Aller au contenu

Morelos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Morelos
Estado Libre y Soberano de Morelos
État libre et souverain de Morelos
Blason de Morelos
Héraldique
Drapeau de Morelos
Drapeau
Morelos
Localisation de l'État de Morelos.
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Capitale Cuernavaca
Adhésion à la République  (27e)
Municipalités ou équivalent 33
Gouverneur Margarita González Saravia
Sénateurs Adrián Rivera Pérez
Sergio Álvarez Mata
Nombre de députés 7
ISO 3166-2 MX-MOR
Fuseau horaire UTC-6
Langue(s) régionale(s) De jure : Espagnol mexicain, nahuatl
Démographie
Gentilé Morelense
Population 1 971 520 hab. (2020)
Densité 403 hab./km2
Rang 23e
Ville la plus peuplée Cuernavaca
Géographie
Coordonnées 18° 44′ 51″ nord, 99° 04′ 13″ ouest
Altitude Max. 5 500 m (Popocatepetl)
Superficie 4 893 km2
Coordonnées géographiques 18° 44′ 51″ N, 99° 04′ 13″ O
Latitude 19° 8' - 18° 19' N
Longitude 98° 38' - 99° 30' O
Divers
Devise Tierra de Libertad y Trabajo. La Tierra volverá A quienes La Trabajan Con Sus manos.
En français : Terre de liberté et de travail. La terre reviendra à ceux qui la travaillent de leurs mains.
Liens
Site web morelos.gob.mx
Cuernavaca, façade du palais de Cortez.

Morelos (prononcé en espagnol : /moˈɾelos/), officiellement l'État libre et souverain de Morelos (Estado Libre y Soberano de Morelos /esˈtado ˈliβɾe i soβeˈɾano de moˈɾelos/), est un petit État du Mexique de 4 893 km2 soit le 0,2 %, du territoire national, situé au centre du pays, à 86 km au sud de la capitale. Le Morelos est situé à l'ouest de l'État de Puebla, au nord de l'État de Guerrero et au sud de l'État de Mexico et de la ville de Mexico.

La capitale de l'État est Cuernavaca. Il est le troisième État du pays en matière de densité de population. Sa population en 2023 est de 2 030 857 habitants, ce qui représente le 1,6% de la population mexicaine.

Avec l'arrivée au Mexique de Maximilien Ier (empereur du Mexique) le président Benito Juárez se voit obligé de transférer la capitale du pays dans différentes régions. Il est alors décidé de diviser (décret du ) l'État de Mexico en trois territoires distincts donnant ainsi naissance à l'État de Morelos et a l'État d'Hidalgo.

Une fois rétablie la République sur l'ensemble du territoire, l'état de Morelos est confirmé dans son existence par le décret du .

Comme partout ailleurs au Mexique, les haciendas se sont développées au détriment des communautés indigènes, qui ont été dépossédées de leurs terres. La propagande socialiste chrétienne de Antonio Diaz Soto y Gama est plutôt bien accueillie par ces populations et contribue à ranimer leur propension à la révolte[1].

En 1910, 40 haciendas couvrent 46 % de la superficie de l’État. Les inégalités sont si extrêmes que 17 familles possèdent à elles seules 38 % du territoire de l’État. Ces familles possèdent aussi les 45 usines sucrières d'où sont produites le tiers de la production totale de sucre du Mexique[1].

À la nouvelle de la chute du régime de Porfirio Díaz, les villageois dépossédés de leurs terres occupent certaines haciendas. Rapidement, Emiliano Zapata émerge comme meneur des insurgés. Le mouvement de Zapata est parfois décrit par la presse comme une forme de communisme agraire, et va durer huit ans[1]. Rubén Jaramillo continue ce mouvement après la mort de Zapata jusqu'en 1962, où il est assassiné[2],[3] [4].

Démographie

[modifier | modifier le code]

Au recensement de l'année 2023, Morelos comptait 2 030 857 habitants[5]. L'État est divisé en 33 municipalités : Amacuzac, Atlatlahucan, Axochiapan, Ayala, Coatlán del Río, Cuautla, Cuernavaca, Emiliano Zapata, Huitzilac, Jantetelco, Jiutepec, Jojutla, Jonacatepec, Mazatepec, Miacatlán, Ocuituco, Puente de Ixtla, Temixco, Temoac, Tepalcingo, Tepoztlán, Tetecala, Tetela del Volcán, Tlalnepantla, Tlaltizapán, Tlaquiltenango, Tlayacapan, Totolapan, Xochitepec, Yautepec, Yecapixtla, Zacatepec de Hidalgo et Zacualpan de Amilpas. Lors de ce recensement, les municipalités les plus peuplées étaient : Cuernavaca , suivie par Jiutepec et Cuautla. Les autres municipalités comptaient toutes moins de 100 000 habitants, dont Texmico 63 700.

Sergio Estrada Cajigal (es), membre du parti PAN est élu gouverneur de l'État, le . La devise de l'État est La tierra volverá a quienes la trabajan con sus manos - la terre reviendra à ceux qui la travaillent avec leurs mains. Le nom de l'État provient de José María Morelos y Pavón. La température moyenne est de 22,2 °C. L'État possède une université, l'Universidad autonoma del estado de Morelos.

Emiliano Zapata est né à San Miguel Anenecuilco, district d'Ayala dans le Morelos.

Origine du nom

[modifier | modifier le code]

L'État de Morelos est nommé ainsi en l'honneur de José María Morelos, l'un des héros de la Guerre d'indépendance du Mexique.

Architecture et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Événements culturels et festivals

[modifier | modifier le code]

En 2024, 54 % de la population n'est pas bénéficiaire de la sécurité sociale, 35 % vit sous le seuil de pauvreté, 44 % n'a pas accès aux soins médicaux[6].

Le gazoduc de Morelos relie les États de Tlaxcala et de Puebla[7]. Selon les promoteurs du projet, celui-ci doit permettre d’alimenter les populations locales en gaz et en électricité meilleur marché. Ses opposants le décrivent comme étant taillé pour les intérêts des multinationales européennes installées dans la région. Le gazoduc et les centrales électriques sont construits et gérés par des entreprises espagnoles (Abengoa, Elecnor et Enagás), et servent principalement aux unités de production de firmes comme Unilever, Continental AG, Nissan et Saint-Gobain[8].

Les communautés locales craignent les conséquences en termes de pollution et de surexploitation des ressources en eau. Elles dénoncent l’expropriation de leurs terres traditionnelles et la violation des droits des peuples indigènes. En février 2019, le leader indigène Samir Flores, engagé contre le projet, est assassiné de deux balles dans la tête. Le référendum devant décider de la poursuite du projet donne la victoire au « oui » mais est suspecté de manipulation[8] [9] [10] [11] [12].

Les industries chimiques, pharmaceutiques, mécaniques, textiles et automobiles sont présentes dans l’État, principalement dans les villes de Cuernavaca, Cuautla, Jiutepec. Les industries manufacturières représentent 18 % du total de son PIB.

Le secteur agricole se concentre principalement dans la production de canne à sucre, de sorgo, maïs, oignons et tomates, l'aviculture y est également très développée[13],[14].

Dans trois municipalités Ocuituco, Tlalnepantla Totolapan font l'objet d'un programme d'aide nommé « Morelos ».

Géographie

[modifier | modifier le code]

Paysages et végétation

[modifier | modifier le code]

Flore et faune

[modifier | modifier le code]

Villes et urbanisme

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 3 John Womack, Emiliano Zapata et la révolution mexicaine, La Découverte,
  2. (es) Rubén Jaramillo, Autobiografía, Libertad Bajo Palabra, .
  3. (es) Azael Abdí Vázquez Román, Tlaquiltenango, Breve Reseña Históric, Proyecto de Investigación Histórica "Historia de Tlaquiltenango", .
  4. « La Casa del Obrero Mundial - Sitio Oficial del Sindicato Nacional Minero Metalúrgico - FRENTE », sur somoselfrente.org.mx (consulté le )
  5. http://www.inegi.org.mx/est/contenidos/proyectos/encuestas/hogares/especiales/ei2015/doc/eic_2015_presentacion.pdf
  6. (es) La Jornada Morelos, « Pobreza en Morelos: deudas pendientes, logros en vilo », sur La Jornada Morelos, (consulté le )
  7. 1 2 « Au Mexique et au Brésil, les assassinats de défenseurs de l'environnement se poursuivent », sur Basta!,
  8. (es) « Gasoducto Morelos: una historia en Puebla de 11 años de lucha, represión y hasta un asesinato - El Sol de Puebla », sur OEM (consulté le )
  9. « La Jornada del Campo », sur www.jornada.com.mx (consulté le )
  10. (es) Axomalli Villanueva, « Megaproyectos. El Proyecto Integral Morelos, mucho más que una termoeléctrica », sur La Izquierda Diario - Red internacional (consulté le )
  11. (es) Contenido Animal Político, « Asesinan a balazos a Samir Flores, activista que se oponía a la... », sur Grupo Animal, (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]