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Harold Pied-de-Lièvre

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Harold Pied-de-Lièvre
Une pièce de monnaie représentant un homme couronné de profil.
Penny d'argent à l'effigie d'Harold.
Titre
Roi d'Angleterre
Prédécesseur Knut le Grand
Successeur Harthacnut
Biographie
Dynastie Maison de Jelling
Date de naissance vers 1015
Date de décès
Lieu de décès Londres
Sépulture Westminster puis St Clement Danes (probablement)
Père Knut le Grand
Mère Ælfgifu de Northampton
Fratrie Sven Knutsson
Harthacnut
Gunhild
Enfants Ælfwine ?
Religion christianisme
Liste des rois d'Angleterre

Harold ou Harald, surnommé Pied-de-Lièvre (Harefoot en anglais), est un prince de la maison de Jelling, né vers 1015 et mort le . Il règne sur l'Angleterre de 1035 jusqu'à sa mort.

Il est le deuxième fils de Knut le Grand et de sa première épouse, Ælfgifu de Northampton. À la mort de son père, son demi-frère cadet Harthacnut devient roi de Danemark, mais il n'est pas en mesure de faire valoir ses droits sur le trône d'Angleterre en personne, malgré la présence sur place de sa mère Emma de Normandie. Harold, qui bénéficie du soutien d'une partie de l'aristocratie anglaise, obtient d'être reconnu régent avec autorité sur le Nord de l'Angleterre.

Le règne d'Harold est marqué par une tentative des princes Alfred et Édouard de la maison de Wessex, exilés en Normandie, de reconquérir le trône. Le second bat en retraite devant Southampton, tandis que le premier est fait prisonnier et meurt peu après avoir été aveuglé. Emma se réfugie en Flandre vers la même période et Harold est reconnu roi de toute l'Angleterre sans opposition en 1037.

Après un bref règne, Harold meurt alors que Harthacnut se prépare à envahir l'Angleterre. Il est d'abord inhumé à l'abbaye de Westminster, mais son corps est exhumé par son demi-frère et jeté dans un marais. Il est ultérieurement récupéré et enterré dans un cimetière londonien qui est probablement celui de l'église de St Clement Danes.

Dessin à l'encre noire avec quelques touches de couleur pâles. Dans un cadre formé par deux colonnes des tentures, une femme en robe, portant un voile et une couronne, est assise au centre. À ses pieds, un homme à genoux lui tend un livre ouvert. On aperçoit sur la droite la tête et le haut du corps de deux hommes barbus portant des couronnes.
Le frontispice de l'Encomium Emmae reginae (vers 1050).

Il subsiste plusieurs sources littéraires contemporaines du règne d'Harold, mais elles lui sont toutes hostiles. C'est le cas des différentes versions de la Chronique anglo-saxonne, une série d'annales compilées dans différents monastères anglais à partir de la fin du IXe siècle, ainsi que de l'Encomium Emmae reginae, un panégyrique composé vers 1041 ou 1042 pour la reine Emma de Normandie, belle-mère et adversaire politique d'Harold, qui le dépeint comme un tyran fourbe et impie[1],[2].

Le corpus des chartes constitue une source importante pour l'histoire de l'Angleterre anglo-saxonne. Ces documents, qui enregistrent des dons de terrains ou de privilèges par les rois à des particuliers ou des établissements religieux, offrent souvent un éclairage précieux sur la scène politique anglaise : leurs listes de témoins permettent d'identifier les individus les plus importantes du royaume[3]. Néanmoins, il n'en subsiste aucune du règne d'Harold[4].

Les chroniqueurs anglo-normands du XIIe siècle tels que Jean de Worcester, Guillaume de Malmesbury, Siméon de Durham et Henri de Huntingdon proposent par endroits des récits plus détaillés du règne d'Harold que les textes contemporains, peut-être parce qu'ils ont eu accès à des sources perdues depuis. Dans la mesure où leurs écrits ont une visée avant tout édifiante, il est cependant nécessaire de les approcher avec prudence[5].

Carte de l'Europe du Nord mettant en évidence l'Angleterre, le Danemark et la Norvège.
L'« empire » de Knut le Grand à son apogée.

Harold est le fils de Knut le Grand, roi d'Angleterre, de Danemark et de Norvège, et de sa première épouse Ælfgifu de Northampton. Ses parents se marient (il s'agit peut-être d'une union more danico) dans la deuxième moitié de l'année 1013, pendant l'invasion de l'Angleterre menée par son grand-père paternel Sven à la Barbe fourchue. Ils ont deux fils, Harold et Sven, qui voient le jour avant que leur père ne se remarie avec Emma de Normandie, en 1017[6]. Il est vraisemblable que Knut ait donné le nom de son père Sven à son fils aîné et le nom de son grand-père Harald à la Dent bleue à son deuxième fils, ce qui ferait d'Harold le cadet[7].

Son surnom de « Pied-de-Lièvre » (Harefoot en anglais), est attesté pour la première fois au XIIe siècle dans le Liber Eliensis sous la forme Harefoh ou Harefah. Il ferait référence à sa rapidité et à ses talents de chasseur, mais il pourrait être issu d'une confusion avec le roi norvégien Harald à la Belle Chevelure[8].

L'Encomium Emmae reginae remet doublement en doute la légitimité d'Harold, d'abord en rapportant que sa mère n'est qu'une concubine de Knut, puis en affirmant qu'il n'était même pas le fils de cette dernière, mais seulement d'une servante[9]. Les versions C et D de la Chronique anglo-saxonne affirment également que Harold n'est pas le fils de Knut et Ælfgifu[10]. D'après Jean de Worcester, aucun des fils d'Ælfgifu n'est légitime : Sven est le fils d'un prêtre et Harold, d'un cordonnier[8].

Les faits et gestes d'Harold du vivant de son père sont inconnus. Vers 1030, sa mère se rend en Norvège avec son frère aîné lorsque Knut les envoie gouverner ce pays en son nom. Ils en sont chassés vers 1034, lorsque la noblesse norvégienne se révolte contre l'autorité de Sven et Ælfgifu pour offrir la couronne à Magnus le Bon[11].

La succession

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Knut meurt le à Shaftesbury, dans le Dorset, âgé tout au plus d'une quarantaine d'années[12]. Sven étant mort avant lui, il ne laisse que deux fils, chacun né d'une mère différente : Harold, fils de sa première épouse Ælfgifu de Northampton, et Harthacnut, fils de sa seconde épouse Emma de Normandie. Ses intentions concernant sa succession ne sont pas claires. D'après l'Encomium, il aurait souhaité que Harthacnut lui succède en Angleterre comme au Danemark, mais des historiens plus tardifs, comme Adam de Brême ou Siméon de Durham, affirment qu'il envisageait de partager ses royaumes entre ses fils, Harthacnut recevant le Danemark et Harold, l'Angleterre[8].

Photo d'une pierre dressée aux bords irréguliers portant des inscriptions en runes gravées et peintes en rouge. Elle se trouve dans un pré, sous les branches d'un arbre.
La pierre runique de Tuna (Sm 42), en Suède, porte une inscription dédiée à un certain Assur « qui était le matelot du roi Harald », probablement Harold Pied-de-Lièvre[13].

Harthacnut succède sans heurt à son père au Danemark, mais l'aristocratie anglaise est divisée. La version E de la Chronique anglo-saxonne (la Chronique de Peterborough) indique qu'un grand conseil est organisé à Oxford au cours duquel l'earl Leofric de Mercie et les thegns du Nord de l'Angleterre apportent leur soutien à Harold, tandis que les seigneurs du Sud de l'Angleterre, menés par l'earl Godwin de Wessex, s'y opposent[14]. Un prêtre allemand nommé Immo rapporte dans une lettre adressée à l'évêque de Worms Azecho (de) les propos de messagers anglais qui affirment qu'Ælfgifu de Northampton a joué un rôle important dans ce conseil en adressant suppliques et dessous-de-table aux seigneurs anglais[15]. La Chronique précise que Harold bénéficie également du soutien des lithsmen, les marins de la flotte stationnée à Londres ; l'historien Michael Swanton compare leur influence politique à celle des marins russes de Kronstadt pendant la révolution de 1917[16].

Le Danemark étant menacé d'invasion par le roi norvégien Magnus le Bon, Harthacnut n'est pas en mesure de se rendre en Angleterre pour y faire valoir ses droits, mais sa mère se trouve à Winchester, dans le Wessex qui constitue le domaine de Godwin. C'est sans doute pour cette raison que le conseil est réuni à Oxford plutôt qu'à Winchester : Harold est davantage en position de force en s'éloignant de la ville où réside sa belle-mère et où son père vient d'être enterré[17]. Les versions C et D de la Chronique anglo-saxonne indiquent que Harold s'empresse d'envoyer ses hommes à Winchester pour confisquer les trésors offerts par Knut à Emma afin d'affaiblir la position de sa belle-mère[18].

En fin de compte, il semble qu'une forme de partage du pouvoir soit mise en place : en attendant le retour de Harthacnut, Harold assure la régence dans le Nord et Emma dans le Sud[19]. La numismatique confirme cette répartition du pouvoir : durant les mois qui suivent la mort de Knut, les pièces frappées dans le Nord de l'Angleterre sont à l'effigie d'Harold tandis que celles qui le sont dans le Sud le sont au nom de Harthacnut. Les ateliers situés sur la Tamise, comme Londres, Oxford, Southwark ou Wallingford, semblent produire des monnaies à l'effigie des deux[20].

Le statut d'Harold entre 1035 et 1037 est ambigu. D'après l'Encomium Emmae reginae, Harold cherche à se faire sacrer roi, mais l'archevêque de Cantorbéry Æthelnoth refuse, car il aurait juré au défunt Knut de ne couronner qu'un fils d'Emma. Il interdit également aux autres évêques anglais d'accéder au souhait d'Harold. Frustré, celui-ci se serait alors détourné de la foi chrétienne et aurait cessé d'assister à la messe[21]. Il est significatif que la version E Chronique anglo-saxonne n'utilise pas l'expression « feng to rice » accéda au royaume ») lorsqu'elle décrit son arrivée au pouvoir, alors qu'elle le fait systématiquement lors de l'avènement des autres monarques anglo-saxons[19]. Néanmoins, dans l'entrée qui décrit sa mort, elle lui attribue un règne de « 4 ans et 16 semaines », ce qui en situe le début à la fin du mois de , soit deux semaines après la mort de Knut[22].

Un dessin à l'encre noire partiellement colorié en vert, rouge et bleu. À gauche, un jeune garçon roux et un homme barbu s'embrassent, entourés de plusieurs hommes dont certains en cotte de mailles. À droite, le même jeune garçon apparaît les mains liées au milieu d'un groupe de soldats. Il fait face à un roi barbu assis sur son trône, qui tient une épée dans une main et fait un lève l'index dans sa direction de l'autre.
Le prince Alfred est accueilli par Godwin de Wessex, puis fait captif et conduit devant Harold. Enluminure de la Vie de seint Aedward le Rei par Matthieu Paris (vers 1255).

L'absence prolongée de Harthacnut joue en faveur d'Harold. Pour s'opposer à lui, Emma décide de faire appel à Alfred et Édouard, les fils qu'elle a eu de son premier mariage avec le roi Æthelred le Malavisé, qui vivent en exil dans le duché de Normandie depuis la conquête de l'Angleterre par Knut le Grand en 1016. Elle leur écrit pour les encourager à rentrer en Angleterre pour revendiquer le trône de leurs ancêtres de la maison de Wessex[23]. Ce revirement lui coûte le soutien des grands seigneurs du Sud, au premier rang desquels l'earl Godwin, qui doit son ascension à Knut et pour qui la perspective d'un retour aux affaires de la maison de Wessex n'augure rien de bon[4].

De leur côté, les deux æthelings ne sont pas dans des conditions idéales pour défier Harold. Le duché de Normandie traverse une période troublée depuis la mort du duc Robert Ier de Normandie, en 1035, qui n'a laissé comme héritier que son jeune fils illégitime Guillaume. Confronté à l'agitation des grands barons du duché, celui-ci n'est pas en mesure d'apporter un soutien militaire ou financier aux princes en exil à sa cour[24]. Édouard traverse la Manche à la tête d'une petite flotte et débarque près de Southampton, sans doute dans l'idée de rejoindre sa mère à Winchester, mais il est repoussé et retourne en Normandie[23].

Un dessin à l'encre noire partiellement colorié en vert, rouge et bleu. À gauche, un jeune homme ligoté est allongé sur une table tandis que deux hommes à l'air mauvais lui triturent le visage, le tout sous le regard d'un homme barbu couronné. À droite, un groupe d'hommes est menacé par des soldats à cheval armés d'épées.
Alfred est torturé sous la supervision d'Harold. Enluminure de la Vie de seint Aedward le Rei par Matthieu Paris (vers 1255).

Alfred opte pour un itinéraire différent et fait voile depuis le comté de Flandre. Il débarque dans le sud-est de l'Angleterre, mais il est intercepté et capturé par l'earl Godwin. Livré à Harold, il est envoyé à l'abbaye d'Ely où il subit le supplice de l'aveuglement et meurt des suites de ses blessures, probablement le [4]. La version C de la Chronique anglo-saxonne présente Godwin comme seul responsable du martyre du jeune prince, qu'elle décrit dans un poème (La Mort d'Alfred) comme « la chose la plus cruelle accomplie en ce pays depuis l'arrivée des Danois ». En revanche, la version D et l'Encomium absolvent l'earl et blâment exclusivement Harold, « l'abominable tyran[25] ». Le second va jusqu'à prétendre qu'il aurait été à l'origine de la venue d'Alfred en Angleterre : ce serait lui qui aurait écrit aux princes en se faisant passer pour leur mère pour leur tendre un piège[26].

Photo des deux faces d'une pièce de monnaie, avec d'un côté le portrait d'un homme couronné brandissant un sceptre et de l'autre une croix aux branches longues et fines qui touchent l'extrémité de la pièce. Une fleur de lys apparaît dans chacun des quatre quadrants délimités par les branches de la croix. Une inscription en lettres majuscules fait le tour des deux faces.
Un penny de type Fleur-de-Lis frappé à Bristol entre 1038 et 1040.

Ayant perdu ses soutiens, Emma doit à son tour s'exiler et se réfugie à Bruges, auprès du comte de Flandre Baudouin V. Harold, qui bénéficie dorénavant de l'appui de Godwin, est reconnu roi d'Angleterre en 1037 et probablement sacré par Æthelnoth à cette occasion[27]. Pour marquer son indépendance vis-à-vis de Harthacnut, il fait frapper de nouvelles pièces de monnaie avec un motif à fleurs de lys[4]. L'historien Frank Stenton estime qu'Ælfgifu de Northampton exerce la réalité du pouvoir au nom de son fils[28], mais Timothy Bolton souligne que Harold est âgé d'une vingtaine d'années lorsqu'il monte sur le trône et donc largement en mesure de gouverner lui-même[29]. Il maintient à Londres une flotte identique à celle de son père, avec seize navires dont chaque marin est payé 8 livres, précise la Chronique anglo-saxonne[8],[22].

L'archevêque Æthelnoth et les évêques Æthelric de Selsey, Ælfric d'Elmham et Brihtheah de Worcester meurent en 1038, suivis par leur confrère Brihtmær de Lichfield en 1039[30]. Les moines de Cantorbéry élisent Eadsige, le coadjuteur d'Æthelnoth, pour lui succéder, et les conditions dans lesquelles sont élus les nouveaux évêques d'Elmham et Lichfield sont inconnues, mais les autres vacances permettent à Harold de récompenser des individus l'ayant soutenu : il accorde le diocèse de Worcester à Lyfing, bien que celui-ci occupe déjà les sièges épiscopaux de Crediton et de Cornouailles[31]. D'après les chroniqueurs anglo-normands, il aurait vendu le siège de Selsey à Grimketel, mais cette accusation de simonie pourrait n'être que le fruit d'une erreur dans une copie de la chronique de Jean de Worcester où l'on lit pro auro « pour de l'or » dans un passage où les autres versions indiquent pro eo « à sa place » lorsqu'il évoque l'élévation de Grimketel[32],[33].

La Chronique anglo-saxonne n'enregistre qu'une poignée d'événements entre 1037 et 1040. Outre les décès des évêques, elle mentionne une « grande tempête » survenue en 1039[30]. La même année, elle note la mort de plusieurs seigneurs anglais, parmi lesquels Eadwine, frère de l'earl Leofric de Mercie, lors d'un affrontement contre les Gallois. Il s'agit vraisemblablement de la bataille de Rhyd y Groes mentionnée dans les Annales Cambriae et le Brut y Tywysogion comme une victoire du roi gallois Gruffudd ap Llywelyn, arrivé la même année sur le trône du Gwynedd[34].

Mort et succession

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Un morceau de parchemin portant une longue inscription à l'encre brune. L'écriture est très serrée et couvre la totalité de l'espace disponible.
La charte S 1467 rapporte comment Harold aurait rendu le port de Sandwich à l'abbaye Christ Church sur son lit de mort[35].

Le conflit entre Harthacnut et Magnus de Norvège s'achève par une réconciliation entre les deux monarques sur l'île de Brännö, chacun d'eux s'engageant à ne plus attaquer l'autre et à le reconnaître comme son héritier en cas de disparition prématurée[36]. Ayant désormais les mains libres au Danemark, Harthacnut rassemble une flotte pour envahir l'Angleterre et rejoint sa mère à Bruges à la fin de l'année 1039[37].

La nécessité d'une invasion disparaît lorsque Harold meurt, le à Oxford[22]. Une charte postérieure à son règne, qui concerne une dispute entre les deux grands monastères de Cantorbéry (Christ Church et Saint-Augustin) au sujet de la possession du port de Sandwich, rapporte que le roi se trouve à Oxford, atteint d'une maladie mortelle non spécifiée, lorsque le messager envoyé par l'archevêque Eadsige se présente à lui pour lui réclamer la restitution de Sandwich, ce à quoi il consent[8],[27]. Comme son père et ses frères, Harold meurt jeune (il n'a pas trente ans), peut-être des suites d'une maladie génétique présente dans la famille[38].

Harold est le premier roi d'Angleterre à se faire enterrer à l'abbaye de Westminster[8]. Lorsque son demi-frère arrive en Angleterre pour s'y faire reconnaître roi, à la mi-juin, il le fait exhumer et jeter dans un marais de la Tamise, du jamais vu dans l'histoire de l'Angleterre anglo-saxonne[39],[37]. Jean de Worcester rapporte que son corps est récupéré par des soldats de la garnison danoise de Londres et inhumé à nouveau dans leur cimetière, que l'on peut identifier à celui de l'église de St Clement Danes, sur le Strand[40]. Il cite également les grands du royaume qui assistent à l'exhumation de son corps, parmi lesquels se trouvent l'earl Godwin et l'archevêque d'York Ælfric Puttoc[41].

Mariage et descendance

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Harold semble avoir eu un fils nommé Ælfwine. Un cartulaire du XIIe siècle de l'abbaye Sainte-Foy de Conques, dans l'Aveyron, mentionne un individu natif de Londres nommé Alboynus, fils d'un roi nommé Heroldus, c'est-à-dire Harold, et de son épouse Alveva, c'est-à-dire Ælfgifu, qui pourrait être une compagne d'Harold inconnue par ailleurs ou une confusion avec sa mère, qui aurait quitté l'Angleterre après la mort de son fils en emmenant avec elle son jeune petit-fils[42]. Cet Ælfwine aurait effectué un pèlerinage dans le Rouergue et serait devenu prieur de l'église de Panat, près de Clairvaux-d'Aveyron, après sa reconstruction en 1060[43],[44].

Dans la culture populaire

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Harold Pied-de-Lièvre est un personnage secondaire de la série télévisée Vikings: Valhalla, qui retrace de manière romancée la conquête danoise de l'Angleterre et le règne de Knut le Grand. Son rôle est interprété par Ruben Lawless dans les deux premières saisons de la série, diffusées en 2022 et 2023, puis par Pyry Kähkönen (fi) dans la troisième et dernière, diffusée en 2024[45].

Arbre généalogique

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Enluminure circulaire représentant un homme assis entre deux arbres. Il porte une couronne dorée et un manteau bleu et penche la tête vers un lapin blotti sur ses genoux.
Harold dans un rouleau généalogique du XIIIe siècle (Royal MS 14 B V, British Library).

Références

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  1. Marafioti 2014, p. 99-100.
  2. Orange 2022, p. 18-20.
  3. Bolton 2017, p. 12-13.
  4. 1 2 3 4 Higham 2000, p. 112.
  5. Bolton 2017, p. 16.
  6. Bolton 2007, p. 252-253.
  7. Bolton 2017, p. 196.
  8. 1 2 3 4 5 6 Lawson 2004.
  9. Orange 2022, p. 156.
  10. Swanton 1996, p. 158-159.
  11. Bolton 2017, p. 189.
  12. Bolton 2017, p. 194-195.
  13. (en) Sven B. F. Jansson, Runes in Sweden, Gidlunds, (ISBN 91-7844-067-X, lire en ligne), p. 80.
  14. Swanton 1996, p. 159-161.
  15. Bolton 2017, p. 196-197.
  16. Swanton 1996, p. 159.
  17. Marafioti 2014, p. 104-105.
  18. Bolton 2017, p. 197.
  19. 1 2 Marafioti 2014, p. 100.
  20. Bolton 2017, p. 198.
  21. Orange 2022, p. 156-158.
  22. 1 2 3 Swanton 1996, p. 161.
  23. 1 2 Higham 2000, p. 111.
  24. Higham 2000, p. 100.
  25. Orange 2022, p. 166-167.
  26. Marafioti 2014, p. 129-131.
  27. 1 2 Marafioti 2014, p. 107.
  28. Stenton 1971, p. 421.
  29. Bolton 2007, p. 266.
  30. 1 2 Swanton 1996, p. 160-161.
  31. Barlow 1979, p. 73-74.
  32. Barlow 1979, p. 76.
  33. Whitelock 1979, p. 313.
  34. Charles-Edwards 2013, p. 562.
  35. (en) « S 1467 », sur The Electronic Sawyer, King's College London (consulté le ).
  36. Gautier 2019, p. 34.
  37. 1 2 Marafioti 2014, p. 144.
  38. Bolton 2017, p. 195.
  39. Swanton 1996, p. 160-162.
  40. Crawford 2022, p. 450-452.
  41. Marafioti 2014, p. 144-146.
  42. Bolton 2007, p. 267-268.
  43. Stevenson 1913, p. 112-113.
  44. Bolton 2017, p. 199-200.
  45. « Vikings: Valhalla - Distribution et équipe technique », sur IMDb (consulté le ).

Bibliographie

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Sources primaires

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Sources secondaires

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  • (en) Frank Barlow, The English Church 1000–1066 : A History of the Later Anglo-Saxon Church, Longman, (ISBN 978-0-582-49049-9).
  • (en) Timothy Bolton, « Ælfgifu of Northampton : Cnut the Great's 'other woman' », Nottingham Medieval Studies, vol. 51, no 1, , p. 247-268 (DOI https://doi.org/10.1484/j.nms.3.417).
  • (en) Timothy Bolton, Cnut the Great, New Haven et Londres, Yale University Press, (ISBN 978-0-300-20833-7).
  • (en) T. M. Charles-Edwards, Wales and the Britons 350–1064, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-821731-2).
  • (en) Barbara E. Crawford, « St. Clement of Rome : Patron Saint of Cnut and the Dynasty of Denmark », dans Richard North, Erin Goeres et Alison Finlay (dir.), Anglo-Danish Empire : A Companion to the Reign of King Cnut the Great, Berlin, de Gruyter, (ISBN 978-1-5015-1981-9).
  • Alban Gautier, « Harold, Harald, Guillaume et les autres : prétentions et prétendants à la succession d’Édouard le Confesseur (1042-1066) », Annales de Normandie, vol. 69, no 1, (DOI 10.3917/annor.691.0029).
  • (en) Nick Higham, The Death of Anglo-Saxon England, Stroud, Sutton, (ISBN 0-7509-2469-1).
  • (en) Simon Keynes, « Harold Harefoot », dans Michael Lapidge, John Blair, Simon Keynes et Donald Scragg (éd.), The Wiley Blackwell Encyclopedia of Anglo-Saxon England, Wiley Blackwell, , 2e éd. (ISBN 978-0-470-65632-7).
  • (en) M. K. Lawson, « Harold I [called Harold Harefoot] (d. 1040) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne Inscription nécessaire).
  • (en) Nicole Marafioti, The King's Body : Burial and Succession in Late Anglo-Saxon England, Toronto, University of Toronto Press, (ISBN 978-1-4426-4758-9).
  • (en) Frank M. Stenton, Anglo-Saxon England, Oxford, Oxford University Press, , 3e éd. (ISBN 0-19-280139-2).
  • (en) W. H. Stevenson, « An Alleged Son of King Harold Harefoot », The English Historical Review, vol. 28, no 109, , p. 112-117.

Liens externes

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