Charles Giraud
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinction |
Charles Joseph Barthélémy Giraud, né le à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse) et mort le à Paris, est un juriste et homme politique français, membre de l'Académie des sciences morales et politiques et doyen de la faculté de droit de Paris.
C'est un ami intime d'Adolphe Thiers et de François-Auguste Mignet, ainsi que de Prosper Mérimée.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Charles Giraud mène des études de droit. Il obtient une licence de droit, puis un doctorat en droit en 1828.
Son fils Joseph Giraud (1833-1916) fut nommé secrétaire général de la Banque de France, et son petit-fils Hubert Giraud (1865-1934) fut armateur, directeur et administrateur de sociétés, à deux reprises Président de la Chambre de commerce de Marseille (1920-1924) et député (1919-1924) ; également articles Revue des Deux Mondes.
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Il est nommé professeur à l'université d'Aix-en-Provence, au sein de la faculté de droit, en 1830. Il est élu président de l'Académie d'Aix-en-Provence. En 1835, il plaide et gagne un procès qui confirme que la bibliothèque Méjanes, à Aix en Provence, est bien propriété de l'État.
En 1842, élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il déménage à Paris.
Le , Villemain, ministre de l’instruction publique, le délègue provisoirement dans les fonctions d’Inspecteur général des écoles de droit et le titularisa dans ce poste le . En 1846, Charles Giraud est remplacé dans ses fonctions d’Inspecteur général des écoles de droit et nommé au Conseil supérieur de l'Instruction publique. Il défend les positions de Louis-Philippe et de Guizot dans son ouvrage sur le traité d'Utrecht. Le , il est nommé vice-recteur de l’académie de Paris, dix jours plus tard la révolution éclate et il donne sa démission. Membre de la section permanente du Conseil supérieur de l’Instruction publique en 1850, il est nommé deux fois ministre de l'Instruction publique et des Cultes en 1851 : une première fois du au , pendant les épreuves de force entre le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et la majorité conservatrice de l'Assemblée législative ; doit suspendre le cours de Jules Michelet au Collège de France. Une seconde fois du au . Le , il fait voter la loi (peu appliquée) sur les contrats d’apprentissage fixant l’âge d’accès au travail à 12 ans.
Nommé conseiller d’État le , il est destitué peu de temps après, ayant pris une position contraire à celle de Napoléon III dans l'affaire des biens de la famille d'Orléans. Il est toutefois nommé inspecteur général pour l’enseignement supérieur des lettres la même année, puis pour l'enseignement du droit en 1861. Il préside ainsi le jury de l'agrégation de droit[1].
Dès 1852, il occupe la chaire de droit romain à la faculté de droit de l'université de Paris, et celle de droit des gens à partir de 1865.
Grand officier de la Légion d’honneur en 1866. Epigraphe et jurisconsulte, éditeur, il laisse derrière lui plus de 200 publications dans des disciplines variées, droit romain, histoire du droit, biographies, Revue des Deux Mondes ; Directeur du Journal des Savants. Il fréquenta également de nombreux salons dès son arrivée à Paris (1842), dont celui de la princesse Mathilde, où il croise souvent Flaubert, Sainte-Beuve, Renan et les frères Goncourt (voir leur Journal).
Bibliographie : cf. son gendre Eugène de Rozière.
Biographies : 1924 : Joseph Cabassol ; 2015 : Pierre Nalin (membres Académie d'Aix en Provence).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean-Marie Carbasse, « L’agrégation des facultés de droit », Revue du droit public, no 2, , p. 300–319 (ISSN 0035-2578, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la recherche :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ministre de la Deuxième République
- Personnalité provençale du XIXe siècle
- Ministre français des Cultes/Affaires ecclésiastiques
- Ministre français de l'Instruction publique
- Membre de l'Académie des sciences morales et politiques
- Membre de l'Académie d'Aix
- Naissance en février 1802
- Naissance à Pernes-les-Fontaines
- Décès en juillet 1881
- Décès à 79 ans
- Doyen de faculté de droit (France)