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Sechséchet Idout

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Sechséchet Idout
Nom en hiéroglyphe
z
S
z
S
tidA17wt
Transcription Sš-sš.t Jdw.t
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Famille
Père Téti
Mère Khouit II (?)
Ipout Ire (?)
Fratrie Pépi Ier
Tétiânkhkem (?)
Ouâtetkhethor Sechséchet
Noubkhetnebty Sechséchet
Sechséchet Shechit
Sechséchet Shechti
Mérout Sechséchet
♀ Reine anonyme de Pépi Ier
Nebkaouhor Idou (?)
Sechséchet Sathor (?)
Sechséchet, épouse de Merefnebef (?)
Sechséchet, épouse de Remni (?)
Sechséchet, épouse de Pépyânkh l'Ancien (?)
Sechséchet, épouse de Nyânkhnéfertem (?)
Inti (?)
Ouserkarê (?)
Sépulture
Type mastaba
Emplacement Saqqarah
Date de découverte 1927
Découvreur Cecil Mallaby Firth
Fouilles Rizkallah Macramallah

Sechséchet, au beau nom Idout, est une princesse égyptien, probable fille de Téti.

Attestations

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La princesse n'est attestée que par sa tombe, située dans la nécropole de la pyramide d'Ounas, et qu'elle a usurpé au vizir de Basse-Égypte disgrâcié Ihy[1]. La princesse ne porte que le titre filial suivant : « Fille du Roi de sa chair » (sȝ.t-nsw.t n ẖt=f)[2].

Généalogie

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Le princesse a été donné comme fille d'Ounas, en raison notamment de la localisation de la tombe dans la nécropole de la pyramide d'Ounas, et enterrée pendant le règne de Téti en raison de la présence dans la tombe du nom d'un scribe nommé Tétiânkh, avec Téti inscrit dans un cartouche (il s'agit donc d'un nom inscrit au plus tôt sous le règne de Téti)[3],[4]. Cependant, cette hypothèse est remise en question aujourd'hui pour plusieurs raisons[1] :

  • la tombe se trouve à proximité de celle du vizir de Haute-Égypte Akhethétep Hemi, contemporain d'Ihy, et qui a été usurpée pour y inhumer la « fils aîné du roi » Nebkaouhor Idou,
  • ces deux enfants royaux ont comme beau nom respectivement Idou et Idout, suggérant deux enfants frère et sœur,
  • la princesse se nomme Sechséchet, qui est un nom partagée par de nombreuses filles du roi Téti, successeur d'Ounas,
  • la princesse a été inhumée pendant le règne de Téti, comme précisé ci-dessus,
  • la princesse est décédée très jeune, comme l'attestent la présence systématique de la tresse de l'enfance et la présence une fois de sa nourrice.

Naguib Kanawati, Thierry Stasser et Yannis Gourdon pensent donc que ces deux enfants royaux seraient frère et sœur, nés de Téti et d'une même reine[5],[1],[6].

Thierry Stasser suppose qu'ils ont été enterrés dans la nécropole d'Ounas car ils seraient morts au tout début du règne de Téti : la nécropole associée au complexe funéraire de Téti n'était donc pas prête à recevoir les sépultures de ces deux enfants royaux. En conséquence, il suppose que la mère de ces deux enfants royaux devait être une reine que Téti aurait épousé avant de monter sur le trône ; or la pyramide la plus ancienne des trois pyramides de reine appartient à la reine Khouit II, qu'il fait donc la mère de ce prince et de cette princesse[1]. Naguib Kanawati considère quant à lui que ces deux enfants seraient nés de la reine Ipout Ire, qu'il considère comme la fille d'Ounas, ce qui justifierait l'enterrement de ces deux enfants royaux dans la nécropole de leur grand-père maternel[5].

Le mastaba situé non loin de la pyramide d'Ounas, au nord de la chaussée du complexe, au bout d'une rangée de mastabas s'étirant selon un axe est-ouest, au nord du mastaba d'Akhethétep Hemi, vizir de Haute-Égypte contemporain d'Ihy et également disgrâcié[7]. Le mastaba, découvert par Cecil Mallaby Firth en 1927, a fait l'objet d'une première description par Rizkallah Macramallah publiée en 1935[8]. Ces deux réattributions sont dues à la damnatio memoriae de ces deux vizirs[9],[10].

L'étude du mastaba a montré que, lors de l'usurpation, la décoration du mastaba n'était alors pas très avancée[11]. Le nom et les représentations du vizir ont été systématiquement regravés pour la princesse ; la jeunesse de la princesse est caractérisée par la présence systématique de la tresse de l'enfance et ainsi que de celle de sa nourrice dans l'une de ces représentations[12].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Stasser 2013, p. 34-36 et 45-46.
  2. Baud 2005, p. 564.
  3. Baud 2005, p. 564-565.
  4. Dodson et Hilton 2004, p. 69.
  5. 1 2 Kanawati 2007, p. 14, 20 et 50.
  6. Gourdon 2016, p. 56.
  7. Stasser 2013, p. 34-35.
  8. Macramallah 1935.
  9. Stasser 2013, p. 69-70.
  10. Gourdon 2016, p. 55-56.
  11. Stasser 2013, p. 45.
  12. Stasser 2013, p. 45-46.

Bibliographie

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