Gouvernement St-Pierre Plamondon
Monarchie constitutionnelle à
régime parlementaire
| Lieutenante-gouverneure | Manon Jeannotte |
|---|---|
| Premier ministre | Paul St-Pierre Plamondon |
| Élection | 5 octobre 2026 |
| Législature | 44e |
| Formation |
| Parti politique | Parti québécois |
|---|---|
| Ministres | 22 |
| Femmes | 9 |
| Hommes | 13 |
| Assemblée nationale (2026) |
|
|---|---|
| Chef de l'opposition | Charles Milliard (2026–) |
Le gouvernement St-Pierre Plamondon est le cabinet ministériel formé par le Parti québécois et son chef Paul St-Pierre Plamondon à la suite de sa victoire lors des élections générales québécoises de 2026.
Le , le PQ remporte 60 députés à l'Assemblée nationale, soit 47,2 % des sièges. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, devient ainsi premier ministre et se voit chargé de composer un gouvernement minoritaire.
Contexte
[modifier | modifier le code]Élections générales québécoises de 2026
[modifier | modifier le code]Les élections générales québécoises de 2026 interviennent près de cinq moins après l'investiture de Christine Fréchette comme première ministre du Québec à la suite de la démission de François Legault, fondateur du parti Coalition avenir Québec (CAQ) et premier ministre du au , comme premier ministre et président de la CAQ. Choisie par les adhérents du parti, elle devient la deuxième femme à occuper le poste de chef du gouvernement à partir du .
Bénéficiant d'une majorité absolue de 79 députés à l'Assemblée nationale à la fin de la 43e législature, la CAQ se trouve cependant distancée par le Parti québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ) et Québec solidaire (QS), ne récoltant que 13 à 20 % des voix dans les derniers sondages publiés à deux jours du scrutin le [1],[2]. Le PQ et son chef, Paul St-Pierre Plamondon sont pressentis pour remporter les élections générales[3].
Le , le Parti québécois remporte l'élection générale avec près de 28,02 %[4] des voix et 60 sièges à l'Assemblée nationale suivi de près par le PLQ qui obtient 24,23 % des voix et 40 sièges. Le Parti conservateur obtient 20,66 % des voix et 19 sièges, faisant son entrée pour la première fois au parlement du Québec[5]. Le parti Québec solidaire marque un faible recul de voix et de sièges avec 12,45 % des voix et 9 sièges obtenus. La CAQ s'effondre totalement, ne récoltant que 13,35 % des voix et perdant l'intégralité de ses parlementaires[6]. La première ministre sortante Christine Fréchette annonce, le lendemain, sa démission et son départ de la vie politique[7].
Désignation du premier ministre et formation du gouvernement
[modifier | modifier le code]Au soir du , la tête de liste du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, est désigné pour devenir le nouveau premier ministre du Québec[8]. Celui-ci a défendu durant la campagne électorale l'option souverainiste[9], promettant un référendum en 2029. Il a aussi tenu des positions antimonarchistes, ainsi qu'exprimé la volonté réduire les seuils d'immigration.
À la suite de l'élection du , le Parti québécois et l'équipe de St-Pierre Plamondon est porté au pouvoir avec un gouvernement minoritaire, avec 60 sièges[10],[11],[12]. Considérant l'espérance de vie des gouvernements minoritaires habituellement plus courtes et les importantes tâches et promesses à accomplir au cours du mandat, le nouveau premier ministre ouvre la porte à des collaborations transpartisanes sur plusieurs sujets sociaux[13],[14] et à des compromis budgétaires.
Dès le , Paul St-Pierre Plamondon présente ses premières nominations au sein de son équipe technique : Nadine Koussa devient sa cheffe de cabinet tandis que Frédéric Guay est nommé nouveau secrétaire général[15],[12].
Le , 59 députés élus du Parti québécois prêtent serment au peuple québécois.
Le , le dévoilement et l'assermentation du conseil des ministres a lieu, en commençant par l'assermentation de Paul St-Pierre Plamondon en tant que premier ministre du Québec[16]. Le conseil des ministres est assermenté sans la présence de la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, à la demande de Paul St-Pierre Plamondon[17]. Le jour même, l'élection d'un 60e député du Parti québécois, Stephan Fogaing, est confirmée à la suite d'un recomptage judiciaire[10].
Avec le premier ministre, le conseil compte 23 ministres.
Composition initiale
[modifier | modifier le code]| Titre/Fonction | Nom |
|---|---|
| Premier ministre
Ministre responsable de la Lutte contre l'itinérance |
Paul St-Pierre Plamondon |
| Vice-première ministre
Ministre de l'Immigration et de l'Intégration Ministre responsable de l'Accession du Québec à l'Indépendance |
Catherine Gentilcore |
| Ministre des Finances
Ministre responsable des Infrastructures |
Nicolas Marceau |
| Président du Conseil du trésor
Ministre responsable de l'Administration gouvernementale Ministre responsable de l'Action communautaire |
Alain Therrien |
| Ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés
Ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean |
Marie-Karlynn Laflamme |
| Ministre de l'Éducation nationale | Joël Arseneau |
| Ministre de l'Enseignement supérieur
Ministre responsable de l'Habitation Ministre responsable de la Condition féminine Ministre responsable de la région de Lanaudière |
Elsie Lefebvre |
| Procureure générale du Québec, ministre de la Justice
Ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Protection des renseignements personnels Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes Ministre responsable de la Laicité Ministre responsable de la Lutte contre la discrimination envers les personnes LGBTQ+ Ministre responsable de la Lutte contre le racisme Ministre responsable des Relations avec les Québécois d'expression anglaise |
Marie-Claude Sarrazin |
| Ministre des Transports et de la Mobilité durable
Ministre des Affaires municipales Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale |
Nicolas Girard |
| Ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française
Ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent |
Pascal Bérubé |
| Ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Énergie
Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal |
Stéphane Paquet |
| Ministre de la Sécurité intérieure
Ministre responsable de la région de la Montérégie |
Guy Jr. Lapointe |
| Ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur
Ministre responsable de la région de Laval |
Dieudonné Ella Oyono |
| Ministre de la Famille et de la Jeunesse
Ministre responsable des Sports et des Loisirs Ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine |
Méganne Perry Mélançon |
| Ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
Ministre responsable de la région de l'Estrie |
Bernard Sévigny |
| Ministre des Ressources naturelles et des Forêts
Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec et de la région de la Chaudière-Appalaches |
Natalie Bisaillon |
| Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité Sociale | Mathieu Lebrun |
| Ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la protection de
la biodiversité, de la Faune et des Parcs Ministre responsable de la région de la Mauricie |
Jean Pellerin |
| Ministre responsable des Institutions démocratiques
Ministre déléguée à la Santé mentale et aux Services sociaux Ministre responsable de la région de l'Outaouais |
Camille Pellerin-Forget |
| Ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit | Simon-Pierre Savard-Tremblay |
| Ministre responsable des Régions et de l'Occupation du territoire
Ministre responsable de la région de la Côte-Nord |
Meggie Richard |
| Ministre déléguée à l'Intelligence artificielle et au Numérique
Ministre responsable de la région des Laurentides |
Anne Nguyen |
| Ministre délégué à l'Efficacité gouvernementale et à l'Allégement réglementaire de l'État
Ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue et de la région du Nord-du-Québec |
Sébastien d'Astous |
| Participent également au conseil des ministres | |
| Président du caucus | Nadine Le Gal |
| Whip en chef | William Fradette |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (fr-CA) Marie-Eve Morasse, « Intentions de vote: Les sondages ont-ils vu juste ? », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Catherine François, « Élections au Québec: avec cinq partis en lice, une "campagne folle" mais qui peine à offrir de l'espoir »,
- ↑ Alexandre Lepoutre, « Au Québec, Paul St-Pierre Plamondon, indépendantiste et identitaire, pressenti pour devenir le prochain premier ministre », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Les données définitives seront diffusées après le ou les dépouillements judiciaires en cours.
- ↑ Joëlle Girard, « Le Parti conservateur fait élire 19 députés », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) William Thériault, « Défaite électorale majeure: Malgré tout, la CAQ veut « se relever et reconstruire » », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean-François Thériault, « Christine Fréchette démissionne et quitte la vie politique », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Canada : les indépendantistes remportent les élections provinciales au Québec », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ La-Croix.com, « Paul St-Pierre Plamondon, l’homme qui veut remettre le Québec sur les rails de l’indépendance », sur La Croix, (consulté le )
- 1 2 Zoé Arcand et Marianne Lafleur, « Dépouillement judiciaire: le PQ remporte la circonscription de Vachon », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Daphné Cameron, « Entrevue: Le gouvernement minoritaire en cinq questions », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (fr-CA) Flavie Gauthier, « Nouveau cabinet péquiste: le premier ministre fera face à une étape «déchirante» », sur TVA Nouvelles, (consulté le )
- ↑ François Carabin, « Qui seront les alliés et les ennemis sur le chemin du PQ au début de la session? », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ Marie Maheux, « Au Québec, le retour au pouvoir du Parti québécois ravive le débat sur l’indépendance », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Tommy Chouinard, « Cheffe de cabinet et patron des fonctionnaires: Paul St-Pierre Plamondon fait ses premières nominations », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ François Carabin, « PSPP appelle ses collègues députés à jouer en équipe », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ Tommy Chouinard, « La lieutenante-gouverneure sera absente de la cérémonie », sur La Presse (consulté le )