Paul De Vigne
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Période d'activité |
- |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Lieux de travail | |
| Père | |
| Fratrie | |
| Distinctions |
Paul De Vigne, né à Gand le et mort à Schaerbeek le , est un sculpteur belge de style néo-classique.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille et vie privée
[modifier | modifier le code]Paul – ou Paulus à l’état civil – De Vigne est né à Gand[1] à la rue des Douze Chambres, le , comme fils du sculpteur gantois Pierre De Vigne et son épouse Malvina Quyo. Son père, Pierre De Vigne, sculpteur de la monumentale statue de Jacques van Artevelde, était célèbre, et était lui-même le fils du peintre décorateur gantois Ignace De Vigne (Gand 1767 - Gand 1840). Paul De Vigne avait également comme oncles Félix De Vigne (1806 - 1862) qui était peintre et écrivain érudit, ainsi que Édouard De Vigne (1808 - 1866), peintre également. Les trois sœurs de Paul, nommées Louise, qui épousera le sculpteur Gérard Vander Linden, Malvina et Emma, pratiquèrent toutes trois également la peinture.
Le , il épouse à Schaerbeek[2] Aline Denayere, née à Gand en 1850, et qui était veuve de l'artiste peintre Gustave Coppieters[3] dont elle avait eu deux fils, le premier, Daniel Coppieters (1876-1951), qui sera avocat et écrivain, et le second - Albéric Coppieters (1878-1902) mort jeune à Paris - qui fut peintre paysagiste.
Les dernières années de Paul De Vigne sont assombries par de graves problèmes de santé mentale et il est soigné à Schaerbeek où il décède[4] le à la maison de santé Maeck-Maertens, dans un établissement spécialisé[5] au n° 385 de la chaussée de Louvain. Paul De Vigne a précédemment habité à Schaerbeek, à la rue du Progrès au numéro 76 puis au 159 et à Molenbeek-Saint-Jean, au n° 9 de la chaussée d’Anvers.
Carrière artistique
[modifier | modifier le code]Paul De Vigne est formé par son père, Pieter De Vigne, lui-même sculpteur. Il se perfectionne successivement à l'Académie royale des beaux-arts de Gand à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers et à l'Académie des beaux-arts de Louvain, avec les conseils du professeur de sculpture Gérard Vander Linden, qui devait devenir son beau-frère. Il fait ses réels débuts, encouragé par Louis de Taye, alors le directeur de l'institution.
En 1868, il expose son Fra Angelico da Fiesole au salon de Gand. Il se voit décerner le prestigieux second Prix de Rome de 1869. Grâce à la bourse liée à ce prix, il séjourne à Rome en 1869 avec les artistes belges Gaston Marchant, Xavier Mellery, Ernest Dieltiens et Gustave Coppieters, dans un des ateliers du peintre néerlandais Johan Hendrik Koelman, établi Via dell'Olmata, près de la basilique Sainte-Marie-Majeure.
En 1872, il expose au salon de Bruxelles une statue en marbre, Héliotrope (galerie de Gand) et au salon de Bruxelles de 1875 Beatrix et Domenica. Il est engagé par le gouvernement pour réaliser les cariatides du conservatoire de Bruxelles. Le sculpteur Oscar Berchmans a été apprenti dans son atelier.

Le , il est élu correspondant de l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-Arts de Belgique (Classe des Beaux-Arts) et il en devient membre le .
Style artistique
[modifier | modifier le code]Paul De Vigne représente la tendance classique de la sculpture belge de la fin du XIXe siècle s'appuyant sur l’étude de l’art de l’Antiquité classique et de la Renaissance italienne[6].
Sélection d'oeuvres
[modifier | modifier le code]- Statues pour la fontaine Anspach, à l'origine dressée au centre de la place de Brouckère à Bruxelles, et ce jusqu'en 1973, puis remontée en 1981 quai aux Briques. Son travail fut terminé par d'autres sculpteurs à la suite de sa maladie qui conduisit à son décès.
- Statues au square du Petit Sablon à Bruxelles.
- Statue de Jan Breydel et Pieter De Coninck à Bruges.
- Statue de Désiré de Haerne à Courtrai.
- Buste de Louis Van Houtte, bronze, Gentbrugge.
- Buste d'homme italien, bronze, musée des Beaux-Arts de Liège.
- Volumnia, bronze, musée des Beaux-Arts de Gand, ca. 1872.
- Immortalité, bronze, musée des Beaux-Arts de Gand, ca. 1881.
Galerie
[modifier | modifier le code]- Buste de Louis Van Houtte à Gentbrugge
- Relief symbolisant le voûtement de la Senne, sur la fontaine Anspach
- John Waterloo Wilson, bronze, musée de la ville de Bruxelles, 1878
- Paul de Vigne par Auguste Rodin
Hommages et distinctions
[modifier | modifier le code]En 1906, Schaerbeek a dénommé une de ses artères rue Paul Devigne.
Les distinctions suivantes lui ont été attribuées :
- Prix de Rome 1869 ;
Chevalier de l'ordre de Léopold (Belgique) ()[7];
Officier de l'ordre de Léopold (Belgique) ().
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gand, acte de naissance n° 1098 du 26 avril 1843. Acte en néerlandais, avec les prénoms en latin, comme usité à l’époque. La déclaration de la naissance de l’enfant est effectuée par le père, Petrus De Vigne, 30 ans, sculpteur, habitant à la Twaelf Kamer Straete (rue des Douze Chambres). L’enfant, Paulus De Vigne, est né à six heures du matin le 26 avril 1843, du déclarant et de son épouse Malvina Francisca Carolina Quijo, âgée de 24 ans. Les témoins étaient Felix De Vigne, 37 ans, artiste peintre, habitant à la Lieve Straete (rue de la Lieve), et Josephine Quijo, 23 ans, bedienden (employée ou domestique), habitant à la St Sabris Straete. (Suivent les signatures) P. DeVigne Quyo, Félix De Vigne, J.Quyo.
- ↑ Paul De Vigne, sculpteur, chevaliers de l’Ordre de Léopold et de la Légion d’Honneur, né à Gand le 26 avril 1843, y domicilié, résidant à Molenbeek-Saint-Jean, chaussée d’Anvers n° 9, fils majeur de Pierre De Vigne, mort à Gand le 31 janvier 1877 (acte de décès à Gand n° 296) et de sa veuve Malvina Françoise Caroline Quijo, domiciliée à Gand et consentant au mariage de son fils par acte notarié. L’épouse est Aline Pauline Mathilde Marie Denayere, née à Gand le 19 novembre 1850 (acte de naissance à Gand n° 3353), domiciliée à Schaerbeek, rue du Progrès n° 159, veuve de Gustave Xavier Ghislain Marie Coppieters, décédé à Schaerbeek le 17 octobre 1885 (il était né à Ypres le 27 avril 1840), fille majeure de Joseph Guillaume Denayere, mort à Gand le 7 août 1880 (acte de décès à Gand n° 2480), et de sa veuve Mathilde Marie Bruneel, rentière, domiciliée à Schaerbeek, consentant au mariage de sa fille par acte notarié. Les témoins étaient Eugène Lasserre, 60 ans, générale retraité domicilié à Ixelles, cousin germain de l’épouse, Charles Struye, 48 ans, sans profession, domicilié à Gand, cousin de l’épouse, Gérard Vander Linden, 60 ans, directeur de l’Académie de Louvain, y domicilié, beau-frère de l’époux, et Edmond De Vigne, 47 ans, architecte, domicilié à Bruxelles, cousin germain de l’époux.
- ↑ Voyez Emmanuel Coppieters de ter Zaele, Paul Struye, Terlinden vicomte, Charles Van Renynghe de Voxvrie, Histoire professionnelle et sociale de la Famille Coppieters 1550-1965., Deux volumes, Tablettes des Flandres, Recueils 7 et 8, 1966 - 1968, Bruges.
- ↑ Schaerbeek, acte de décès n° 155 du 15 février 1901. Paul De Vigne, statuaire, est mort le 13 février 1901 à dix heures du soir, chaussée de Louvain n° 385, né à Gand le 26 avril 1843, y domicilié, résidant à Schaerbeek rue du Progrès n° 76, époux de Aline Pauline Mathilde Marie Denayere, rentière, fils de Pierre De Vigne et Malvina Françoise Caroline Quijot, conjoints décédés. Sur la déclaration d’Ernest Maeck, 47 ans, directeur de maison de santé, domicilié à Schaerbeek, et de Daniel Coppieters, 24 ans, avocat, domicilié à Bruxelles, beau-fils.
- ↑ Cette maison de santé se caractérisait comme suit dans diverses publications : Maison de Santé de Schaerbeek, E. Maeck, 385, chaussée de Louvain. Téléphone 1258. Cet établissement affecté au traitement des maladies mentales a été fondé en 1852. Il est construit sur un plateau élevé ; la situation hygiénique y est excellente : les locaux sont spacieux, les corps de bâtiments séparés les uns des autres avec cour et jardins spéciaux. Une ligne du tramway à vapeur relie directement l’établissement à la ville et rend les communications et les visites faciles. Un médecin spécial est attaché à la maison. Les malades des deux sexes y sont admis et traités à des prix modérés. Vastes appartements – Salons particuliers – Promenades à la campagne. Traitement hygiénique et moral.
- ↑ « Immortalité, circa 1881 », sur musée des Beaux-Arts de Gand (consulté le )
- ↑ Rédaction, « Nominations », Le Bien Public, no 39, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Mariette Fransolet, Le sculpteur Paul de Vigne, 1843-1901. Étude biographique et catalogue des œuvres, 2 volumes, Bruxelles, Palais Des Académies, 1960, à lire en ligne en format PDF sous les liens suivants pour l'étude et pour les œuvres .
- Edmond Marchal, Notice sur Paul De Vigne, Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 1908, Bruxelles, à lire en ligne sous le lien .
- Jacques van Lennep, Notice Paul De Vigne, dans la Nouvelle Biographie nationale, tome 3, p. 143, à lire en ligne sous le lien .
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :