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Sur un nouveau minéral (ambatoarinite) de Madagascar;
Par M. A. Lacroix.
Les recherches que j'ai poursuivies pendant une dizaine d'années, sur toute l'étendue de la Chaîne dés Pyrénées, m'ont conduit à montrer que, dans cette région, les modifi¬ cations subies parles sédiments sous l'influence des magmas éruptifs qui ont donné naissance aux granites, aux lherzo-lites, aussi bien qu'aux ophites, ne sont pas seulement de naturephysique, mais que, dans un grand nombre de cas, — je ne dis pas dans tous les cas, — elles portent l'empreinte d'actions chimiques dues à des apports d'origine profonde. La démonstration est particulièrement probante dans le cas des calcaires, quand les minéraux néogènes qui s'y sont développés renferment des éléments chimiques n'existant pas de toute évidence dans les sédiments intacts : tel est, par exemple, le cas des roches métamorphiques riches en bore (abondance de l'axinite), formées aux dépens des calcaires dévoniens des Hautes-Pyrénées en contact avec le granite. J'ai cherché en outre à mettre en évidence la continuité exis¬ tant entre la formation des minéraux métamorphiques dans la roche sédimentaire elle-même et de ceux développés dans les fentes de cette dernière ou même de la roche éruptive. La distinction entre la transformation des sédiments et les phénomènes pneumatolytiques localisés dans des fentes, que veulent faire encore beaucoup de pétrographes, me semble donc injustifiée.
Parmi les nombreuses observations sur le même sujet que j'ai eu l'occasion de réunir à Madagascar, il en est une qui



















