modifier | modifier le code]En , le marché des smartphones haut de gamme stagne à cause de caractéristiques très similaires sur les modèles les plus vendus, phénomène accentué notamment par la pandémie de coronavirus. Les premier et deuxième trimestres 2020 voient une chute de 15 % du nombre d'unités vendues[41]. Tous les acteurs du mobile se sont standardisés du fait que le niveau de puissance atteint ne représente plus vraiment un atout majeur pour téléphoner. La différenciation du mobile résulte plutôt de la qualité du service ou du fournisseur opérateur de la ligne, notamment pour la télévision et les chaînes proposées, le débit et le volume de données en réception de l'abonnement. Au contraire, les marques de smartphones d'entrée de gamme ou non tactiles connaissent une croissance importante, notamment en Chine ou en Afrique sur les marchés émergents[42]. Nokia entre en partenariat avec Google pour l'élaboration d'un nouvel Android afin de préparer un nouveau smartphone à touches[43],[44]. Cela est une réponse à une forte demande des personnes n'aimant pas le tactile et aux nouveaux pays émergents moins adeptes du tactile. Ce modèle de Nokia aura les capacités de ses prédécesseurs comme les derniers Sony Ericsson de pouvoir utiliser Internet puis l'A-GPS, ainsi que les capacités des smartphones actuels comme la 4G et l'accès à Google Play.
Photophones
[modifier | modifier le code]Les smartphones permettent de faire des photos d'aussi bonne qualité que celles d'un appareil photo compact si la luminosité est suffisante. Il existe de nombreuses applications de retouche photos. Dès 2010, l'évolution technique a permis un usage massif de l'appareil photo du smartphone. En particulier, la pratique du selfie (de l'anglais self : soi, soi-même) : les personnes se prennent elles-mêmes en photo, soit dans un miroir avec leur appareil / smartphone dans la main, soit avec un capteur photographique installé du côté de l'écran.
Années 2020 : émergence des smartphones pliants
[modifier | modifier le code]Les premiers smartphones pliants sont présentés puis commercialisés en 2019, d'abord avec Royole, puis, quelques mois plus tard, Samsung Mobile avec le Galaxy Fold.
Technique
[modifier | modifier le code]Système d'exploitation
[modifier | modifier le code]Il existe plusieurs systèmes d'exploitation dédiés aux smartphones.
| Système d'exploitation |
2009 (1 trimestre) | 2010 (1 trimestre) | 2011 (1 trimestre[45]) | 2014 (année[3]) | 2015 (année[46]) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Unités | Part de marché | Unités | Part de marché | Unités | Part de marché | Unités | Part de marché | Unités | Part de marché | |
| Android | 755 900 | 1,8 % | 10 606 100 | 17,2 % | 36 267 800 | 36 % | 1 059 000 000 | 81,5 % | 1 161 000 000 | 81,0 % |
| iOS | 5 325 000 | 13 % | 8 743 000 | 14,2 % | 16 883 200 | 16,8 % | 193 000 000 | 14,8 % | 226 000 000 | 15,8 % |
| Windows Mobile/Windows Phone | 3 829 700 | 9,4 % | 3 096 400 | 5 % | 3 658 700 | 3,6 % | 34 000 000 | 2,6 % | 31 300 000 | 2,2 % |
| BlackBerry OS | 7 782 200 | 19 % | 11 228 500 | 18,2 % | 13 004 000 | 12,9 % | 6 000 000 | 0,5 % | NC | N/A |
| Symbian Nokia | 20 880 800 | 51 % | 25 386 800 | 41,2 % | 27 598 500 | 27,4 % | 0 | N/A | 0 | 0 |
| Linux (hors Android) | 1 901 100 | 4,6 % | 1 503 100 | 2,4 % | 0 | N/A | 0 | N/A | 0 | 0 |
| Autres | 497 100 | 1,2 % | 1 804 800 | 1,8 % | 3 357 200 | 3,3 % | 7 000 000 | 0,6 % | 11 300 000 | 0,8 % |
| Total | 40 971 800 | 100 % | 61 649 100 | 100 % | 100 769 300 | 100 % | 1 297 000 000 | 100 % | 1 432 000 000 | 100 % |
Au premier trimestre 2011, 428 millions de téléphones mobiles (dont 23,6 % étaient des smartphones, 101 millions) sont vendus dans le monde, +19 % par rapport à la même période en 2010 (+85 % pour les smartphones). Au troisième trimestre 2011, 117 millions de smartphone sont vendus[47].
Fin 2013, la part de marché d'Android atteignait 81 %[48].
En France mi 2013, selon l'ARCEP, le nombre d'abonnés actifs à un opérateur de réseau mobile croissait de 6,1 % par rapport à mi-2012, atteignant 72,5 millions (soit 114 % de pénétration). Entre janvier et en France, en comparaison avec l'année précédente, les ventes de non-smartphones ont baissé de 9 % tandis que les ventes de smartphones croissent de 138 %. Au premier trimestre 2011, le taux d'équipement des Français en smartphone est de 31,4 %[47].
D'autres systèmes d'exploitation existaient aussi comme :
- MeeGo, développé par Intel et Nokia ;
- Bada, développé par Samsung, abandonné en 2013 ;
- WebOS, développé par Palm, puis HP, puis LG.
Nombre de ces systèmes utilisaient en 2010 le moteur de rendu HTML WebKit intégré dans un navigateur pour l'affichage des sites sur la toile. Il équipait certains Blackberry, Nokia travaillait à son intégration sur Symbian et il était la référence sur Android (jusqu'aux versions 4.x) et iOS[49].
Normes de communication haut débit
[modifier | modifier le code]Les smartphones ont besoin d'une connexion à haut débit vers un réseau de téléphonie mobile pour tirer parti de toutes les fonctionnalités (push mail, VoIp, accès Internet, etc.).
Plusieurs normes de réseaux mobiles coexistent :
Les réseaux 2G prennent fin en et les réseaux 3G s'arrêtent fin 2029 en France[50];
La plupart des modèles proposent en plus une connexion Wi-Fi permettant de se connecter à Internet par l'intermédiaire d'un réseau privé, d'une box internet ou d'une borne Wi-Fi.
De plus, la plupart sont équipés d'un système de communication sans fil courte portée (10 m maximum) le Bluetooth permettant les échanges entre smartphones, avec leurs accessoires, avec une voiture (musique, GPS) et avec d'autres équipements informatiques ou domotiques équipés du même système de communication.
Dispositifs techniques annexes
[modifier | modifier le code]De manière parfois encore expérimentale, des smartphones, ainsi que certaines tablettes[51], peuvent maintenant recevoir des optiques ou dispositifs électroniques complémentaires, généralement associés à une application logicielle, pouvant leur ajouter une ou des fonctions supplémentaires (ex : boîte de Petri améliorée[52], microscopie[53], enregistreur et analyseur de cris de chiroptères[54], analyseur biochimique capable de détecter diverses maladies à partir d'une simple goutte de sang[55]…).
Batteries
[modifier | modifier le code]Les accumulateurs nickel-cadmium et nickel-hydrure métallique sensibles à l'effet mémoire ont été les principales batteries utilisées dans les smartphones, avant d'être progressivement remplacées dans les années 1990 par celles à lithium-ion sans effet mémoire et beaucoup plus légères, mais plus coûteuses et dont l'autonomie a tendance à baisser face à l'augmentation de la consommation énergétique d'un smartphone[56].
Un mobile inintelligent (par exemple, le Nokia 1209 (78 g), BL-5CA, 700 mAh, 3,7 V, 2,6 Wh, 19 g, 100 × 70 pixels, 1,45 pouce, 89 ppp en largeur et 79 ppp en hauteur) a moins d'énergie stockée qu'un téléphone intelligent (iPhone, 3,5 pouces sorti en France fin 2007, 1 400 mAh, 5,2 Wh ou l'iPhone 6, 5,5 pouces 1 280 × 720 pixels, sorti en France en , 2 915 mAh, 10,8 Wh) ou le LG G4, 5,5 pouces 2 560 × 1 440 pixels, sorti en milieu 2015, 3 000 mAh). En effet, un smartphone dont l'écran est allumé, consomme plus d'énergie et le processeur consomme davantage d'énergie. L'écran est le principal consommateur d'énergie d'un smartphone, d'où une augmentation nécessaire de la réserve d'énergie avec l'augmentation des dimensions et résolutions de l'écran. Les téléphones portables basiques (non tactile) ont tous des écrans plus petits et de moindre définition que les écrans de smartphones.
La batterie pèse 45,2 g[57] pour le S5 (145 g), 5,1 pouces, sorti en .
L'augmentation de la quantité d'énergie stockée au sein du mobile entre 2006 à 2017, est principalement pour faire face à l'augmentation de la surface d'affichage et du temps d'allumage de l'écran. Du fait des nombreuses fonctionnalités, le temps passé à regarder l'écran d'un smartphone est supérieur à la durée de visionnage de l'écran d'un non smartphone. C'est l'écran qui consomme toujours le plus d'énergie dans un smartphone.
Les batteries sont le composant avec l'espérance de vie la plus courte dans les téléphones mobiles[58]. Dans certains cas, les constructeurs de smartphones réduisent délibérément les performances de leurs appareils pour augmenter la durée de vie de leurs batteries notamment pour des appareils plus anciens. Cela a été le cas des entreprises Apple et Samsung qui ont été condamnées par les autorités italiennes et l'AGCM (Autorita garanta della concorrenza e del mercato) le pour avoir réduit les capacités de certains de leurs smartphones via une mise à jour sans en justifier explicitement les conséquences[59].
Étiquette énergétique
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Depuis