Stade Gaston-Gérard
| Surnom |
GG |
|---|---|
| Nom complet |
Parc des Sports Gaston-Gérard |
| Adresse |
| Ouverture | |
|---|---|
| Créateurs | |
| Rénovation |
| Clubs résidents | |
|---|---|
| Propriétaire | |
| Administration |
Ville de Dijon (d) |
| Surface |
Pelouse naturelle[1] |
|---|---|
| Capacité |
18 688[2]. |
| Affluence record |
2 juin 2019 : Dijon FCO - RC Lens avec 15 367 spectateurs. |
| Coordonnées |
|---|
Le stade Gaston-Gérard est un stade de football français situé à Dijon, dans le quartier Montmuzard, inauguré en 1934. Il est utilisé pour les rencontres du club de football du Dijon FCO. Le stade servait également de terrain d'athlétisme avant ses travaux d'agrandissement entre et .
Histoire
[modifier | modifier le code]Parc omnisports
[modifier | modifier le code]Construit dans les années 1930 sous l'impulsion de Gaston Gérard, député-maire de Dijon de 1919 à 1935, le stade est inauguré en 1934 par le président de la République Albert Lebrun. Il ne prend le nom du maire qu'en 1969, à la suite de la mort de ce dernier la même année.
D'une capacité d'origine d'environ 10 000 places, le parc des sports s'équipe d'éclairage nocturne en 1974 lors de l'ascension du club de foot dijonnais (à l'époque Cercle Laïque Dijonnais) en National. Accueillant également des meetings d'athlétisme, le stade était jusqu'à sa rénovation un parc omnisport. Il restera comme le lieu d'un des records de Sergueï Bubka qui effectua un saut à la perche de 6,11 m le . Désormais, le Parc des Sports est seulement utilisé pour les rencontres du Dijon FCO.
Rénovation et agrandissement du stade
[modifier | modifier le code]Assez vétuste et peu confortable, le stade fait l'objet d'un important projet de rénovation qui débute le . Le projet initial, conçu par l'atelier d'architecture Michel Rémon, a pour but de construire des tribunes uniformes, reliées dans les angles, avec un anneau de gradin pour le grand public et des loges sous le toit faisant le tour du terrain[3].

Tribune Nord
[modifier | modifier le code]
- : début des travaux de la tribune Nord. Durée : 2 ans et 8 mois.
- [4] : inauguration de la tribune Nord lors de la 38e journée de Ligue 2. La construction de la tribune Nord a coûté environ 10 000 000 €[5].
En 2012, Les Lingon's Boys, club de supporters du DFCO, s'installe au centre de la tribune derrière les buts. En , la tribune Nord se nomme désormais la tribune Dijon Céréales. En , la tribune Nord se nomme désormais la tribune IPS. En , la tribune Nord redevient la tribune Nord.
La tribune Nord compte 5 522 places.
- volée basse : 1 600 places
- 1 600 places debout
- volée intermédiaire : 3 568 places
- bloc 22 : 456 places
- bloc 23-1 : 894 places
- bloc 23-2 : 883 places
- bloc 23-3 : 886 places
- bloc 24 : 449 places
- volée haute (VIP) : 354 places
Tribune Sud
[modifier | modifier le code]- : début des travaux de la tribune Sud. L'ancien virage sud, qui accueillait les visiteurs sur des gradins en béton à ciel ouvert, est entièrement détruit. Durée : 2 ans et 4 mois.
- : inauguration de la tribune Sud lors de la 13e journée de Ligue 2. La construction de la tribune Sud a coûté environ 11 700 000 €[5].
En , la tribune Sud se nomme désormais la tribune Rougeot, par le biais du naming[6]. En , la tribune Sud se nomme désormais la tribune Delin, par le biais du naming[6].
La tribune Sud compte 5 447 places.
- volée basse : 1 600 places
- 1 600 places debout
- volée intermédiaire : 3 591 places
- bloc 9 : 459 places
- bloc 10-1 : 894 places
- bloc 10-2 : 882 places
- bloc 10-3 : 897 places
- bloc 11 : 459 places
- volée haute (VIP) : 256 places
Tribune Est
[modifier | modifier le code]Le , le Grand Dijon dévoile lors d’une conférence de presse le projet final concernant la destruction de la tribune Marathon et la construction d'une nouvelle tribune en lieu et place, réalisée par le cabinet Jean Guervilly. Cette réalisation diffère de celle prévue originellement par le cabinet Rémon et qui devait être dans la continuité des tribunes nord et sud. Le coût de ces nouveaux travaux a été estimé à 20 millions d'euros, avec une couverture des angles[7]. Les travaux de démolition de l'ancienne tribune ont été effectués à l'été 2015 et la livraison de la nouvelle tribune est prévue le . Cette nouvelle tribune porte le nom de tribune Caisse d'Épargne, via, à nouveau, un parrainage[8]. La partie basse de la tribune est ouverte au public le , à l'occasion d'un match contre le Paris SG[9],[10].
La tribune Est compte 4 740 places.
- volée basse : 2 707 places
- bloc 16 (officielle basse) : 532 places (259 places en bas + 273 places en haut)
- bloc 18 (centrale basse) : 521 places (249 places en bas + 272 places en haut)
- bloc 14 (centrale basse) : 516 places (232 places en bas + 284 places en haut)
- bloc 20 (latérale basse) : 559 places
- bloc 12 (latérale basse) : 579 places
- volée intermédiaire : 240 places
- de nombreux espaces d’hospitalité
- 20 loges
- une boutique flambant neuve
- les bureaux des services administratifs
- des locaux dédiés aux stadiers et personnel d’accueil
- volée haute : 1 793 places
- bloc 17 (officielle haute) : 381 places
- bloc 19 (centrale haute) : 311 places
- bloc 15 (centrale haute) : 311 places
- bloc 21 (latérale haute) : 396 places
- bloc 13 (latérale haute) : 394 places

Tribune Ouest
[modifier | modifier le code]La tribune Ouest se nomme désormais la tribune Doras.
La tribune Ouest compte 2 979 places.
- bloc 1 (visiteurs) : 748 places
- bloc 2 : 387 places
- bloc 3 : 103 places
- bloc 4 : 165 places
- bloc 5 : 193 places
- bloc 6 : 165 places
- bloc 7 : 373 places
- bloc 8 : 796 places (229 places en bas et 567 places normales)
- places supérieures : 49 places
Le stade Gaston-Gérard dispose désormais, d'une capacité de 15 488 places[2].
Centre de formation
[modifier | modifier le code]Le centre de formation du DFCO a été inauguré le en présence des représentants du Grand Dijon et du conseil régional de Bourgogne, partenaires financiers de cet équipement situé au stade des Poussots. Pour la première saison, 22 jeunes joueurs venus de la France entière ont été sélectionnés. Ce nouveau centre marque une étape importante dans l’évolution du DFCO, qui pourra ainsi constituer un vivier de jeunes talents pour son équipe professionnelle.
Chronologie
[modifier | modifier le code]- : inauguration du Parc des sports par le président de la République Albert Lebrun.
- 1969 : après la mort de Gaston Gérard, le stade est baptisé de ce nom en l'honneur du principal artisan de sa construction.
- 1974 : installation de l'éclairage.
- 1988 : couverture de la tribune Est.
- 1990 : construction des loges en tribune Ouest.
- : début des travaux de rénovation du stade.
- : inauguration de la tribune Nord (Suez) lors de la dernière journée du championnat de Ligue 2 2008-2009.
- : inauguration de la tribune Sud lors de la 13e journée de Ligue 2 2010-2011.
- : première utilisation du site en match de Ligue 1 (DFCO vs Stade rennais).
- : inauguration de la tribune Est lors de la 6e journée de Ligue 1 2017-2018.
Football
[modifier | modifier le code]Matchs notables
- : affluence record de 15 869 places vendues sur 16 099 places durant le match Reims-Alès, dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe de France de football 1961.
- : premier match du DFCO en CFA face au FC Metz B (7-1).
- : premier match du DFCO en National face au Grenoble F38 (1-1).
- : premier match du DFCO en Ligue 2 face à Angers SCO (1-0).
- : l'équipe de France de football féminin vient jouer au Parc des Sports un match amical de préparation au Championnat d'Europe de football féminin 2009 contre l'équipe de Suisse de football féminin qu'elle bat 2-0.
- : record absolu d'affluence en Ligue 2 face à l'US Boulogne CO (1-1) avec 14 405 spectateurs.
- : premier match du DFCO en Ligue 1 face au Stade Rennais FC (1-5).
- : Match caritatif "La Decennie Des Champions" au profit de la recherche sur Alzheimer. Sont présents entre autres Robert Pires, Christophe Dugarry, Lilian Thuram, Sylvain Wiltord, ainsi que les entraineurs Aimé Jacquet & Jacques Santini. Just Fontaine en invité d'honneur et Jean-Michel Aulas pour diriger la journée.
- : l'équipe de France espoirs de football joue pour la première fois à Gaston-Gérard en vue des qualifications pour l'Euro 2019 espoirs contre la Slovénie (nul 1-1).
- : premier match du DFCO féminin en Division 1 face à l'Olympique Lyonnais (0-4).
- : record absolu d'affluence en Division 1 féminine face à l'Olympique Lyonnais (0-0) avec 5 064 spectateurs.
- : record absolu d'affluence en Ligue 1 face au RC Lens (3-1) avec 15 367 spectateurs.
- : l'équipe de France féminine de football affronte la Suède dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2025[11] (victoire 2-1 devant 12 317 spectateurs).
- : premier match amical mixte confrontant deux équipes du DFCO (DFCO rouge 6-4 DFCO blanc) sur deux mi-temps de trente minutes.
- : l'équipe de France féminine de football affronte la Pologne dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2027 (victoire 4-1 devant 8 707 spectateurs).
- : record absolu d'affluence en National 1 face au FC Sochaux-Montbéliard (0-0) avec 14 520 spectateurs.
Athlétisme
[modifier | modifier le code]- : Sergueï Bubka, légende de l'athlétisme, bat avec 6,11 m son 30e record du monde au saut à la perche lors du meeting de Dijon.
Culture populaire
[modifier | modifier le code]- : Bob Marley s'y produit[12].
- 2024 : il sert de décor à la série La Fièvre, produite par Canal+.
Polémique de 2011
[modifier | modifier le code]
La première accession en Ligue 1 du DFCO en 2011 incite la presse locale à se pencher sur le Parc des Sports et sur l'ancien maire qui lui a donné son nom. Le journaliste Jérémy Demay publie ainsi en dans La Gazette de Côte-d'Or un article où il évoque les activités de Gaston Gérard pendant l'Occupation[13]. L'ancien maire de Dijon a alors souhaité retrouver son siège de maire de Dijon perdu en 1935, au point de fréquenter des milieux collaborationnistes. Le journaliste rappelle qu'à la Libération, Gaston Gérard a été condamné à une peine d’inéligibilité. Puis une autre journaliste prétend que l'ancien maire a aussi été frappé d’indignité nationale en raison de sa collaboration avec le régime de Vichy[14]. Ces affirmations incitent en 2011 le maire de Dijon à consulter l'Académie de Dijon sur ce sujet. Un membre de celle-ci, Gilles-Antoine Bertrand, a mis les choses au point dans un article, « Gaston Gérard : quelques repères ( - ) », paru dans les Mémoires de l'Académie de Dijon de 2011-2012[15]. L'auteur remarque que, sous l'Occupation, Gaston Gérard n'a publié qu'un article dans la presse locale, dans lequel il ne mentionnait pas le maréchal Pétain et ne disait rien d'une collaboration avec les Allemands. Aucun document n'indique qu'il ait été condamné à l'indignité nationale à la Libération : sinon, il n'aurait pas pu continuer à exercer sa profession d'avocat, jusqu'à sa mort, et il n'aurait pas pu porter sur sa robe les insignes de commandeur de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1914-1918.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Stade Gaston-Gérard à Dijon : la pelouse retrouve des couleurs », sur BienPublic.fr, .
- 1 2 DFCO, « Le Stade Gaston Gérard ».
- ↑ « Stade Gaston-Gérard à Dijon (21) », sur ArchiListe.fr (consulté le ).
- ↑ « Photos du stade de Dijon : Stade Gaston-Gérard », sur Stades-spectateurs.com, consulté le 15 septembre 2015.
- 1 2 « Stades de football », sur Stades-spectateurs.com (consulté le ).
- 1 2 « DFCO - Jovial passera l’automne en Chine », sur GazetteInfo.fr, .
- ↑ Roald Billebault, « Le stade Gaston-Gérard se dévoile », sur GazetteInfo.fr, .
- ↑ « DFCO : le nom de la nouvelle tribune est dévoilé », sur BienPublic.fr, .
- ↑ « Dijon : la nouvelle tribune Est du stade Gaston-Gérard a ouvert ses portes samedi soir », sur BienPublic.fr, .
- ↑ « Dijon : et soudain, la nouvelle tribune s'est parée de rouge et de noir », sur BienPublic.fr, .
- ↑ « France-Suède à Dijon le 12 juillet », sur FFF.fr, (consulté le ).
- ↑ « Il y a 31 ans, Bob Marley soulevait les foules à Dijon », sur bienpublic.com, (consulté le ).
- ↑ Anne Duvivier, « La mémoire qui flanche », sur Club de Mediapart (consulté le ).
- ↑ « Faut-il rebaptiser le stade ? », sur bienpublic.com, (consulté le ).
- ↑ Gilles-Antoine Bertrand, « Gaston Gérard : quelques repères (16 juin 1940 - 6 août 1953) », Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Tome 147, 2011-2012, p. 165-172.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative au sport :
- Site officiel du DFCO
- Prises de vues du stade en septembre 2020
- Playlist de vidéos de la construction de la tribune Est