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Aper-Anat

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Aper-Anat
Image illustrative de l’article Aper-Anat
Scarabée du roi Aper-Anat, au musée Petrie
Nom en hiéroglyphe
Aa20D21D36
N35
U33M17
Transcription Âper-Ânti
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIVe ou XVe dynastie
Fonction principale roi

Aper-Anat, Aperanat ou Âper-Ânati est un roi hyksôs de la XIVe ou de la XVe dynastie, pendant la Deuxième Période intermédiaire de l'Égypte antique, vers le milieu du XVIIe siècle. Son nom est attesté sur un scarabée conservé au musée Petrie d'archéologie égyptienne, à Londres.

Attestation

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Aper-Anat est connu uniquement par un scarabée à usage de sceau, qui est conservé au musée Petrie d'archéologie égyptienne, à Londres[1],[2]. L'inscription centrale sur le scarabée est « Héqa-Khasout Aper-Anat ».

S38X7N25
Z2
aprra
n
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Le nom d'Aper-Anat sur le scarabée est accompagné du titre de « Héqa-Khasout », qui peut se traduire par « Souverain des terres étrangères » et qui a donné le mot « Hyksôs ». Ce titre a été particulièrement donné aux premiers rois Hyksôs de la XVe dynastie. C'est sur ces bases que Ryholt propose de considérer Aper-Anat comme le deuxième souverain de la XVe dynastie[3], tout en soulignant que cette identification n'est pas certaine.

Le roi n'est pas mentionné dans ce qu'il reste du Canon royal de Turin, mais l'état fragmentaire du papyrus ne permet pas de déterminer s'il y était inscrit à l'origine. Jürgen von Beckerath l'a ainsi placé dans la XVIe dynastie[4]. Cependant, depuis l'étude de Kim Ryholt sur la Deuxième Période intermédiaire, cette dynastie est aujourd'hui considérée de manière consensuelle comme étant une dynastie thébaine[5],[6]. En conséquence, Ryholt estime qu'Aper-Anat est l'un des premiers rois hyksôs de la XVe dynastie, peut-être le deuxième monarque de cette dynastie[7]. Cette analyse a convaincu plusieurs égyptologues comme Darrell Baker[8] et Janine Bourriau[9] ; mais d'autres comme Stephen Quirke n'en sont pas convaincus[10].

Notes et références

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  1. Petrie 1917, Pl. XXI, no 15.1.
  2. Martin 1971, 30, sceau no 318.
  3. Ryholt 1997, p. 121-123.
  4. von Beckerath 1999, p. 116-117.
  5. Ryholt 1997, p. 151-162.
  6. Ben-Tor, Allen et Allen 1999, p. 65-66.
  7. Ryholt 1997, p. 125.
  8. Baker 2008, p. 60-61.
  9. Bourriau 2003.
  10. Quirke 2010, p. 56, note 6.

Bibliographie

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  • (en) Daphna Ben-Tor, Susan Allen et James Peter Allen, « Seals and Kings », Bulletin of the American Schools of Oriental Research, no 315, , p. 47–74 (lire en ligne) ;
  • (en) Darrell D. Baker, The Encyclopedia of the Pharaohs, vol. I : Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300–1069 BC, Stacey International, (ISBN 978-1-905299-37-9) ;
  • (en) Janine Bourriau, « The Second Intermediate Period (c. 1650–1550 BC) », dans Ian Shaw (dir.), The Oxford History of Ancient Egypt, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-280458-7, lire en ligne) ;
  • (en) William Matthew Flinders Petrie, Scarabs and cylinders with names, Londres, (lire en ligne), p. 15.1 ;
  • (en) Geoffrey Thorndike Martin, Egyptian administrative and private-name seals, principally of the Middle Kingdom and Second Intermediate Period, Griffith Institute, (ISBN 978-0900416019) ;
  • (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, coll. « Carsten Niebuhr Institute Publications » (no 20), , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
  • (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
  • (en) Stephen Quirke, « Ways to measure Thirteenth Dynasty royal power from inscribed objects », dans Marcel Marée (dir.), The Second Intermediate Period Thirteenth - Seventeenth Dynasties, Current Research, Future Prospects, Louvain; Walpole, MA, Peeters, coll. « Orientalia Lovaniensia Analecta » (no 192), , 55-68 p. (ISBN 978-90-429-2228-0).