Vittorio Arminjon
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| Nom dans la langue maternelle |
Vittorio Arminjon |
| Nationalité |
sarde (à partir de ) |
| Activité |
Officier de marine |
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| Père | |
| Fratrie |
Charles Arminjon Ernest Arminjon (d) Albert Arminjon (d) |
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Victor Arminjon, en italien Vittorio Arminjon, né à Chambéry le et mort le à Gênes, est un officier passé de la marine sarde à la marine impériale française, puis à la marine royale italienne. Il est chargé de 1865 à 1866 de faire le premier tour du monde de la marine de guerre italienne.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origine et mariage
[modifier | modifier le code]Victor-François Arminjon naît le à Chambéry (duché de Savoie)[1],[2],[3]. Il est le fils du sénateur savoyard Mathias Arminjon et de Henriette Dupuy[1],[2],[3],[4]. Il a trois frères dont le chanoine et prédicateur Charles Arminjon[4].
Il se marie le à Enrichetta Alli-Maccarani, fille de Silvio, marquis Alli Maccarani, général.
Carrière
[modifier | modifier le code]Admis à l'école royale de marine de Gênes à l’âge de douze ans[1], le , Arminjon est fait garde-marine de 2e classe en 1846, puis de 1re classe en juin de l'année suivante[3],[5]. Il se trouve aux côtés de ses compatriotes et futurs vice-amiraux Simon-Antoine Pacoret de Saint-Bon et Ernest Martin-Franklin[1]. Il participe à la guerre pour l'indépendance et l'unité de l'Italie dans les eaux de l'Adriatique (1848-1849). Il est fait lieutenant de vaisseau de 2e classe le , et de première classe le [5].
Le , alors que le duché de Savoie est uni à la France, il démissionne de la marine sarde afin d'intégrer la marine impériale française comme lieutenant de vaisseau[3],[5]. Il y exerce des commandements sur la Zénobie puis sur l'Asmodée. Un essai sur les boulets creux à percussion lui vaut alors sa nomination de chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur, le [5].
En 1861, il décide finalement de conserver la nationalité sarde[6] et réintègre l'État-major de la marine royale italienne[3],[5]. Il est nommé capitaine de frégate le suivant[5]. En , est nommé à la tête de l'école des officiers canonniers de la Marine qui vient d'être créée à Naples. Il est fait capitaine de frégate de 1re classe, le [5].
Il effectue, entre 1865 à 1868, le premier tour du monde de la marine de guerre italienne à bord du Magenta, où chargé de lettres de créance de ministre plénipotentiaire du roi Victor-Emmanuel II d'Italie, il réalise les premiers traités avec la Chine et le Japon[7]. Il conduit la frégate Regina de Naples à Montevideo où il prend le commandement de la corvette à vapeur Magenta avec laquelle il entreprend le premier tour du monde de la marine de guerre italienne. Le , il signe à Edo le premier traité de commerce entre l'Italie et le Japon et, le , à Pékin, le premier traité avec la Chine.
Nommé commandeur de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en , il est promu capitaine de vaisseau de 2e classe le suivant, puis de première classe le [5]. De retour en Italie, il exerce les fonctions de directeur des armements puis est nommé commandant de l'école royale de marine. Nommé contre-amiral en 1876, arbore son pavillon sur le cuirassé Roma (it) dont le port d'attache est La Spezia.
Vie civile
[modifier | modifier le code]Le , il est élu membre correspondant de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie[1],[8].
De confession catholique, il est l'objet d'une cabale s'inscrivant dans le contexte de la lutte du royaume d'Italie contre le Saint-Siège qui le conduit à écrire au Ministre de la Marine une lettre qui sera interprétée comme une offre de démission[9]. Il essaie sans succès de faire annuler cette décision et se retire à Gênes où il siège au conseil municipal presque sans interruption de 1877 jusqu'à sa mort, apaprtenant au groupe catholique de la municipalité[3].
Pendant les vingt dernières années de sa vie, il se livre à de nombreuses études sur l'économie et la chimie agricole, le terrain de ses observations et expériences se composant de deux domaines qu'il possédait en Piémont.
En 1882, à l'occasion du quatrième centenaire de l'entrée du génois Christophe Colomb au service d'Isabelle de Castille, l'amiral Arminjon reçoit du roi Alphonse XII d'Espagne la Grand'Croix du mérite naval espagnol.[réf. nécessaire]
Victor Arminjon meurt le , à Gènes[6],[10]. Une petite plaque rappelle son souvenir sur la tombe familiale, à Chambéry[6].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Publications
[modifier | modifier le code]Il publie de nombreux ouvrages sur « l'art nautique et ses applications, sur l'artillerie, la tactique navale, la défense des côtes »[11].
- Il Giappone e il viaggio della corvetta Magenta del 1866, Genova 1869
- La China e la Missione italiana del 1866, Firenze 1885, à l'occasion d'un voyage en Chine et au Japon
Postérité
[modifier | modifier le code]Une rue porte son nom à Rome (Via Vittorio Arminjon).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 Borson, Nécrologie (1897), p. 175.
- 1 2 (it) Sandro Bassetti, Colonia italiana in cina, Lampi di stampa, , 400 p. (ISBN 978-8-84881-656-4, lire en ligne), p. 387-389.
- 1 2 3 4 5 6 (it) « Vittorio Arminjon », dans Enciclopedia Treccani, Rome, Istituto dell'Enciclopedia Italiana (lire en ligne).
- 1 2 Laurent Morand, Les Bauges : histoire et documents : Peuple et Clergé (IIIe volume), Chambéry, Imprimerie savoisienne, , 684 p. (lire en ligne), p. 333.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 François Miquet, « Les Savoyards au XIXe siècle - Les premiers présidents et les procureurs généraux », Revue savoisienne, , p. 213 (lire en ligne).
- 1 2 3 Monique Dacquin, « Ces Chambériens qui ont opté pour le Piémont en 1860 », Dossiers thématiques, sur ssha.fr, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (consulté en ).
- ↑ (it) Ciro Paoletti, La marina italiana in Estremo Oriente : 1866-2000, Ufficio storico della marina militare, (ISBN 978-8-89848-546-8), p. 200, « Al comando del Magenta e munito delle credenziali di ministro plenipotenziario del Re , tra il 1865 e il 1868 stabili i primi contatti e concluse i primi trattati dell'Italia con Giappone e Cina ».
« Primo trattato di amicizia, commercio e navigazione con la Cina. Accadde il 26 ottobre 1866 », série La nostra Storia, sur le site de la Marina Militare (lire en ligne). - ↑ « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie
- ↑ L'Eco d'Italia, 6 février 1897, Chronache del Mare, éditorial du 21 février 1897, Il Cittadino, 5 février 1897
- ↑ Borson, Nécrologie (1897), p. 173.
- ↑ Borson, Nécrologie (1897), p. 174.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Henri Arminjon, Histoire d'une famille de Savoie : les Arminjon, impr. Dugas et Cie, (Chambéry), 1972 (342 pages).
- M. le général Borson, « Séance du 11 mars 1897 - Notice nécrologique - Le contre-amiral Victor Arminjon (1830-1897) », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, t. 9, , p. 171-198 (lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la recherche :
- Famille Arminjon
- Amiral italien du XIXe siècle
- Militaire français du XIXe siècle
- Commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1860
- Membre correspondant de l'Académie de Savoie
- Naissance en octobre 1830
- Naissance à Chambéry
- Décès en février 1897
- Décès à 66 ans
- Décès à Gênes