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Robert William Service

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Robert William Service
Description de cette image, également commentée ci-après
Robert W. Service en 1905.
Nom de naissance Robert William Service
Alias
Kipling canadien
Naissance
Preston, Angleterre, Royaume-Uni
Décès (à 84 ans)
Lancieux, Côtes-du-Nord, France
Nationalité Canadien
Profession
Distinctions
Ascendants
Robert Service (senior)
Conjoint
Germaine Bourgoin
Descendants
Charlotte Service-Longépé

Robert William Service (né le à Preston et mort le à Lancieux) est un poète-romancier canadien-anglais, particulièrement connu et étudié dans les pays anglophones pour ses nombreux écrits d'aventure concernant le Grand Nord canadien qui lui vaudront le titre de « Barde du Yukon », puis le surnom de « Kipling canadien »[1].

Jeunesse écossaise

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Plaque près de son lieu de naissance à Preston

Aîné d'une fratrie de dix enfants, Robert William Service naquit à Preston, en Angleterre mais passa son enfance en Écosse à Kilwinning chez son grand-père paternel receveur des Postes. Doté d’une nature indépendante, timide et porté à la rêverie, il se passionnera rapidement pour la littérature et la poésie qui imprégneront durablement son caractère. À six ans, il écrira son premier poème en parodiant le bénédicité que devait réciter son grand-père avant le repas.

À l'âge de neuf ans, il rejoint ses parents à Glasgow où il fera la connaissance de ses nombreux frères et sœurs. Il fréquentera l'école Hillhead School. Élève frondeur et particulièrement indiscipliné, il est renvoyé de son école à 14 ans et il entre comme employé dans une banque de Glasgow. Pendant ses loisirs, il se passionnera respectivement pour la poésie, le sport, le théâtre et la politique. Il tenta de reprendre des études et fréquenta l'université de Glasgow mais sans succès.

Lassé de son travail routinier dans la banque, son gout pour l'aventure et la nature étant les plus forts, il décide d’émigrer à vingt-deux ans pour le Canada avec l’espoir de devenir cow-boy.

Le poète vagabond

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Robert Service arrive à Montréal en 1896 avec seulement 5 dollars en poche, juste assez pour un billet de train lui permettant de traverser le Canada jusqu'en Colombie-Britannique où il travaille comme journalier dans une ferme. Cette existence bien loin de ses rêves passés le pousse à partir à l'aventure en Californie.

Pendant deux ans, il vagabondera à travers les États-Unis et jusqu’au Mexique avec son baluchon pour seul compagnon mais en s’imprégnant de l'atmosphère particulière de l'Ouest américain. Au gré des circonstances, il exercera différents métiers tels que : bucheron, tunnelier, vacher, cueilleur d’oranges, homme sandwich, laveur de vaisselle, précepteur afin d'avoir de quoi manger. Au fil de son errance, Il composera ses premiers poèmes qui paraitront dans des journaux locaux.

Tombé dans une grande misère et après avoir fréquenté l'Armée du Salut, il décide de retourner au Canada, sur l'île de Vancouver où pendant plusieurs années, il retrouve un travail de vacher puis de boutiquier commerçant avec les Indiens locaux. Lors d’un bal, Robert tombe amoureux d'une jeune institutrice. En dépit des serments réciproques et des efforts répétés de Robert pour acquérir une meilleure situation sociale, la jeune femme inconstante rompt au profit d’un autre prétendant.

À 30 ans, sans argent et de nouveau à un tournant de son existence, Robert franchit les portes de la Canadian Bank of Commerce de Vancouver pour postuler à un emploi stable. À son grand étonnement, il est engagé et il part travailler à Victoria puis à Kamloops. Quand Robert apprit que la banque recherchait des volontaires pour travailler dans les agences du Grand Nord canadien, il propose alors sa candidature espérant découvrir les nouveaux horizons dont on lui a tant vanté les beautés.

À Whitehorse, l’atmosphère particulière des grands espaces sauvages, alimentée par les récits épiques des anciens chercheurs d’or, jette les premières étincelles qui éveilleront son talent de versificateur. Robert W. Service mena une vie très plaisante au Yukon. Même s'il participait à toutes les manifestations sociales de Whitehorse, il aimait surtout être seul et se promener dans les bois, goûtant la vaste solitude du Nord. Robert publia ses premiers poèmes à ses frais afin de les offrir à ses amis, mais le destin en décida autrement. En 1907, il deviendra le « Barde du Yukon » et sa renommée s’étendra bien au-delà des frontières du Canada.[2]

Robert est muté à Dawson City en 1908, mais il démissionne un an après, désireux de se consacrer pleinement à l’écriture. Il loue une cabane de rondins à quelques mètres de celle jadis habitée par Jack London. C'est là qu'il compose son célèbre roman sur la ruée vers l'or du Klondike : The Trail of 98, publié en 1910, qui sera plus tard adapté au cinéma muet.

La soif de voyage

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La recherche de l'inspiration entraine à nouveau Robert sur les routes de l’aventure. Il part à la découverte de la côte Est des États-Unis, en passant par New York et la Louisiane, suivi de Cuba. Puis fatigué par son périple, Robert passe l’hiver chez ses parents qui avaient émigré près d'Edmonton au Canada. Au printemps 1911, répondant à l’appel irrépressible des vastes horizons sauvages du Grand Nord, Robert décide de retourner à Dawson en prenant l'ancienne route des "Yukoners", afin de prouver sa légitimité en tant que poète de la ruée vers l’Or. Il s’est ensuivi un périple incroyable de 3 200 kilomètres à pieds, en diligence, en bateau à vapeur et en canoë de l’Alberta jusqu’à la mer de Beaufort, franchissant le cercle arctique pour enfin atteindre Dawson City.

Période française

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En 1912, éclate en Europe la guerre des Balkans. Le Toronto Star lui demande s’il veut s’y rendre comme correspondant de guerre. Il accepte immédiatement et quitte son cher Yukon, où il aura vécu durant sept années. Nous le retrouverons à Istanbul avec le Croissant-Rouge, puis en Roumanie, en Hongrie et enfin à Vienne. En , il arrive à Paris où il mène une vie de bohème tout en fréquentant les cercles à la mode. Il y rencontre Blasco Ibanez, G. Burgess, J. Stephens, et des peintres tels que Kees Van Dongen, Lioubov Popova ou le couple Armington avec qui il restera lié d’une amitié indéfectible. Quelques mois plus tard, Robert tombe amoureux d'une jeune Parisienne. Lors de leur voyage de noces, les jeunes mariés explorent la Côte d'Émeraude à bicyclette : Dinard, Saint-Lunaire, Saint-Briac et Lancieux, qui le séduit plus particulièrement. En 1913, il y achète en bord de mer une maison qu'il nomme Dream Heaven. Il y séjournera tous les ans en été jusqu'à son décès[3].

La Première Guerre mondiale étant déclarée, Robert W. Service, veut s'engager, par patriotisme, mais son incorporation dans le service actif lui est refusée car il est trop âgé et souffre de varices aux jambes. Il réussit à se faire engager comme volontaire dans un corps d’ambulanciers américains nouvellement constitué par la Croix-Rouge. Sur le front, au Nord de la France, il est sous le feu de l’artillerie allemande. Après la guerre, il est décoré de quatre médailles. Ses années de guerre l’inspireront pour écrire Rhymes of a Red Cross Man.

En 1919, il séjourne à Monaco qui lui inspire un roman sur l'univers du jeu au mythique Casino The Poisoned Paradise. A Romance of Monte-Carlo (« Le Paradis empoisonné. Un roman de Monte-Carlo »), publié en 1922. Cette œuvre s’inscrit dans la veine du roman populaire d’aventures. Le roman eut un grand succès, tout comme son adaptation cinématographique. C'est également un document intéressant sur Monaco durant les « Années folles ».

Pendant l'entre-deux-guerres, sa passion des voyages le conduit de nouveau du Canada, aux États-Unis, à