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Peter Bürger

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Peter Bürger, né le à Hambourg et mort le à Berlin, est un professeur allemand de littérature[1],[2]. Critique de la néo-avant-garde[3], il est surtout connu pour ses ouvrages sur l'avant-garde (1970, 1974, 2014, 2017) et pour son Sartre : une philosophie du comme-si (2007)[4].

Peter Bürger naît à Hambourg en 1936. Sa mère était danseuse et professeure de gymnastique, son père - sculpteur[2]. En 1955-1959, il fait les études de langues et littératures allemandes et romanes à l’Université de Hambourg et de Munich. En 1959-1963, il est maître de conférences aux universités de Montpellier et de Lyon[5]. En 1964-1970, il travaille comme assistant de recherche à l’Université de Bonn, jusqu'à l'habilitation à diriger des recherches de l’Université d’Erlangen obtenue en 1970[6].

Peter Bürger fut professeur au département d'études romanes de l'Université de Brême en 1971-1998[2]. Il se fait connaitre en 1970, après son doctorat portant sur les comédies de Pierre Corneille et avec son ouvrage Études sur le problème de la littérature d’avant-garde consacré au surréalisme français qui parait l'année suivante[7]. Dans sa conception du surréalisme, il se réfère à l'essai sur le surréalisme de Walter Benjamin Der Surrealismus. In: Die literarische Welt (1929), et sur Regard rétrospectif sur le Surréalisme (Rückblickend auf den Surrealismus) d'Adorno[7]. Sa Théorie de l'avant-garde, publiée en 1974, devient l'une des œuvres les plus importantes de la décennie dans le domaine philosophique. Le cœur de cet ouvrage réside dans la question du rapport entre les arts et la vie moderne. L’art peut-il promouvoir, improviser et expérimenter une réalité qui n’existe pas encore [2]? En 1998, année de sa retraite, son étude La Disparition du sujet explore l’univers entre Montaigne et le montage moderne. Professeur émérite, Peter Bürger vivait à Berlin et continuait d'écrire, notamment ses analyses artistiques pertinentes sur la prise de conscience de la crise au sein du maniérisme et du modernisme[2].

Vie privée

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Il était marié à Christa Bürger (1935-2025), professeure à l'Institut de langue et de littérature allemandes de l'université de Francfort de 1973 à 1998, avec laquelle il a coécrit plusieurs ouvrages[8].

Distinction

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Peter Bürger obtient la médaille Carl-Friedrich-Gauß en 2006 pour services rendus exceptionnels dans le domaine de la littérature, l’esthétique et la philosophie de la modernité[6].

Œuvres traduites en français

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  • La Prose de la modernité Prosa der Moderne »], trad. de Marc Jimenez, Paris, Éditions Klincksieck, coll. « Esthétique », 1994, 419 p. (ISBN 2-252-02957-9)
  • Théorie de l’avant-garde Theorie der Avantgarde »], trad. de Jean-Pierre Cometti, Paris, Éditions Questions théoriques, coll. « Saggio Casino », 2013, 199 p. (ISBN 978-2-917131-26-8)[9],[10]
  • (en) Peter Bürger, Bettina Brandt et Daniel Purdy, « Avant-Garde and Neo-Avant-Garde: An Attempt to Answer Certain Critics of 'Theory of the Avant-Garde' », New Literary History, The Johns Hopkins University Press, vol. 41, no 4, , p. 695-715 (ISSN 1080-661X, DOI 10.1353/nlh.2010.0034, lire en ligne)

Pour approfondir

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Notes et références

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  1. (de) « Thomas Hettche zum Tod von Peter Bürger "Ein eleganter Denker" », sur Deutschlandfunk,
  2. 1 2 3 4 5 (de) Lothar Müller, « Peter Bürger ist gestorben », Süddeutsche Zeitung, (lire en ligne)
  3. Roland Innerhofer: Historische Avantgarde und österreichische Neoavantgarde (Avant-garde historique et néo-avant-garde autrichienne, Cours magistral, Université de Vienne 2018)
  4. Note de critique 2008
  5. (de) Willi Oelmüller, Kolloquium Kunst und Philosophie, vol. 2, Schöningh, (lire en ligne), p. 379
  6. 1 2 (de) Klaus-Dieter Ertler, Romanistik als Passion: Sternstunden der neueren Fachgeschichte, Lit, , 379 p. (ISBN 9783643509635, lire en ligne), p. 341
  7. 1 2 Wolfgang Asholt, « Reconnaissance (manquée) : la réception (tardive) de Peter Bürger en France », Regards croisés, OpenEdition Journals, no 15, (lire en ligne)
  8. « Wir trauern um unsere Autorin Christa Bürger — Wallstein Verlag » [« Nous pleurons la disparition de notre autrice Christa Bürger »], sur www.wallstein-verlag.de, (consulté le )
  9. Maxime Morel, « Instaurer, à partir de l’art, une nouvelle pratique de la vie », sur Nonfiction.fr (consulté le )
  10. 1984 traduction en anglais de la deuxième édition (1980) par Michael Shaw
  11. Richard John Murphy, « Theorizing the Avant-Garde », sur Google Books (consulté le )

Liens externes

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