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Armée insurrectionnelle ukrainienne

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Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA)
Image illustrative de l’article Armée insurrectionnelle ukrainienne
Devise : Slava Ukraini! Heroiam Slava !

Idéologie Nationalisme ukrainien
Ultranationalisme
Anti-communisme
Antisémitisme
Polonophobie
Russophobie
Antigermanisme
Fondation
Date de formation 1942
Date de dissolution 1954
Actions
Victimes (morts, blessés) de 60 000 à plus de 100 000 morts
Zone d'opération Volhynie, Galicie, Polésie, Podolie, Carpathes
Organisation
Chefs principaux Dmytro Klyatchkivsky
Roman Choukhevytch
Membres 25 000 à 30 000[1]
Allégeance Organisation des nationalistes ukrainiens
Branche politique Organisation des nationalistes ukrainiens–Bandera (OUN-B)
Organisation des nationalistes ukrainiens–Melnik (OUN-M)
Organisation révolutionnaire de libération du peuple (NVRO)
Répression
Considéré comme terroriste par Drapeau de l'URSS Union soviétique
Drapeau de la Pologne Pologne
Seconde Guerre mondiale
Guerre froide
Unité d'insurgés inconnue. Région de Rivne, vers 1947.
Unité d'insurgés inconnue. Région de Rivne, vers 1947.

L’Armée insurrectionnelle ukrainienne ou UPA (ukrainien : Українська повстанська армія, Ukraïns'ka povstans'ka armiya) est une armée de guérilla ukrainienne formée en , en Volhynie, et dirigée par Dmytro Klyatchkivsky et Roman Choukhevytch. Elle constitue la branche militaire de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN-B), un mouvement ultra-nationaliste dirigé par Stepan Bandera, dont le principal objectif est l'instauration d'un État ukrainien indépendant. Cet objectif, selon la déclaration fondatrice de l'OUN, « devait être atteint par une révolution nationale menée par une dictature ».

Les forces de l'UPA combattent à la fois l'armée allemande, la résistance polonaise, et les forces soviétiques. Bien que motivés initialement par un sentiment d'exclusion ethnique anti-allemand, ils finissent par collaborer avec les nazis à partir de 1944, après que ces derniers aient été chassés d'Ukraine par les troupes soviétiques[2]. L'organisation commet des massacres de masse contre les populations polonaises, qui font entre 60 000 et 100 000 victimes selon les estimations[3],[4],[5],[6],[7]. L'UPA assassine également plusieurs plusieurs milliers de Juifs en Volhynie et en Galicie orientale[8],[9]. Ces exactions sont aujourd'hui reconnues par la Pologne comme un génocide, commémoré les 11 juillet, date de l'apogée des massacres (en)[10].

En , au cours de son congrès à Cracovie, l'OUN se scinde en deux : Bandera prend la tête de la partie la plus radicale, l'OUN-B, tandis qu'Andriy Melnyk contrôle la deuxième branche, l’OUN-M. Le , au château du WawelCracovie), les membres de l'OUN-B jurent loyauté au Troisième Reich, représenté par le gouverneur général de Pologne, Hans Frank. Bandera espère ainsi, en échange de son soutien dans la guerre germano-soviétique[11] qui se prépare, l'aide de l'Allemagne nazie contre l'URSS afin de permettre l'instauration d'une Ukraine libre et indépendante.

À la suite du déclenchement de l'opération Barbarossa, l'OUN-B proclame l'indépendance de l'Ukraine le , à Lviv[1]. Cependant le régime nazi refuse de reconnaître la création d’un État ukrainien indépendant et de nombreux dirigeants de l'OUN-B sont arrêtés, puis déportés ou exécutés[1]. Bandera lui-même est incarcéré dans le quartier privilégié du camp de concentration de Sachsenhausen, de à [1]. Cette répression entraîne un revirement de l'OUN-B, qui va progressivement entrer en résistance contre les Allemands[1]. En 1942, elle fonde l'Armée insurrectionnelle ukrainienne, qui affronte à la fois les Allemands et les Soviétiques[1].

Deux autres UPA ont également existé en Volhynie. La première a été formée au printemps 1942, elle fut d'abord connue sous le nom de Sitch de Polésie et n'avait pas de lien direct avec l'OUN. Cette UPA, dirigée par Taras Borovets, avait des liens avec l'UNR en exil. Elle a par la suite été rebaptisée « Armée révolutionnaire du peuple ukrainien » en 1943, avant d'être plus tard absorbée par l'UPA de l'OUN. La seconde fut l'UPA d'Andriy Melnyk, créée au printemps 1943 ; comme la précédente, elle fut absorbée par l'UPA de Stepan Bandera en -.

Massacres contre les Polonais et les Juifs

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Des membres du groupe "Bira" capturés par des soldats de l'Armée populaire de Pologne dans la région de Zatwarnica en 1946.
Des membres du groupe « Bira » capturés par des soldats de l'Armée populaire de Pologne dans la région de Zatwarnica en 1946.
Victimes d'un massacre perpétré par l'UPA dans le village de Lipniki (pl) en 1943
Ruines de l'église de Kysylyn dans laquelle les fidèles furent massacrés par l'UPA le pendant la messe.
Monument aux victimes assassinées par l'UPA dans le cimetière de Mala Berezovytsia (en) en Ukraine.

En 1943, l'UPA adopte une politique de massacre et d'expulsion systématique de la population polonaise[12],[13]. En mars 1943, l'OUN-B impose une peine de mort collective à tous les Polonais vivant dans l'ancienne région de Kresy, correspondant au sud-est de l'ancienne Deuxième République. Quelques mois plus tard, des unités locales de l'UPA reçoivent l'ordre de Dmytro Klyachkivsky, Vasyl Ivakhov, Ivan Lytvynchuk et Petro Oliynyk de mener à bien l'opération[14].

Le nettoyage ethnique des Polonais commençe à grande échelle en Volhynie fin février de cette année-là et se poursuit jusqu'à la fin de 1944 lorsque les derniers territoires sur lesquelles ils effectuaient leurs exactions sont libérés par l'Armée rouge[13],[15]. Le 11 juillet 1943, surnommé en Pologne le Dimanche rouge de Volhynie (en), fut l'une des journées les plus meurtrières. Les unités de l'UPA, village après village, massacrent l'ensemble des civils polonais qu'ils rencontrent. Ce jour-là, elles encerclèrent et attaquèrent 99 villages et hameaux polonais dans les raïons de Kovel, Horokhiv et Volodymyr, ne laissant aucun moyen à leur population de fuir, et presque aucun survivant. Le lendemain, 50 autres villages furent pris pour cible[16]. En janvier 1944, le carnage de l'UPA s'étend à la Galicie, mais contrairement à la Volhynie, où les villages furent détruits et leurs habitants assassinés sans sommation, en Galicie orientale, les Polonais eurent parfois le choix entre fuir et mourir. Des paysans ukrainiens se joignaient parfois à l'UPA dans les violences[13], et de larges bandes de pillards armés, parfois sans lien avec l'UPA, se livraient également à des crimes contre les civils[17]. Certains civils ukrainiens, face à l'ampleur des massacres, ont cherché à protéger leurs voisins polonais, soit en les cachant lors des raids de l'UPA, soit en attestant que les Polonais étaient en réalité ukrainiens.

Les méthodes employées par l'UPA pour perpétrer les massacres étaient particulièrement brutales et commises sans discernement ni retenue. L'historien Norman Davies décrit ainsi les tueries :

Des villages furent incendiés. Des prêtres catholiques furent tués à la hache ou crucifiés. Des églises furent brûlées avec tous leurs paroissiens. Des fermes isolées furent attaquées par des bandes armées de fourches et de couteaux de cuisine. Des gorges furent tranchées. Des femmes enceintes furent tuées à la baïonnette. Des enfants furent coupés en deux. Des hommes furent pris en embuscade dans les champs et emmenés.

Au total, on estime entre 60 000 et 100 000 le nombre de civils polonais tués[3],[4],[5],[6],[7],[18]. Parmi les victimes de l'UPA figuraient aussi des ukrainiens n'adhérant pas au récit nationaliste, et qui par conséquent étaient considérés comme des traîtres[19]. Après le début des massacres, les unités de l'Armia Krajowa et les partisans ripostèrent en menant des attaques contre l'UPA et ses complices. Le , la Diète de la République de Pologne a adopté une résolution qualifiant les massacres commis par l'UPA de génocide[20].

Participation à la Shoah

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L'OUN-B a mené une politique d'infiltration de la police allemande afin d'obtenir des armes et une formation pour ses membres. Ce faisant, elle a aidé les Allemands à perpétrer la Shoah[9]. La police auxiliaire ukrainienne, travaillant pour les nazis, a joué un rôle de soutien crucial dans le meurtre de 200 000 Juifs en Volhynie et en Galicie orientale au cours du second semestre 1942. La plupart des policiers y ayant participé ont déserté au printemps suivant et ont rejoint l'UPA[21]. Avant cela, dès 1940-1941, les publications des organisations politiques ukrainiennes étaient déjà devenues explicitement antisémites[22]. L'historien Shmuel Spector a estimé en 1990 que l'UPA et l'OUN avaient conjointement traqué et tué plusieurs milliers de Juifs[8].

Début 1943, l'OUN-B entra en conflit armé ouvert avec l'Allemagne nazie. Malgré cela, les meurtres de Juifs ne cessent pas pour autant, ceux réfugiés chez des Polonais étaient souvent tués par l'UPA en même temps que leurs hôtes. Les Juifs ayant fui les ghettos pour se réfugier dans les forêts étaient aussi régulièrement tués par des membres de l'UPA[23].

Lutte contre l'Allemagne nazie

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Volodymyr Vyatrovych, Roman Hrytskiv, Ihor Derevyany, Ruslan Zabily, Andriy Sova et Petro Solod, Quartier général du district militaire -3 « Lysonya » (VO-3) de l'UPA.

Une estimation allemande indiqua que l'UPA alignait jusqu'à 100 000 soldats (d'autres estimations donnent des chiffres variant de 20 000 à 200 000 hommes). Ses hommes ont mené des raids sur des centaines de postes de police allemands et des convois militaires. Vers la fin de 1943 et au début de 1944, l'UPA contrôlait la majeure partie du territoire de Volhynie, en dehors des grandes villes, et a pu organiser les services de base pour les villageois comme les écoles, les hôpitaux et l'impression des journaux. Dans la région de Jytomyr, libérée des nazis par l'Armée rouge en - (un fort groupe de partisans soviétiques s'y installa en février et ), le général allemand - Kommissar Leyser estima que les combattants de l'UPA contrôlaient plus de 80 % des forêts et 60 % des terres agricoles.

Carte de Noël réalisée et distribuée par l'Armée insurrectionnelle ukrainienne.
Carte de Noël réalisée et distribuée par l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (з різдвом христовим = Joyeux Noël).

En , les troupes de SS allemands et les forces de police, sous le commandement du général Erich von dem Bach-Zelewski, considéré comme un expert dans la lutte contre la guérilla, tentèrent de détruire l'UPA du Nord dans la région de Volhynie lors de l'opération « BB » (Bandenbekämpfung). Ce général avait été choisi spécialement par Heinrich Himmler afin de détruire l'UPA lors de cette opération. Au cours de l'opération « BB », Bach-Zelewski avait sous ses ordres 10 bataillons motorisés de troupes SS, 10 000 hommes des forces de police polonaise et allemande, 2 régiments de l'armée hongroise, et trois Bataillons de Cosaques levés parmi les prisonniers de guerre soviétiques. Au mois d'août, cette opération s'est révélée être un échec militaire. Au cours de cette lutte, les 19 et , les unités militaires de l'UPA ont capturé le centre de Kamin Koshyrsky, battant plusieurs bataillons allemands et saisissant de grandes quantités d'armes et de munitions. Erich von dem Bach-Zelewski a été relevé de son commandement et remplacé par le général Prutzmann. En fin de compte les forces allemandes ont échoué à détruire l'UPA et à rétablir un contrôle sur les campagnes de Volhynie.

Les Carpates ont vu certains des plus lourds combats entre l'UPA et les forces allemandes à la fin de 1943 et au début de 1944, alors que l'UPA essayait de maintenir tant bien que mal le contrôle de plusieurs cols dans les montagnes. En , les bataillons Forêt Noire et Makivka de l'UPA défirent 12 bataillons allemands soutenus par l'armée de l'air allemande, dans une bataille pour le contrôle du territoire tenu par l'UPA.

En , l'OUN envoya une instruction pour « basculer complètement d'une lutte, menée contre les Allemands, vers une lutte totale contre l'Union des républiques socialistes soviétiques ».

En mai et , deux autres tentatives faites par les Allemands pour la capture de cols de montagne des Carpates ont été repoussées. Le , près du village de Nedilna, l'UPA défit une autre division allemande, et captura la totalité de son approvisionnement en colonne, dont de nombreux officiers et soldats.

Dans un compte-rendu des autorités américaines en 1948, un comité d'anciens commandants allemands du front de l'Est a affirmé que « le mouvement nationaliste ukrainien formait le plus fort mouvement de résistance en activité à l'Est, à l'exception de la Russie communiste ».

Lutte contre l'Union soviétique

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La lutte de l'UPA contre les forces soviétiques commença quand elle fut confrontée aux partisans soviétiques, fin 1942 et début 1943[24]. Au début de 1943, le chef des partisans communistes, Sydir Kovpak, s'établit en Ukraine. Au cours de l'été 1943, grâce aux armes livrées sur des aérodromes secrets, elle lance un raid de plusieurs milliers d'hommes  dont un tiers seulement d'Ukrainiens  dans les Carpates. Mais les attaques lancées par les forces terrestres et aériennes allemandes forcent Kovpak à diviser ses forces en unités plus petites ; celles-ci sont pour la plupart détruites par l'UPA dans les Carpates. En 1944, l'agent de renseignement soviétique Nikolaï Kouznetsov est capturé et exécuté par l'UPA, après être entré, sans le vouloir, dans leur camp en uniforme d'officier de la Wehrmacht.

Brochure de promotion de l'UPA. En ukrainien : за що борються українські повстанці? не за сталіна, ні за суворова, ні за гітлера, на розум хвсрого. (« Pourquoi les insurgés ukrainiens se battent-ils ? pas pour Staline, ni pour Souvorov, ni pour Hitler. Pour l'Ukraine, ni d'Iska ni de Fritz, pour toujours, indépendante ! ».

La lutte entre l'UPA et les forces militaires soviétiques commence réellement lorsque les unités de l'Armée rouge, qui progressent dans l'ouest de l'Ukraine, pénétrent sur le territoire contrôlé par la résistance. L'UPA s’efforce d'éviter les affrontements directs avec les unités régulières de l'armée soviétique, parce qu'elles sont pour beaucoup composées d'Ukrainiens, considérés comme des recrues potentielles pour l'UPA. Elle concentre en revanche ses attaques contre les unités du NKVD soviétique et contre des fonctionnaires de tous niveaux, depuis l'officier supérieur du NKVD et de l'Armée rouge jusqu'à l'enseignant et au simple employé de la poste, considérés comme des agents du pouvoir soviétique en Ukraine. L'UPA perturbe également les efforts du pouvoir pour collectiviser les terres agricoles. En , les insurgés de l'UPA blessent mortellement Nikolaï Vatoutine, le commandant de la bataille de Koursk, qui avait participé à la libération de Kiev. Plusieurs semaines après, un bataillon NKVD est annihilé par l'UPA près de Rivne. C'est le prélude à une lutte à grande échelle qui a lieu durant l'été 1944 et oppose 30 000 soldats soviétiques à l'UPA en Volhynie. Elle se solde par de lourdes pertes des deux côtés. À la fin de l'été 1945, de nombreux bataillons de taille importante de l'UPA continuaient à contrôler et administrer de vastes régions dans l'ouest de l'Ukraine.

En , Khrouchtchev lance la première des nombreuses grandes attaques soviétiques contre l'UPA, dans toute l'Ukraine occidentale, avec la participation d'au moins vingt divisions de combat du NKVD, appuyées par de l'artillerie et des unités blindées. Ils bloquent les routes et les villages et brûlent une partie des forêts environnantes. Des recherches dans les archives du NKVD en Ukraine, accessibles depuis les années 1990, montrent que des unités du NKVD étaient déguisées en soldats de l'UPA et commirent des atrocités dans le but de démoraliser la population civile. Les régions contrôlées par l'UPA sont ainsi dépeuplées. On estime que de 182 543 à 500 000 Ukrainiens furent déportés au Goulag entre 1944 et 1952. En , 118 825 membres de l'UPA sont tués et 250 676, peut-être plus, capturés[25]. Ces chiffres respectifs doubleront jusqu'en 1952[26]. Bien que les Soviétiques n'aient pas réussi à détruire l'UPA, celle-ci a subi de lourdes pertes et est forcée de se scinder en petites unités composées de 100 hommes (sotnias). Un grand nombre de ses membres sont démobilisés et rentrent chez eux. Pour cette raison, en 1946, l'UPA est réduite à un groupe de base de 5 à 10 000 combattants, et les activités importantes de l'UPA se déroulent désormais à proximité de la frontière soviéto-polonaise. En 1947, elle y aurait tué le vice-ministre de la Défense communiste polonais, le général Karol Świerczewski.

Croix d'or du mérite au combat de l'armée insurrectionnelle ukrainienne.

Durant la dernière phase de sa lutte, l'UPA reçoit l'aide de la CIA et du renseignement britannique, bien que l'opération ait été dénoncée par Kim Philby. C'est seulement en 1947-1948 que la résistance de l'UPA est suffisamment brisée pour permettre la mise en œuvre, par les Soviétiques, de la collectivisation à grande échelle dans l'ouest de l'Ukraine. Des raids sporadiques de l'UPA se poursuivent jusqu'au milieu des années 1950, après la mort du général Roman Choukhevytch, qui est tué dans une embuscade près de Lviv, en [27].

Le dernier commandant de l'UPA, Vassyl Kouk, est capturé en 1954, condamné à mort et emprisonné pendant des années avant d'être libéré[27].

Bibliographie

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  • Arkady Joukovsky (préf. Alain Besançon), Histoire de l'Ukraine, Paris, Éd. du Dauphin, , 298 p. (ISBN 978-2-7163-1057-4).
  • (en) Orest Subtelny (trad. de l'allemand), Ukraine, A History, Toronto, University of Toronto Press, , 3e éd., 736 p., poche (ISBN 978-0-8020-8390-6, LCCN 2001268184).
  • Volodymyr Kosyk, L'Allemagne national-socialiste et l'Ukraine, Paris, Publications de l'Est européen, , 665 p. (ISBN 978-2-902892-02-0).
  • Grzegorz Motyka, Tak było w Bieszczadach, Instytut Studiów Politycznych PAN i IPN w Lublinie
  • Grzegorz Motyka, Walki polsko-ukraińskie 1943-1948, Instytut Studiów Politycznych PAN i IPN w Lublinie
  • Alexei Fedorov (trad. Victoria Achères, ill. Henri Jacquinet (cartes), photogr. Antonio Parras (Agence Novosty)), Partisans d’Ukraine : 2. opérations contre la Wehrmacht L’OBKOM clandestin au travail »], Paris, Editions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure » (no A126/127), (1re éd. 1951), 384 p., poche
    Ce tome retrace la marche, à travers l'Ukraine, d'un groupe de partisans commandés par Oleksiy Fedorov (Héros de l'Union soviétique) dans la région comprise entre Tchernigov et Gomel, en Ukraine du Nord, entre 1941 et 1942. L'auteur raconte son incursion en Biélorussie.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Assma Maad, Guerre en Ukraine : le mythe Bandera et la réalité d’un collaborateur des nazis, Le Monde, 8 janvier 2023.
  2. Per A. Rudling, « The OUN, the UPA and the Holocaust: A Study in the Manufacturing of Historical Myths », The Carl Beck Papers in Russian and East European Studies, no 2107, , p. 14 (DOI 10.5195/cbp.2011.164)
  3. 1 2 « Wołyń 1943 – rozliczenie », Institut de la mémoire nationale
  4. 1 2 Timothy Snyder, « To Resolve the Ukrainian Problem Once and for All: The Ethnic Cleansing of Ukrainians in Poland, 1943–1947 », Journal of Cold War Studies, vol. 1, no 2, , p. 86–120 (DOI 10.1162/15203979952559531, S2CID 57564179)
  5. 1 2 J. P. Himka, « Interventions: Challenging the Myths of Twentieth-Century Ukrainian history », University of Alberta,
  6. 1 2 « The Effects of the Volhynian Massacres »
  7. 1 2 (pl) Grzegorz Motyka, Od rzezi wołyńskiej do akcji Wisła, Kraków, , p. 447
  8. 1 2 Jan Burzlaff, « Confronting the Communal Grave: a Reassessment of Social Relations During the Holocaust in Eastern Europe », The Historical Journal, vol. 63, no 4, , p. 1054–1077 (DOI 10.1017/S0018246X19000566, S2CID 212957318)
  9. 1 2 John-Paul Himka, Studies in Contemporary Jewry: Volume XIII: The Fate of the European Jews, 1939–1945: Continuity or Contingency? Ukrainian Collaboration in the Extermination of the Jews during the Second World War: Sorting Out the Long-Term and Conjunctural Factors, Jonathan Frankel, Oxford University Press, , 170–189 p. (ISBN 978-0-19-535325-9, lire en ligne)
  10. (pl) « Sejm przyjął uchwałę dotyczącą Wołynia ze stwierdzeniem o ludobójstwie » [archive], sur Rzeczpospolita
  11. Nivolas Ponpic, « l'Ukraine dans la seconde guerre mondial », Ligne de Front no 97, , page 53
  12. Terry Martin, « The Origins of Soviet Ethnic Cleansing », The Journal of Modern History, The University of Chicago Press, vol. 70, no 4, , p. 820 (DOI 10.1086/235168, S2CID 32917643, lire en ligne [PDF])
  13. 1 2 3 Timothy Snyder, The Reconstruction of Nations. Poland, Ukraine, Lithuania, Belarus, 1569–1999, Yale University Press, , 168–176 p.
  14. « Historical Gallery »,
  15. Organization of Ukrainian Nationalists and the Ukrainian Insurgent Army, Institute of Ukrainian History, Academy of Sciences of Ukraine, 247–295 p. (lire en ligne)
  16. Grzegorz Motyka, Ukraińska Partyzantka 1942–1960, Warszawa, , p. 329
  17. Jeffrey Burds, « Agentura: Soviet Informants' Networks & the Ukrainian Underground in Galicia, 1944–48 », East European Politics and Societies, vol. 11, no 1, , p. 89–130 (ISSN 0888-3254, DOI 10.1177/0888325497011001003, S2CID 144312569, lire en ligne [archive])
  18. Per Anders Rudling, « 'They Defended Ukraine': The 14. Waffen-Grenadier-Division der SS (Galizische Nr. 1) Revisited », The Journal of Slavic Military Studies, vol. 25, no 3, , p. 329–368 (ISSN 1351-8046, DOI 10.1080/13518046.2012.705633, S2CID 144432759, lire en ligne)
  19. Timothy Snyder, « A Fascist Hero in Democratic Kiev », NYR Daily, The New York Review of Books,
  20. Radio Poland, « Polish MPs adopt resolution calling 1940s massacre genocide »
  21. Timothy D. Snyder, The Reconstruction of Nations, New Haven: Yale University Press, , p. 162
  22. Elazar Barkan, Shared History- Divided Memory: Jews and Others in Soviet Occupied Poland, 1939–1941, Leipziger Universitätsverlag, , p. 311
  23. David S. Wyman, Charles H. Rosenzveig, The World Reacts to the Holocaust, JHU Press,
  24. op. cit. A. Fedorov (1966).
  25. J. Burds, The early cold war in Soviet West Ukraine: 1944-1948, Centre d'études pour la Russie et l'Europe de l'Est du Centre universitaire pour les études internationales de l'université du Nord-Est, Boston, 2001, 67 p.
  26. W. Taubman, Khrushchev: The Man and His Era., p. 75, W. W. Norton & Co., New York, 2003 (ISBN 978-0-393-32484-6).
  27. 1 2 L. Luciuk, Freedom fighters the world tried to forget, UNIAN, Kiev, 19 septembre 2007.

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Articles connexes

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Liens externes

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