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Paul Dalbret

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Paul Dalbret
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Image de Paul Dalbret.
Informations générales
Nom de naissance Auguste Paul Van TrappeVoir et modifier les données sur Wikidata
Naissance
11e arrondissement de Paris, France
Décès (à 50 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités Auteur-compositeur-interprèteVoir et modifier les données sur Wikidata

Auguste Paul Van Trappe, dit Paul Dalbret (né le dans le 11e arrondissement de Paris[1] et mort le dans le 13e arrondissement de Marseille), est un auteur-compositeur-interprète français[2].

Né le [3] à boulevard Voltaire dans une famille modeste d'origine belge par son père, employé de commerce, et lorraine par sa mère, piqueuse de bottines, il devient orphelin à l'âge de 13 ans[réf. nécessaire]. Il entre comme apprenti dans les ateliers de la Compagnie des chemins de fer de l'Est où il obtient la qualification d'ouvrier sellier-tapissier. Il commence alors à fréquenter les cabarets de la Butte Montmartre toute proche. Il participe à des auditions où il se fait remarquer par ses qualités de diseur. Il finit par se produire sur scène le soir après son travail.

Après avoir effectué son service militaire au 51e régiment d'infanterie de Beauvais où il ne reste qu'un an (1899-1900)[réf. nécessaire], il quitte alors définitivement son travail aux chemins de fer et commence sa carrière artistique au Trianon dans la revue Paris au fond de la mer au côté de Mistinguett.

Affiche.

Il participe à de nombreuses scènes parisiennes, à la Pépinière, au Concert européen, au théâtre de la Gaîté-Montparnasse, au Palais de Cristal, à la Scala, à la Gaité-Rochechouart (1903)[4], ou au Bataclan, entre autres, mais aussi en Belgique et en Suisse au Kursaal de Genève. À l'âge de 28 ans, il commence à enregistrer chez Pathé, où il reste sous contrat jusqu'en 1924. Il enregistre également chez Odéon de 1904 à 1910, ainsi que chez Edison de 1906 à 1908. C'est également en 1904 qu'il est engagé au théâtre de l'Alcazar à Marseille. Séduit par la ville et l'accueil de ses habitants, il décide de s'installer dans le quartier de Château-Gombert dans le 13e arrondissement où il se marie le . Dès lors, il mène une carrière bien remplie, tant sur les scènes parisiennes que marseillaises, jusqu'à la déclaration de guerre.

Pendant la Première Guerre mondiale, Paul Dalbret poursuit son activité de chansonnier et compose notamment des chansons liées au conflit. La Bibliothèque nationale de France conserve ainsi la partition de Pour fêter la victoire, une chanson-marche créée par l'artiste et publiée en 1916[5]. Il participe également à des manifestations patriotiques et à des activités en faveur des anciens combattants, selon une notice consacrée à son parcours à Château-Gombert[6].

Répertoire

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Le répertoire de Paul Dalbret est en cours de reconstitution[Quand ?]. Dalbret est l'auteur des paroles et/ou des musiques d'au moins 50 chansons. Il enregistre de nombreux titres, de son répertoire ou de celui d'autres chanteurs. Dès le début de sa carrière, le répertoire de Dalbret se compose de chansons sociales et de chansons grivoises. Dalbret enregistre deux titres de Montéhus, et plusieurs chansons de Georges Villard.

D'abord interprète, il devient compositeur et/ou parolier-compositeur[2]. (la date précise n'est pas connue, peut-être 1907). Sa première chanson connue est La légende des flots bleus qui rencontre rapidement un véritable succès. Interprétée par de nombreux artistes à l'époque, elle est utilisée pendant la Grande Guerre pour des chansons « sur l'air de » ; reprise par Berthe Sylva et Simone Langlois, cette composition de Paul Dalbret est passée à la postérité. C'est aussi le cas pour Les hiboux, reprise par Édith Piaf, La valse chaloupée (1908), Ne jouez pas aux soldats (1921), et surtout Arrêtez les aiguilles (1925), un grand succès de Berthe Sylva, qui est reprise par Les Sunlights dans les années 1960.

Mort et postérité

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Paul Dalbret meurt le , à l'âge de 50 ans, à Château-Gombert, près de Marseille[6].

Sa mémoire est perpétuée à Marseille par l'avenue qui porte son nom, dans le quartier de Château-Gombert. Cette voie, aménagée sur l'ancien chemin des Paroyes, prend le nom d'avenue Paul-Dalbret en 1936[6]. Le bulletin du Comité d'intérêt de quartier de Château-Gombert mentionne également cette avenue dans ses pages consacrées à la vie locale et au patrimoine du quartier[7].

Discographie

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  • 1907 : La légende des flots bleus, musique Paul Dalbret et Henri Christiné, paroles Raoul Le Peltier (disques Pathé 1907, et Edison 1908)
  • 1907 : La jolie boiteuse, Parole de Paul Briollet et Léo Lelièvre, musique de Désiré Berniaux.
  • 1907 : Sonnez, grelots. Chanson-marche créée par Dalbret, paroles Louis-Ferdinand Bénech, musique de Louis Billaut et Paul Dalbret, Margueritat éditeur (sans date - sans cotage) - (disque Pathé)
  • 1908 : La valse chaloupée. Paroles Léo Lelièvre et Lucien Boyer, Musique Charles Dubourg sur des motifs de Jacques Offenbach (disque Pathé 1908)
  • 1907 : Les enfants… c'est la vie. Créée, paroles Léo Lelièvre, Musique Dalbret et A. Mario, Margueritat éditeur.
  • 1908 : Cœur d'enfant, musique Paul Dalbret et Saint-Gilles, paroles Paul Ribaut et Cassandre (disques Pathé et Odéon) - petit format illustré par Pierre Mac Orlan.
  • 1909 : Ma mère m'a défendu, musique Paul Dalbret et Alcib Mario, paroles Léo Lelièvre (disques Pathé et Odéon).
  • 1913 : L'Étrangère ou la petite étrangère (paroles et musique de Bénech et Dumont, éd. Bénech, chanson créée par Dalbret).
  • 1916 : Ma mère m'a défendu, musique Paul Dalbret et Alcib Mario, paroles Léo Lelièvre (disques Pathé et Odéon).Tout le long du quai, paroles de Briolet et Lelièvre. Créée par P. Dalbret à l'Olympia (Éditions Dufrenne, 19 Fg St Martin - Paris).
  • 1917 : Le chant des coloniaux, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé).
  • 1917 : Le chien de Mme Elise, paroles Louis Bouquet, musique Paul Dalbret, Louis Bouquet éditeur (cotage LB145), 1917/1918 (disque Pathé ?)
  • 1917 : Descendez, on vous demande, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1917 : Un p'tit coup d' pinard, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1917 : Les serments et les roses, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1918 : La petite médaille en argent, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : Assez d' bas de soie, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : La fleur d'amour, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : On a décoré la ville, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : Les plus belles femmes, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : 'Sans m'en apercevoir, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1920 : Vous êtes mouillée, Mad'moiselle, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1921 : Cœur d'artichaut, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1921 : Un p'tit mot, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1921 : Si ça durait tout le temps, musique de F. Petit, paroles Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1921 : Les yeux sont les reflets du cœur, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1921 : Tant qu'il y aura de l'amour, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)
  • 1924 : Une femme du monde à moi, musique de Paul Dalbret, paroles Paul Dalbret et Paul Briollet (disque Pathé)
  • 1924 : Quand on n'a pas ce qu'on aime, paroles et musique Paul Dalbret (disque Pathé)

Titres et distinctions

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Distinctions

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Notes et références

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  1. ↑ Acte de naissance n° 1444 (vue 23/31) avec mentions marginales de la reconnaissance et du mariage. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 11e arrondissement, registre des naissances de 1876.
  2. 1 2 « Histoires de poupée Dalbret », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le )
  3. ↑ « Paul Dalbret (1876-1927) », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  4. ↑ La Soirée parisienne. Revue illustrée des théâtres, directeur Henri Dauvin, no 3, janvier 1903 (n.p. 12/16) lire en ligne.
  5. ↑ « Pour fêter la victoire : chanson-marche créée par Dalbret », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
  6. 1 2 3 « Paul Dalbret, un Belge devenu plus Gombertois que les Gombertois », sur gombertois.fr (consulté le ).
  7. ↑ « Bulletin d’information du Comité d’intérêt de quartier de Château-Gombert, no 24, novembre 2016 » [PDF], sur Comité d’intérêt de quartier de Château-Gombert (consulté le ).

Liens externes

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