Les Ferdinand
| Les Ferdinand | ||
Les Ferdinand en 2015. | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nom | Leslie Ferdinand | |
| Nationalité | ||
| Nat. sportive | ||
| Naissance | Acton, Londres (Angleterre) |
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| Taille | 1,80 m (5′ 11″) | |
| Période pro. | 1987 - 2006 | |
| Poste | Avant-centre | |
| Parcours senior1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1984-1986 | ||
| 1986-1987 | ||
| 1987-1995 | 184 (90) | |
| 1988 | → |
3 (0) |
| 1988-1989 | → |
30 (18) |
| 1995-1997 | 84 (50) | |
| 1997-2003 | 149 (39) | |
| 2003 | 14 (2) | |
| 2003-2004 | 31 (13) | |
| 2004-2005 | 14 (2) | |
| 2005 | 14 (1) | |
| 2005-2006 | 0 (0) | |
| Sélections en équipe nationale2 | ||
| Années | Équipe | M.(B.) |
| 1998 | 1 (1) | |
| 1993-1998 | 17 (5) | |
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. 2 Matchs officiels. |
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Leslie Ferdinand, dit Les Ferdinand et surnommé « Sir Les », né le à Acton, à Londres[1], est un footballeur international anglais devenu entraîneur puis dirigeant. Durant sa carrière de joueur, il évolue au poste d'avant-centre.
Issu du football non-League, il se révèle aux Queens Park Rangers au début des années 1990 et devient l'un des avant-centres marquants des premières saisons de la Premier League. Après huit années à QPR entrecoupées de prêts à Brentford et au Beşiktaş JK, il rejoint Newcastle United en 1995. Il y connaît la période la plus productive de sa carrière, avec 50 buts en 84 matchs toutes compétitions confondues, deux places de vice-champion d'Angleterre et le titre de joueur de l'année PFA en 1996. Il joue ensuite cinq saisons et demie à Tottenham Hotspur, le club qu'il supporte depuis l'enfance, avec lequel il remporte la Coupe de la Ligue en 1999.
Ferdinand totalise 149 buts et 49 passes décisives en 351 matchs de Premier League[2]. Il n'en inscrit aucun sur penalty, ce qui constitue encore le record de la compétition en 2026[3]. Avec l'équipe d'Angleterre, il compte 17 sélections et cinq buts entre 1993 et 1998. Il fait partie des groupes anglais à l'Euro 1996 et à la Coupe du monde 1998, sans entrer en jeu dans ces deux compétitions[4].
Après sa carrière de joueur, il travaille dans les médias puis dans l'encadrement de Tottenham. Il revient à QPR en 2014 et devient directeur du football du club de 2015 à 2023[5]. Il est également l'un des membres fondateurs du Black Footballers Partnership, lancé publiquement en 2022 pour agir sur la sous-représentation des personnes noires dans les fonctions d'encadrement et de direction du football anglais[6]. Membre de l'ordre de l'Empire britannique, il est notamment distingué par le National Football Museum, qui l'intronise à l'English Football Hall of Fame en 2026[4].
Biographie
[modifier | modifier le code]Football non-League et arrivée à QPR
[modifier | modifier le code]Né à Acton, Ferdinand grandit à Paddington, dans l'ouest de Londres, et est supporter de Tottenham dès l'enfance[7]. Il n'est pas formé dans l'académie d'un club professionnel. À la fin de son adolescence, il joue dans le football non-League, d'abord avec Viking Sports puis avec Southall (en), tout en travaillant comme peintre-décorateur[8]. À dix-neuf ans, il dispute avec Southall la finale de la FA Vase 1986 à Wembley, perdue contre Halesowen Town[9].
Il rejoint ensuite Hayes (en), où ses performances attirent l'attention des clubs professionnels. Il inscrit vingt buts pour le club avant d'être recruté, peu avant ses vingt ans, par l'entraîneur des Queens Park Rangers Jim Smith pour 30 000 livres sterling[4]. Il évoque ensuite régulièrement ce passage tardif du football semi-professionnel à la première division pour défendre la détection dans les divisions inférieures : Ferdinand estime que les clubs contemporains accordent moins de temps et de patience aux joueurs qui en sont issus[8].
Queens Park Rangers et prêt à Beşiktaş
[modifier | modifier le code]Ferdinand fait ses premiers pas en équipe première de QPR à la fin de la saison 1986-1987, mais joue encore peu durant ses premières saisons[4]. Il est brièvement prêté à Brentford en 1988, puis passe la saison 1988-1989 au Beşiktaş JK. Cette saison à Istanbul constitue sa première expérience durable dans un environnement professionnel soumis à une forte pression populaire. Ferdinand explique plus tard que cette année représente pour lui un apprentissage accéléré[10].
En Turquie, il inscrit 14 buts en 24 rencontres de championnat et 18 buts toutes compétitions confondues[10][11]. Beşiktaş remporte la Coupe de Turquie, termine deuxième du championnat derrière Fenerbahçe et gagne également la Coupe du Président[10][12].
De retour à QPR, Ferdinand ne s'impose pas immédiatement. Il marque huit buts en 18 matchs de championnat en 1990-1991, puis dix la saison suivante. Lors de la première saison de la Premier League, en 1992-1993, il s'impose parmi les meilleurs buteurs : ses vingt réalisations ne sont dépassées que par Teddy Sheringham, tandis que QPR termine cinquième du championnat[4]. Il confirme durant les deux saisons suivantes. En 1994-1995, il marque 24 buts en Premier League et 26 toutes compétitions confondues, derrière Alan Shearer et Robbie Fowler parmi les principaux buteurs du championnat[4][13].
Sur l'ensemble de son premier passage à QPR, Ferdinand inscrit 90 buts en 184 rencontres toutes compétitions confondues[14]. Ses performances attirent plusieurs grands clubs. Au cours de la saison 1994-1995, Manchester United cherche notamment à le recruter, mais QPR refuse un départ immédiat ; United se tourne finalement vers Andy Cole[8]. Ferdinand choisit Newcastle à l'été 1995 après un échange avec Kevin Keegan[13]. La vente pour environ six millions de livres bénéficie aussi à Hayes, qui reçoit 600 000 livres grâce à une clause de revente et donne ensuite son nom à une salle de réception du stade[8].
Newcastle United
[modifier | modifier le code]Ferdinand rejoint Newcastle United à l'été 1995 pour environ six millions de livres[4]. Sous la direction de Kevin Keegan, dans une équipe résolument offensive, il marque dès sa première journée de championnat avec Newcastle contre Coventry City[15]. Sa première saison sur Tyneside est la plus prolifique de sa carrière : 29 buts toutes compétitions confondues, dont 25 en Premier League[4].
Newcastle domine une grande partie de la saison 1995-1996 et compte jusqu'à douze points d'avance sur Manchester United avant d'être dépassé au printemps. Le club termine vice-champion à quatre points de son rival[13]. Ferdinand est élu joueur de l'année PFA et reçoit également le prix du joueur de l'année de la Football Writers' Association du Nord-Est[4][16]. Son efficacité s'appuie notamment sur le volume de centres fournis par des joueurs comme David Ginola et Keith Gillespie, dans un système où Ferdinand est la principale cible dans la surface[13].
À l'été 1996, Newcastle recrute Alan Shearer pour un montant record. Keegan indique à Ferdinand qu'il souhaite associer les deux avant-centres plutôt que remplacer l'un par l'autre[13]. Ferdinand cède le numéro 9 à Shearer et inscrit 21 buts toutes compétitions confondues en 1996-1997, tandis que son partenaire en marque 28 ; Newcastle termine de nouveau deuxième de Premier League[4]. Le départ de Keegan en janvier 1997, remplacé par Kenny Dalglish, modifie cependant la situation. Newcastle accepte durant l'été une offre d'environ six millions de livres de Tottenham[4]. Ferdinand estime rétrospectivement avoir laissé son orgueil peser sur une décision qui n'était probablement pas la meilleure pour la suite de sa carrière, alors que Newcastle tente finalement de le convaincre de rester après la blessure de Shearer[13]. Il quitte Newcastle avec 50 buts en 84 rencontres toutes compétitions confondues[17].
Tottenham Hotspur
[modifier | modifier le code]En 1997, Ferdinand rejoint Tottenham, le club qu'il supporte depuis l'enfance. Sa première saison est perturbée par les blessures tandis que Tottenham lutte pour son maintien en Premier League. Ferdinand contribue néanmoins au redressement de la fin de saison, notamment aux côtés de Jürgen Klinsmann[18].
Ses années à Tottenham sont durablement affectées par un problème récurrent au tendon d'Achille. Ferdinand explique en 2020 que plusieurs opérations ont été nécessaires et estime avoir perdu environ trois années de sa carrière à cause de cette blessure[8]. Malgré ces problèmes physiques, il participe aux principaux résultats de Tottenham durant cette période. En 1999, il dispute l'intégralité de la finale de la Coupe de la Ligue remportée contre Leicester City à Wembley[4]. Il atteint de nouveau la finale de la compétition en 2002, perdue 2-1 contre Blackburn Rovers à Cardiff[19].
Le 15 décembre 2001, face à Fulham, Ferdinand marque le 10 000e but de l'histoire de la Premier League[3]. Il quitte Tottenham en janvier 2003 après cinq saisons et demie, avec 149 matchs et 39 buts toutes compétitions confondues[17].
Fin de carrière
[modifier | modifier le code]Ferdinand rejoint West Ham United en janvier 2003. Il marque deux buts en quatorze apparitions de Premier League, sans pouvoir empêcher la relégation du club à la fin de la saison[20]. Il signe ensuite à Leicester City, où il inscrit treize buts toutes compétitions confondues en 2003-2004[4]. Malgré une nouvelle relégation, ses performances lui valent d'être élu joueur de la saison du club[21].
À l'été 2004, alors qu'il envisage de mettre un terme à sa carrière, Sam Allardyce le convainc de rejoindre Bolton Wanderers[8]. Il y dispute quatorze matchs toutes compétitions confondues et marque deux buts, avant de rejoindre Reading au début de 2005, où il totalise également quatorze rencontres pour un but[20]. Il effectue enfin une préparation avec Watford et s'engage avec le club en septembre 2005, mais ne dispute aucun match officiel avec l'équipe première. Il explique alors ne plus souhaiter supporter les contraintes du quotidien d'un joueur professionnel et met fin à sa carrière à l'âge de 39 ans[8][4].
Équipe d'Angleterre
[modifier | modifier le code]Ferdinand connaît sa première sélection avec l'Angleterre le 17 février 1993 contre Saint-Marin, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, et marque lors de la victoire 6-0[4]. Il totalise finalement 17 sélections et cinq buts entre 1993 et 1998[4].
Sa carrière internationale coïncide avec une période de forte concurrence parmi les avant-centres anglais. Sous Terry Venables, sélectionneur à partir de 1994, Ferdinand ne dispute que quatre matchs, tous amicaux, dont un seul comme titulaire, malgré ses performances à QPR puis Newcastle[13]. Il est néanmoins retenu pour l'Euro 1996 organisé en Angleterre. Venables titularise systématiquement le duo Alan Shearer-Teddy Sheringham, tandis que Robbie Fowler est généralement préféré comme solution offensive de remplacement ; Ferdinand ne joue aucune minute dans le tournoi[13]. Il attribue rétrospectivement sa faible utilisation sous Venables à une relation difficile avec le sélectionneur[13].
Après le départ de Venables, Ferdinand continue à être appelé de manière intermittente. Il figure dans le groupe de Glenn Hoddle pour la Coupe du monde 1998 en France mais n'entre pas en jeu[4]. La même année, il dispute également un match avec l'équipe d'Angleterre B et y marque un but[1].
Reconversion à Tottenham
[modifier | modifier le code]Après sa retraite, Ferdinand travaille un temps dans les médias avant de revenir dans le football de club[8]. Il rejoint Tottenham en 2008 comme entraîneur spécialisé auprès des attaquants, puis intègre l'équipe chargée du développement des joueurs avec Tim Sherwood et Chris Ramsey. Il reste au club jusqu'en 2014[17].
Durant cette période, il complète ses qualifications d'entraîneur et suit une formation en management à la Warwick Business School, ainsi qu'une formation en gouvernance à St George's Park[8]. En 2014, il fait partie des anciens joueurs diplômés du programme On Board, soutenu par la Football Association et la Professional Footballers' Association, destiné à préparer des anciens professionnels aux fonctions de gouvernance et à diversifier les conseils d'administration du football[22].
Directeur du football de QPR
[modifier | modifier le code]En octobre 2014, Ferdinand retourne à Queens Park Rangers comme responsable des opérations football, avec un mandat initial centré notamment sur l'académie. Après le départ de Harry Redknapp en février 2015, il participe brièvement à la prise en charge de l'équipe première aux côtés de Chris Ramsey et Kevin Bond, puis est nommé directeur du football[23]. Ses responsabilités couvrent alors la restructuration du département sportif, le recrutement et le développement des jeunes joueurs[24].
Son mandat accompagne une réduction importante des dépenses après les années précédant la relégation de Premier League. En 2020, la masse salariale du club, qui avait dépassé 75 millions de livres durant la période ayant conduit à une sanction financière de l'EFL, est estimée à moins de 20 millions. Ferdinand explique que la politique sportive doit dès lors privilégier la soutenabilité, le développement des joueurs et la vente périodique d'actifs[25]. Avec Chris Ramsey et d'autres collaborateurs, il cherche également à rapprocher l'académie et l'équipe première[26].
Le bilan sportif reste toutefois contrasté. QPR ne retrouve pas la Premier League pendant les huit années où Ferdinand exerce les fonctions de directeur du football, et son action fait l'objet de critiques d'une partie des supporteurs au cours de ses dernières saisons. En 2022-2023, l'équipe passe de la tête du Championship en octobre à une lutte pour éviter la relégation en League One[14]. Ferdinand quitte finalement son poste en juin 2023, estimant que le moment est venu pour le club de prendre une nouvelle direction[5].
Engagements et prises de position
[modifier | modifier le code]Après l'incendie de la tour Grenfell en 2017, survenu à proximité du quartier où il a grandi, Ferdinand propose l'organisation du match caritatif Game 4 Grenfell à Loftus Road. La rencontre réunit anciens joueurs, personnalités, survivants et pompiers et permet de lever plus de 400 000 livres pour les personnes touchées par l'incendie[26][27].
Ferdinand intervient aussi régulièrement sur la sous-représentation des personnes noires et issues de minorités ethniques dans l'encadrement du football anglais. En 2015, il estime que des formes de racisme structurel limitent l'accès aux postes d'entraîneur et se prononce en faveur d'un mécanisme inspiré de la Rooney Rule, prévoyant qu'au moins un candidat issu d'une minorité soit reçu en entretien[28][29]. En 2019, il insiste sur la nécessité d'accroître également la diversité dans les postes de décision, et pas seulement parmi les entraîneurs[30].
Ses prises de position rejoignent son expérience personnelle de dirigeant. En 2020, Ferdinand déclare avoir reçu des insultes racistes de la part de certains supporteurs de QPR tout en défendant l'idée que le football reflète un problème social plus large[25]. La même année, alors qu'il est présenté comme l'un des très rares directeurs du football noirs en Angleterre, il soutient la décision de QPR de ne plus mettre systématiquement un genou à terre avant les matchs : il considère que le geste symbolique a perdu une partie de son efficacité et appelle à privilégier des mesures concrètes contre les discriminations[31].
En février 2022, le Black Footballers Partnership (BFP) est lancé publiquement comme une voix collective de joueurs et anciens joueurs noirs destinée à documenter les inégalités d'accès aux postes d'encadrement, de direction et de gouvernance. Ferdinand y est présenté comme membre fondateur et soutient les recommandations du rapport commandé à l'économiste Stefan Szymanski sur les parcours professionnels après la carrière de joueur[6][32].
Style de jeu et place dans sa génération
[modifier | modifier le code]Avant-centre axial, Ferdinand est réputé pour associer puissance physique, vitesse et jeu aérien. Ian Wright, lorsqu'il compare plusieurs grands attaquants de Premier League des années 1990, résume le profil de Ferdinand par sa puissance et sa vitesse, tandis que le National Football Museum souligne également sa détente et son efficacité devant le but[33][4].
Ferdinand explique avoir développé son jeu de tête par un travail répétitif après les entraînements de QPR avec l'ancien avant-centre et entraîneur de la réserve Roger Cross. Il relie notamment ce travail au fait qu'un entraîneur lui avait présenté dans sa jeunesse le stéréotype selon lequel les jeunes joueurs noirs ne seraient pas enclins au jeu de tête[13]. À Newcastle, Keegan construit une partie de l'animation offensive autour de cette aptitude, demandant notamment à Ginola et Gillespie de multiplier les centres vers lui[13].
Ferdinand appartient à une génération particulièrement dense d'avant-centres anglais, aux côtés notamment de Shearer, Wright, Sheringham, Fowler, Cole et Stan Collymore. The Independent souligne que le football anglais du milieu des années 1990 accorde alors une place centrale au numéro 9, avec davantage de jeu direct et de centres qu'au cours des décennies suivantes[33]. Ferdinand décrit lui-même une concurrence amicale entre ces buteurs pour rester parmi les plus efficaces du championnat[33]. Sa production en club contraste ainsi avec une carrière internationale relativement courte, dans une sélection où plusieurs de ces attaquants se disputent simultanément les mêmes places.
Statistiques et records
[modifier | modifier le code]Ferdinand inscrit 149 buts et délivre 49 passes décisives en 351 matchs de Premier League[2]. Ses 149 buts, tous inscrits sans penalty, constituent le record de la compétition pour un joueur n'ayant jamais marqué sur penalty[3]. Il est également l'auteur, avec Tottenham contre Fulham le 15 décembre 2001, du 10 000e but de l'histoire de la Premier League[3].
Sur l'ensemble de sa carrière professionnelle en club, le National Football Museum lui attribue 215 buts en 523 rencontres[4]. Les totaux de matchs varient toutefois selon les sources et le périmètre retenu. Pour QPR, Newcastle et Tottenham, des sources de club ou de référence publient des bilans toutes compétitions[14][17]. Pour West Ham, Leicester, Bolton et Reading, Soccerbase détaille les apparitions par compétition[20]. Les données concernant Beşiktaş divergent davantage : FourFourTwo rapporte 30 rencontres et 18 buts toutes compétitions, tandis que Tottenham documente 24 matchs et 14 buts en championnat ainsi que 18 buts toutes compétitions[11][10]. Le site officiel de Beşiktaş présente lui-même deux bilans incompatibles : sa version turque indique 34 matchs et 16 buts dans l'ensemble des compétitions, alors que sa version anglaise affiche 36 matchs de championnat et 16 buts[12][34].
Palmarès
[modifier | modifier le code]En club
[modifier | modifier le code]- Vainqueur de la Coupe de Turquie en 1989[10].
- Vainqueur de la Coupe du Président en 1989[12].
- Vice-champion de Turquie en 1989[10].
- Vice-champion d'Angleterre en 1996 et 1997[17].
- Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999[4].
- Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2002[19].
Distinctions individuelles
[modifier | modifier le code]- Joueur de l'année PFA en 1996[4].
- Joueur de l'année de la Football Writers' Association du Nord-Est en 1996[16].
- Joueur de la saison de Leicester City en 2003-2004[21].
- Nommé membre de l'ordre de l'Empire britannique (MBE) en 2005[35].
- Intronisé au Hall of Fame de la Newcastle United Foundation en 2017[36].
- Prix Outstanding Contribution to London Football des London Football Awards en 2020[37].
- Intronisé au Hall of Fame du National Football Museum en 2026[4].
Reconnaissance et postérité
[modifier | modifier le code]Le National Football Museum présente Ferdinand comme l'un des avant-centres les plus prolifiques de sa génération et comme une figure marquante de l'histoire de la Premier League[4]. À Newcastle, son passage de deux saisons fait l'objet d'une reconnaissance durable : la Newcastle United Foundation l'intronise à son Hall of Fame en 2017[36]. Le surnom « Sir Les », largement repris par les supporteurs, reste associé à cette période de sa carrière[4][36].
Après sa carrière, Ferdinand met régulièrement en avant son parcours depuis le football non-League. Le produit de sa clause de revente lors de son transfert de QPR à Newcastle permet à Hayes de recevoir 600 000 livres et d'aménager une salle portant son nom[8]. Il s'appuie ensuite sur son propre parcours pour défendre la détection dans les divisions inférieures, estimant que ce chemin vers le plus haut niveau est devenu plus difficile pour les joueurs auxquels les clubs professionnels ne laissent pas immédiatement du temps[8].
En 2026, Ferdinand demeure le meilleur buteur de l'histoire de la Premier League parmi les joueurs n'ayant jamais marqué de penalty et reste associé au 10 000e but de la compétition[3]. Son intronisation au National Football Museum la même année prolonge les distinctions déjà reçues à Newcastle et dans le football londonien[4][37].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]Les Ferdinand appartient à une famille de footballeurs. Il est notamment le cousin de Rio Ferdinand et d'Anton Ferdinand ; plusieurs sources précisent que le lien avec Rio est celui de cousins au second degré[38][39].
Publication
[modifier | modifier le code]- (en) Les Ferdinand, Sir Les: The Autobiography of Les Ferdinand, Headline, , 225 p. (ISBN 978-0-7472-1997-2)[40].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 (en) « Leslie Ferdinand MBE », sur England Football Online (consulté le )
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- 1 2 3 4 5 (en) « Records: Players », sur Premier League, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 (en) « Les Ferdinand », sur National Football Museum (consulté le )
- 1 2 (en) « Les Ferdinand leaves QPR: Ex-striker leaves role as director of football », sur BBC Sport, (consulté le )
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- ↑ (en) « Response from Black male and female players on Szymanski report », sur Black Footballers Partnership, (consulté le )
- 1 2 3 (en) Miguel Delaney, « When Premier League strikers ruled the world », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « Leslie Ferdinand », sur Beşiktaş JK (consulté le )
- ↑ (en) « Les awarded MBE », sur Tottenham Hotspur, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Les Ferdinand », sur Newcastle United (consulté le )
- 1 2 (en) « Winners 2019/20 », sur London Football Awards (consulté le )
- ↑ (en) « Ferdinand determined to bow out at the top », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « Anton Ferdinand », sur JW23 Foundation (consulté le )
- ↑ (en) « Sir Les: The Autobiography of Les Ferdinand », sur Google Books (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives au sport :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à la musique :
- Footballeur international anglais
- Joueur du Brentford FC
- Joueur du Beşiktaş JK
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- Entraîneur du Queens Park Rangers FC
- Dirigeant anglais de football
- Dirigeant du Queens Park Rangers FC
- Autobiographe anglais
- Membre de l'ordre de l'Empire britannique
- Naissance à Ealing (borough londonien)
- Naissance en décembre 1966