Jean Bergeret (militaire)
| Naissance | Gray (Haute-Saône) |
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| Décès | (à 61 ans) Neuilly-sur-Seine |
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| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | Armée de l'air (France) | |
| Grade | Général de division aérienne | |
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Jean Bergeret, né le à Gray (Haute-Saône) et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un général d'aviation français[1],[2], partisan des mesures antijuives et décoré de la Francisque.
Biographie
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Jean Bergeret intègre Saint-Cyr en 1914 à l’âge de dix-neuf ans et rejoint le 27e Régiment d'Infanterie. Il participe à toute la Première Guerre mondiale dans les tranchées, d’abord comme deuxième classe, puis comme caporal, puis comme sous-lieutenant, puis comme lieutenant. Il est blessé à quatre reprises, dont une fois grièvement, et reçoit sept citations, dont quatre à l’ordre de l’armée[3].
En 1921, il est affecté au Maroc et prend part à la guerre du Rif. Il choisit ensuite l’aviation militaire.
Il intègre l'École supérieure de guerre en 1927, commande un groupe de la 21e escadre d'aviation à Nancy, puis entre à l'état-major de l'aéronautique, en 1928. Il devient professeur à l’École de guerre en 1931 où il assure le cours d’aéronautique. En 1935, il est nommé directeur de l’École de guerre aérienne nouvellement créée. En 1936, il publie Les forces aériennes dans la bataille terrestre, où il critique les théories de Giulio Douhet et propose une doctrine d’emploi de l’aviation en appui des forces terrestres[4].
En 1937, il exerce un commandement à la base aérienne de Marrakech. En 1938, à la suite de la mobilisation générale, il est rappelé en métropole : de décembre à , il est chef du troisième bureau de l'état-major de l'Armée de l'air, chargé des opérations.
À la veille du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il est promu général de brigade. Le , il fait partie de la délégation française présente lors de la signature de l’armistice à Rethondes.
Il est nommé par le maréchal Pétain, le , secrétaire d'Etat à l'aviation à la place du général Bertrand Pujo. Il reste dans cette fonction jusqu'au retour de Pierre Laval, le . Remplacé par le général Jean-François Jannekeyn, il est alors nommé inspecteur de la défense aérienne du territoire.
Le , le Commissariat général aux questions juives soumet au gouvernement de Vichy son projet de loi modifiant le statut des Juifs d’. Un seul ministère insiste pour que la loi soit plus restrictive : le secrétariat d’État à l’Aviation (SEA), dirigé par Bergeret. Le , il signale au vice-président du Conseil, qu’à la différence d’autres administrations, le SEA a refusé de donner d’autres emplois aux Juifs privés de leurs postes. Le ministère de l’Air du Reich, dirigé par les généraux Ernst Udet puis Erhard Milch, travaille avec le secrétaire d’État à l’Aviation et le Militärbefelhshaber in Frankreich (MBF), qui supervise l’industrie aéronautique française de zone occupée dont l’action antijuive prend de l’ampleur au début du conflit germano-soviétique, en . Bergeret poursuit avec acharnement deux industriels d’origine juive : Marcel Bloch et Paul-Louis Weiller[5].
Quelques jours après l'opération Torch, qui vit les alliés débarquer en Afrique du Nord, le , il se rallie au général Giraud et remplit les fonctions de haut-commissaire adjoint au commandement civil et militaire en Afrique du Nord. Le régime de Vichy le déchoit alors de sa nationalité française.
Il a reçu l'ordre de la Francisque[6].
À la fin de l'année 1943, des poursuites judiciaires sont intentées par le Comité français de Libération nationale d'Alger. Il est arrêté le . Déféré devant la Haute Cour de justice, il est mis en liberté provisoire en et le non-lieu définitif est rendu le .

Jean Bergeret a eu trois enfants avec Hélène Disle (1906-1990) : Anne-Marie, Jean-Pierre et Françoise.
Distinctions
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Commandeur de la Légion d'honneur (1938)[3]
Croix de guerre - avec palme de bronze
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, palme de bronze
Médaille commémorative interalliée « médaille de la Victoire » (1914-1918)
Médaille commémorative de la guerre -
Médaille coloniale avec agrafe Maroc (1925)
Ordre de la Francisque. Il est déchu de l'ordre de la Francisque en .
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Claude d'Abzac-Epezy, « Le général Bergeret et l'Armée de l'air de Vichy », Revue historique des armées, no 192, , p. 32-43 (DOI 10.3406/rharm.1993.4270, lire en ligne)
- Claude d'Abzac-Epezy, « Le secrétariat d’État à l’aviation et la politique d’exclusion des Juifs (1940-1944) », Archives Juives, nos 41/1, , p. 75-90 (DOI 10.3917/aj.411.0075, lire en ligne)
Filmographie
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Claude d'Abzac-Epezy, « Le général Bergeret et l'Armée de l'air de Vichy », Revue historique des armées, no 192, , p. 32-43 (DOI 10.3406/rharm.1993.4270, lire en ligne)
- ↑ Françoise de Ruffray, dans La seconde guerre mondiale, les acteurs, sous la direction de Philippe Masson, Larousse, 1992, page 67.
- 1 2 « Base léonore »
- ↑ Col. Mendigal, Lt-Col. Bergeret et Cdt Carmagnat, Ecole supérieure de guerre. Cours d'aéronautique. Les forces aériennes dans la bataille terrestre. Les forces aériennes et la D.C.A. de l'armée, [s.n.], , 2 vol. (435, 554) ; 28 cm (lire en ligne)
- ↑ Claude d'Abzac-Epezy, « Le secrétariat d’État à l’aviation et la politique d’exclusion des Juifs (1940-1944) », Archives Juives, nos 41/1, , p. 75-90 (DOI 10.3917/aj.411.0075, lire en ligne)
- ↑ Henry Coston (préf. Philippe Randa), L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 23 — première édition en 1987.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :