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La Cage aux folles (film)

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La Cage aux folles
Réalisation Édouard Molinaro
Scénario Francis Veber et Édouard Molinaro
Musique Ennio Morricone
Acteurs principaux Ugo Tognazzi
Michel Serrault
Sociétés de production Les Artistes Associés (Paris)
Da Ma Produzione (Rome)
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 103 minutes
Sortie 1978

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Cage aux folles est un film franco-italien d'Édouard Molinaro, adapté de la pièce de théâtre éponyme et sorti en 1978.

Succès commercial en France, il demeure également de 1980 à 1998 le film de langue étrangère le plus vu aux États-Unis[1],[2].

Édouard Molinaro réalise une suite, La Cage aux folles 2, basée sur un scénario original en 1980. Un troisième volet réalisé par Georges Lautner, La Cage aux folles 3, sort en salles en 1985.

Renato Baldi et Albin Mougeotte forment un couple homosexuel installé à Saint-Tropez, où ils dirigent un cabaret de travestis, La Cage Aux Folles. Albin en est l'artiste principal sous le pseudonyme de Zaza Napoli.

Renato a eu autrefois une brève liaison avec une femme, dont est né un fils, Laurent. Celui-ci annonce à son père son intention d'épouser sa compagne, Andréa. Si Renato se réjouit du bonheur de son fils, la situation se complique lorsqu'il apprend qu'Andréa est la fille de Simon Charrier, député et figure éminente du parti ultraconservateur « Union pour l'ordre moral », connu pour ses positions rigoristes.

Craignant de choquer ses futurs beaux-parents, Laurent demande à son père de présenter l'image d'une famille traditionnelle lors de la rencontre officielle. Renato accepte à contrecœur, ce qui implique d'écarter temporairement Albin, au risque de le blesser profondément. Parallèlement, Simon Charrier, fragilisé par un scandale politique touchant son parti, voit dans ce mariage une occasion de restaurer son image publique, ce qui renforce ses exigences à l'égard de la famille de Laurent. Andréa, consciente de la réalité, choisit de dissimuler la vérité à son père.

Après plusieurs tentatives maladroites pour éloigner Albin sans l'offenser, le conflit éclate au sein du couple. Partagé entre l'amour qu'il porte à Albin et son désir d'aider son fils, Renato sollicite même Simone, la mère de Laurent, afin qu'elle se fasse passer pour son épouse, ce qui accroît la tension. Finalement, il accepte qu'Albin soit présent lors de la rencontre.

Le jour venu, Albin décide, à l'insu de Renato et de Laurent, de se présenter déguisé en femme afin d'endosser le rôle de la mère de Laurent. Les époux Charrier, suivis en secret par des journalistes, arrivent sans savoir qu'ils se trouvent dans les locaux de La Cage aux Folles. Une série de quiproquos conduit finalement à la révélation de la vérité.

Alors que les journalistes cherchent à exploiter la situation, Albin imagine un stratagème : déguiser les époux Charrier en habitués du cabaret afin de leur permettre de quitter les lieux discrètement. En échange, il obtient leur bénédiction pour le mariage des deux jeunes gens. Le subterfuge réussit et l'union peut avoir lieu.

Fiche technique

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Distribution

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Malgré le succès, la pièce n'a jamais été filmée en intégralité[7] et aucun producteur français n'accepta de l'adapter au cinéma. C'est la raison du recours à une coproduction italienne, impliquant l'emploi de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française, à commencer par Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret[8],[9].

Alors que son contrat le prévoyait, Ugo Tognazzi refusa au dernier moment de jouer en français, craignant d’être éclipsé par le rôle plus flamboyant de Michel Serrault, ce qui fut difficile pour ce dernier car comprenant mal l’italien[9].

Il fut doublé par Pierre Mondy, ami de Jean Poiret et Michel Serrault, et également le premier metteur en scène de la pièce en 1973. Le film a été tourné dans les studios de Cinecittà à Rome tout comme ses deux suites La Cage aux folles 2 (1980) et 3 (1985).

Le film remporte un gros succès public en France comme en Italie. Il a valu à Michel Serrault son premier César du meilleur acteur en 1979. Il en remportera deux autres par la suite : en 1982 pour Garde à vue et en 1996 pour Nelly et Monsieur Arnaud.

Le film est diversement accueilli dans le milieu gay, certains critiquant la mise en avant d'homosexuels caricaturalement efféminés, d'autres soulignant que le film met en scène un couple gay sympathique et ayant élevé un enfant délaissé par sa mère.

Le film a également été un succès commercial, demeurant de 1980 à 1998 le film en langue étrangère le plus vu aux États-Unis[1]. Il a réalisé 5 406 614 entrées en France[10] et 8 137 200 aux États-Unis[11], soit un total de 13 543 814 pour ces deux pays, auquel il faut ajouter 762 909 entrées en Hongrie[10] (liste non exhaustive).

La Cage aux folles Sources
Pays Dates Entrées
Drapeau de la France France 5 406 614 entrées
Drapeau de l'Italie Italie 6 600 000 entrées [12]
Drapeau des États-Unis États-Unis 8 137 200 entrées [11]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 2 650 000 entrées
Drapeau de l'Espagne Espagne 487 442 entrées [13]
Drapeau de la Hongrie Hongrie 762 909 entrées [10]
Total 24 671 965 entrées

Birdcage, remake américain de Mike Nichols sorti en 1996, avec Robin Williams et Gene Hackman, sera le neuvième film de l'année aux États-Unis avec 28 068 000 entrées[14].

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Autour du film

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  • Le personnage de Zaza est inspiré par Michou, célèbre directeur de cabaret[15] ;
  • La petite amie de Laurent s'appelle Adrienne dans la version italienne, probablement parce qu'Andréa aurait prêté à confusion avec le prénom masculin italien Andrea.
  • Ce film compte deux remakes, l'un américain et officiel intitulé Birdcage sorti en 1996 et réalisé par Mike Nichols, l'autre vietnamien intitulé Ngoi Nha Buom Buom (titre anglophone : Butterfly House) sorti en 2019 et réalisé par Huynh Tuan Anh, où l'auteur de la pièce, bien que fidèlement adaptée, n'est pas crédité.

Notes et références

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  1. 1 2 « Classement des films de langue étrangère les plus vus aux États-Unis » sur Box Office Mojo.
  2. Pierrick Geais, « Pourquoi La Cage aux folles fascine-t-elle autant les Américains ? », sur vanityfair.fr, .
  3. Litt. « Le vice » en italien.
  4. « Angelo Pellegrino », sur Babelio (consulté le ).
  5. « Vinicio Diamanti, “regina” dell'avanspettacolo  », sur culturaGay.it (consulté le ).
  6. « Walter Lucchini : De Serraut à Lenzi », sur maniaco-deprebis.com (consulté le ).
  7. L'Institut national de l'audiovisuel ne possède qu’un enregistrement de 65 minutes.|https://madelen.ina.fr/content/la-cage-aux-folles-68793
  8. « La Cage aux folles d’Édouard Molinaro + Plein d'anecdotes », sur blogspot.com (consulté le ).
  9. 1 2 Paul Guermonprez, « La Cage aux folles : huit choses à savoir sur le film culte avec Jean Poiret et Ugo Tognazzi », Télé Star, (lire en ligne, consulté le ).
  10. 1 2 3 « La Cage aux Folles (1978) » [vidéo], sur IMDb (consulté le ).
  11. 1 2 « La Cage aux Folles (1978) », sur jpbox-office.com (consulté le )
  12. « Box office Ugo Tognazzi », sur boxofficestory.com (consulté le )
  13. (ru) « Клетка для чудаков — дата выхода в России и других странах », sur КиноПоиск (consulté le )
  14. « Domestic Box Office For 1996 », sur Box Office Mojo (consulté le ).
  15. « Michou, l'homme en bleu de Montmartre, 80 ans, 55 ans de folles nuits », sur lepoint.fr, (consulté le ).

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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