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Arago (bateau)

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Arago
illustration de Arago (bateau)
L'Arago en 2023

Type Patrouilleur
Classe Lapérouse
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Quille posée
Lancement
Armé
Statut En service
Équipage
Équipage 3 officiers - 14 officiers mariniers - 13 quartiers-maîtres et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 59 m
Maître-bau 10,90 m
Tirant d'eau 3,63 m
Tirant d'air 21,40 m
Déplacement 830 t - 970 t
Propulsion 2 moteurs diesels SACM-Wärtsilä - 2 hélices
Puissance 1 840 kilowatts (2 502 ch)
Vitesse 12 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 2 mitrailleuses de 12,7 mm
Électronique 1 radar DRBN-38 - 1 radar Furuno - Système de transmissions par satellite Inmarsat
Rayon d'action 5 200 nautiques à 12 nœuds
Embarcations 2 EDO
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Brest
Indicatif P675

L’Arago (indicatif visuel P675) est un patrouilleur de service public français de type Lapérouse.

L'Arago est lancé en en tant que bâtiment hydrographique de classe Lapérouse et œuvrait initialement dans le Pacifique pour le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine jusqu'en où la Marine nationale n'a alors plus besoin de ses capacités dans la zone.

Il est alors rapatrié en métropole pour être reconverti en patrouilleur à Toulon en où il effectuera des missions de l'action de l'état en mer (AEM). Ses équipements scientifiques sont débarqués, dont les vedettes hydrographiques, il est repeint perdant sa livrée blanche pour le gris militaire, et est flanqué des bandes bleu blanc et rouge de l'AEM. Il effectuera des patrouilles en mer Méditerranée, participant à la police des pêches et au sauvetage portant notamment secours à 365 migrants en [1]. Faisant face au retrait sans remplacement des deux patrouilleurs de classe P400 La Tapageuse et La Railleuse arrivant en fin de service à Papeete, l'Arago est alors repositionné à Fare Ute. Parti le de Toulon, il rejoint la Polynésie française le [2].

Il est parrainé par l'île de Nuku Hiva depuis 1993[3] et la ville de Cannes depuis .

En 2018, il était prévu qu'il soit désarmé en 2022[4]. Cependant, en , la ministre des Armées Florence Parly décide de retarder son retrait du service, alors fixé à 2021, car le premier des deux patrouilleurs Outre-mer (POM) qui doit le remplacer n'arrivera pas à Papeete avant l'année 2023. Une analyse technique réalisée par la Marine nationale montre alors que l'Arago est encore capable d'assurer ses missions jusqu'en 2024, et repousse d'autant son désarmement[5].

Initialement repositionné à Papeete pour pallier le non-remplacement de deux P400, l'admission au service actif le du POM Teriieroo a Teriierooiterai de la classe Patrouilleur Outre-mer permet à la Marine nationale de renvoyer une nouvelle fois le patrouilleur en métropole, sans attendre l'arrivée du deuxième POM Philippe Bernardino prévue en , quinze ans après le retrait de La Tapageuse. Car si les territoires ultra-marins font faces au trou capacitaire lié au retard du remplacement des P400, il en de même sur les façades métropolitaines avec le non remplacement des Patrouilleur de Haute-Mer[6]. Ainsi, le L'Arago est alors repositionné à Brest et prolongé d'au moins 3 ans.

LArago rentre à Papeete après sa mission Aquarius 2023.
L'Arago rentre à Papeete après sa mission Aquarius 2023.

Il entre en cale sèche pour un arrêt technique de 6 mois, lors duquel d’important travaux sont menés pour lui permettre de naviguer jusqu’en 2030. Après une phase de requalification opérationnelle de son équipage, il reprend du service en août 2025, pour des missions d'assistance et de sauvetage de migrants dans le détroit du Pas-de-Calais[7].

Équipement

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Le navire est équipé de deux mitrailleuses Browning M2 de calibre 12,7 mm. Ainsi que de deux embarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération.

Électronique

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Il dispose de deux radars (de type DRBN-38 et Furuno) et d'un système de transmissions par satellite de type Inmarsat. Il est aussi équipé de plusieurs systèmes GPS ainsi que des équipements de navigation tels qu'un compas gyroscopique, un sondeur et des récepteurs NAVTEX et météo.

Les missions de l’Arago sont : « le sauvetage des personnes, la sécurité et la surveillance de la navigation, l'information des navigateurs, la sécurité des loisirs nautiques, la lutte contre les mouvements illicites, l'assistance aux pêches et contrôles, le maintien de l'ordre en mer, la lutte contre la pollution »[8].

Notes et références

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  1. « L'Arago en arrêt technique avant son départ pour la Polynésie », sur Mer et Marine, (consulté le )
  2. « Le patrouilleur Arago à poste en Polynésie », sur Mer et Marine, (consulté le )
  3. « Arrivée du patrouilleur Arago à Tahiti », sur tahitipresse.pf, (consulté le ).
  4. Vincent Groizeleau, « Papeete : Le patrouilleur Arago sera remplacé par un POM en 2022 », sur Mer et Marine, (consulté le ).
  5. La Rédaction, « Prolongation du patrouilleur Arago en Polynésie française jusqu’en 2024 », sur Ministère des Armées, (consulté le ).
  6. « Prolongé de trois ans, le patrouilleur Arago quitte Papeete pour être repositionné à Brest », sur Mer et Marine, (consulté le )
  7. Vincent Groizeleau, « Que devient le patrouilleur Arago ? », sur Mer & Marine, (consulté le )
  8. Missions tirés de la fiche du bateau sur le site de la Marine nationale.

Articles connexes

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Liens externes

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