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Léon Bertrand (homme politique)

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Léon Bertrand
Illustration.
Fonctions
Ministre délégué au Tourisme
(secrétaire d'État jusqu'au )

(4 ans, 10 mois et 28 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin II et III
Villepin
Prédécesseur Gilles de Robien (ministre)
Successeur Luc Chatel (secrétaire d'État)
Député français

(14 ans et 26 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 21 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
Circonscription 2e de la Guyane
Législature IXe, Xe, XIe et XIIe (Cinquième République)
Groupe politique NI (1988-1993)
RPR (1993-2002)
UMP (2002)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Juliana Rimane
Maire de Saint-Laurent-du-Maroni

(35 ans, 6 mois et 12 jours)
Prédécesseur Raymond Tarcy
Successeur Sophie Charles
Conseiller général de la Guyane

(16 ans)
Circonscription Canton de Saint-Laurent-du-Maroni
Prédécesseur Raymond Tarcy
Successeur Marie-Thérèse Morel
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Saint-Laurent-du-Maroni, France
Nationalité Française
Parti politique RPR - UMP
Profession Professeur de sciences physiques et naturelles

Léon Bertrand, né le à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), est un homme politique français.

De 1988 à 2002, il est député français pour la Guyane. Il est ensuite, entre 2002 et 2007, secrétaire d'État puis ministre du Tourisme sous la présidence de Jacques Chirac.

Il est condamné en 2017 à trois ans de prison ferme pour corruption passive et favoritisme dans le cadre de marchés publics. Il est également condamné en 2018, dans une autre affaire, pour abus de biens sociaux.

Léon Bertrand est « né sur les bords du Maroni, en Guyane, département français d'Amazonie situé à 7 000 kilomètres de Paris. Il est petit-fils d'un bagnard d'origine vendéenne ayant épousé une femme noire à sa libération et le fils d'un père créole et d'une mère amérindienne du Surinam[1] ».

Parcours politique (Avant 2010)

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Professeur de sciences physiques et naturelles, il est maire de Saint-Laurent du au .

Membre de l'UMP, après avoir été membre du RPR, et proche de Jacques Chirac, ce dernier  après sa victoire à l'élection présidentielle de 2002  le nomme secrétaire d'État puis ministre délégué au Tourisme, poste qu'il occupe jusqu'au .

Candidat à sa réélection comme député dans la 2e circonscription de la Guyane en , Léon Bertrand (UMP), qui a pourtant été élu sans discontinuer depuis 1988, est battu par Chantal Berthelot (Parti socialiste guyanais) par 52,9 % contre 47,1 %. En , il est cependant réélu maire de Saint-Laurent-du-Maroni dès le premier tour avec 62,44 % des voix.

Il est nommé, en 2008, inspecteur général de l'Éducation nationale au 5e tour par Nicolas Sarkozy, président de la République. Il fait valoir ses droits à la retraite en 2010. Cette demande de mise à la retraite coïncide avec un rapport de la Cour des comptes qui pointe du doigt « des traces matérielles minimes » prouvant son activité effective, soit « "une dizaine de réunions" pour toute trace de son activité d’Inspecteur général »[2]

Affaires judiciaires et retrait de la vie politique (2010-2026)

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Mis en examen pour délit de favoritisme et corruption passive, il est placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos (Martinique) le , après avoir été en garde à vue à Cayenne. Il est soupçonné d'irrégularités dans les conditions d'attribution de marchés publics au sein de la communauté de communes de l'Ouest guyanais. Il est libéré le et placé alors sous contrôle judiciaire[3].

Le , soit quarante-huit heures après sa libération, la liste divers-droite menée par Roger Arel, sur laquelle il figure en troisième position, n'obtient que 4,24 % au premier tour des élections régionales.

Léon Bertrand est condamné en , par le tribunal correctionnel de Fort-de-France, à une peine de trois ans de prison, à une amende de 150 000 euros et à la privation de ses droits civiques pour cinq ans[4]. Le , Léon Bertrand est condamné, en appel, à 20 mois de prison dont 16 fermes ainsi que de deux ans de privation de droits civiques, civils et de famille ainsi que de 80 000 euros d'amende.

Le , la Cour de cassation rejette son recours dans le cadre de sa condamnation pour corruption passive et atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics, mais demande qu'il soit à nouveau statué sur leur peine, la Cour d'appel ayant omis de s'expliquer sur l'aménagement de la peine d’emprisonnement. Le , la cour d'appel de Basse-Terre le condamne à trois ans de prison ferme assorti d'un mandat de dépôt[5]. Néanmoins, Léon Bertrand se pourvoit en cassation. Il reste donc libre, sa peine n'étant pas définitive[6].

Dans une autre affaire, en , Léon Bertrand est condamné en appel à 18 mois de prison ferme et 100 000 euros d'amende pour complicité d'abus de biens sociaux[7]. Le , il est incarcéré en Guyane[8]. Le , après que la Cour de cassation a demandé un nouveau jugement, la cour d'appel de Cayenne le condamne à nouveau à 18 mois d'emprisonnement ferme, 100 000 euros d'amende mais aussi à cinq ans d'inéligibilité[9]. Libéré en mais maintenu sous bracelet électronique, il passe au total 11 mois en prison[10].

Retour en politique (2026)

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En , alors qu'il avait annoncé son retrait définitif de la vie politique, il fait son retour avec sa candidature à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni pour les élections municipales de 2026[11]. Avec 2 403 voix, il peut se présenter au second tour[12] lors duquel il récolte 28,64 % des voix et termine à la 3e place du scrutin dont il décide de « contester la sincérité » en déposant un recours[13].

Synthèse des fonctions et mandats

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Décorations

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  • médaille de la République orientale de l'Uruguay[14]

Notes et références

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  1. Léon Bertrand, « La République, l'affaire de tous. Les violences en banlieue ne doivent pas être traitées comme de simples problèmes d'ordre public. », Libération, jeudi 17 novembre 2005.
  2. « "Les recasés de la République" : ces politiciens devenus "inspecteurs généraux" et qui se cachent dans des placards dorés », atlantico.fr, 26 avril 2015.
  3. Hebdomadaire "La semaine Guyanaise", 25 septembre 2010
  4. France-Guyane, 04/07/13
  5. Trois ans de prison ferme pour Léon Bertrand, Le Figaro, 7 mars 2017
  6. Libération du 10 mars 2017
  7. Guyane : l'ex-ministre Léon Bertrand condamné en appel à 18 mois de prison ferme
  8. AFP, « Corruption: Léon Bertrand, ex-ministre de Chirac, incarcéré en Guyane », sur Challenges, (consulté le )
  9. Le Figaro.fr avec AFP, « Prison confirmée pour l'ex-ministre Léon Bertrand », Le Figaro, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  10. Le Monde avec AFP, « Guyane : libération sous bracelet électronique pour l’ex-ministre Léon Bertrand », sur Le Monde, (consulté le )
  11. Guillaume Reuge, « Municipales en Guyane : le chiraquien Léon Bertrand, 74 ans, se relance dans la bataille », sur Le Monde, (consulté le )
  12. « Élections municipales 2026 : à Saint-Laurent-du-Maroni, le premier tour redistribue les cartes », sur Guyane La 1ère (consulté le )
  13. « Des recours déposés contre le résultat des municipales dans quatre nouvelles communes », sur franceguyane.fr, (consulté le )
  14. Resolución N° 939/997

Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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