Suivez-nous
Eels

Musique

Polyphia invite Steve Vai

Publié

polyphia
Capture d'écran youtube

Découvrez « Ego Death », le dernier single en date de Polyphia, auquel participe le guitar hero Steve Vai.

Le groupe de metal instrumental américain Polyphia a dévoilé « Ego Death », un single dans lequel on retrouve le légendaire guitariste Steve Vai. Une collaboration forte d’un certain succès, puisque le clip a désormais dépassé les cinq millions de vues. Ce dernier, réalisé par Caleb Young, est disponible via le player ci-dessous :

« Avoir Steve [Vai] sur notre disque était un rêve devenu réalité » s’enthousiasme le guitariste Tim Henson, interviewé par le magazine Guitarist. « Quand, même, c’est une légende ! ». Steve Vai, de son côté, a déclaré : « Tim Henson explore de nouveaux horizons. Je perçois une évolution dans une direction que je n’aurais pas pu prévoir. C’est magnifique. J’adore écouter ces idées et les voir exécutées. »

« Ego Death » est le morceau qui conclut Remember That You Will Die, prochain album de Polyphia, dont la sortie est prévue pour ce vendredi 28 octobre. Outre le single « ABC« , qui comprend une participation de la chanteuse Sophia Black, le groupe a invité Chino Moreno, chanteur de Deftones, ainsi que le rappeur Lil West.

Côté live, le quatuor américain viendra présenter son nouvel album le 26 mai 2023 au Bataclan (Paris). Les places sont en vente.

Remember That You Will Die est disponible en précommande

polyphia - remember that you will dieVoici la tracklist et la pochette :

  1. Genesis feat. Brasstracks
  2. Playing God
  3. The Audacity feat. Anomalie
  4. Reverie
  5. ABC feat. Sophia Black
  6. Memento Mori feat. Killstation
  7. Fuck Around and Find Out feat. $not
  8. All Falls Apart
  9. Neurotica
  10. Chimera feat. Lil West
  11. Bloodbath feat. Chino Moreno
  12. Ego Death feat. Steve Vai
Mathieu David

Ephemeride

[Interview] Scorpions : la foi intacte

Publié

scorpions paris 2022
©Pierre Hennequin

A l’approche de la sortie de leur 19e album, 50 ans après Lonesome Crow, leur premier, Scorpions n’ont perdu ni énergie, ni inspiration. Rolling Stone est allé à la rencontre des membres historiques Klaus Meine (chant), Rudolf Schenker (guitare) et Matthias Jabs (guitare) pour comprendre d’où venait cette foi inébranlable.

25 octobre 1955 : Naissance de Matthias Jabs, guitariste de Scorpions

Vous revenez avec votre album le plus heavy depuis des années. D’où vient ce regain d’énergie ?

Rudolf : Elle vient du fait que nous sommes des “rock believers”. Nous avons pris différentes directions avec Scorpions, il nous est arrivé de sonner un peu différemment, surtout à l’époque du grunge, mais nous avons appris de cette période. Nous avons identifié notre ADN. Quelqu’un du label est venu nous voir et nous a dit que ce serait fantastique de faire un album dans la veine de Blackout. Klaus a gardé cette idée en tête et s’est mis à écrire des paroles, qu’il m’a envoyées pendant que j’étais en vacances en Thaïlande.

Klaus : Je suis sorti de ma zone de confort, parce que pendant toutes ces années, je posais mes textes sur la musique et là, c’est l’inverse. J’en ai envoyé quelques-unes à Rudolf et je lui a dit “mets-moi un gros riff ! Il nous reste de l’essence dans le réservoir [“Gas in the Tank”]”. Il a trouvé de super morceaux par la suite.

Parlons de la production de cet album, qui ne s’est pas passée comme prévu.

Klaus : Nous avons commencé la préproduction en 2020 avec Greg Fidelman. On était censé enregistrer l’album à Los Angeles, mais cela n’a pas été possible à cause des restrictions de déplacement. Donc nous avons décidé de continuer sans Greg et de produire notre album de notre côté. Je pense que ça a été la bonne décision.

Matthias : Le producteur a une influence importante : Keith Olsen a produit Crazy World. Plus tard, Bruce Farbain a produit Unbreakable et avec Desmond Child on est parti dans une tout autre direction avec Humanity : Hour 1…

Rudolf : N’oublie pas Peter Wolfe [producteur d’Eye II Eye] ! [rires]

Matthias : Oui ! Cette fois, à cause de la pandémie, nous n’avons pas pu travailler avec un producteur. Donc nous avons enregistré tout seuls et nous sommes revenus à notre son du début des années 80.

Rudolf : En plus de ça, nous avons utilisé l’équipement d’époque. Nous avons décidé de travailler tous ensemble, dans la même pièce, sans artifices. Comme ça, dès que quelque chose manque à un morceau, on le voit tout de suite. Le résultat est super.

En plus d’être un pilier du hard rock, vous êtes aussi connus pour vos ballades. Ici, c’est votre premier album depuis Love At First Sting (1984) à n’en avoir qu’une seule. Est-ce une volonté de votre part ?

Rudolf : Cela découle directement de notre idée de faire un album heavy. Il y a quand même une ballade dessus, “When You Know (Where You Come From) ”, on s’est dit que c’était une bonne manière de finir, en plus les paroles ont un joli côté philosophique.

Matthias : Cependant, nous avons “bonus track” spécial pour la France, qui est une ballade. Elle s’appelle “Language of My Heart”. Il y a un autre bonus track pour le Royaume-Uni et encore un pour le Japon.

Rock Believer est un titre qui ressemble à une profession de foi du rock. Y a-t-il eu des moments dans la carrière de Scorpions où cette foi a été ébranlée ?

Rudolf : Jamais ! Il y a 55 ans, quand j’ai commencé ma carrière dans la musique, les gens ne comprenaient pas. Les gens se moquaient de moi quand je leur disais que c’était pour la vie. Pour durer autant de temps, tu es obligé d’y croire. Nous respectons l’adage Peace, Love & Rock’n’ Roll : love, c’est “Still Loving You”, peace, c’est “Wind of Change” et rock’n’roll, c’est “Rock You Like a Hurricane”. Nous croyons en la puissance de la musique.

Matthias : Aucun d’entre nous n’avait de plan B. Donc c’était compliqué à l’époque du grunge d’assurer des revenus, j’avais d’ailleurs commencé des études de droit. Mais même à cette période, aucun des membres de Scorpions n’a perdu la foi. Nous avons la chance d’avoir des fans qui sont restés fidèles. On ne les a pas trahis en nous éloignant de notre propos de base.

Klaus : Beaucoup de gens disent que le rock est mort de nos jours. Pourtant, on joue devant trois générations différentes. Je vois des gamins au premier rang. Je pense que les fans de rock sont bien vivants et c’est à eux qu’on dédie ce disque.

Mathieu David

Retrouvez cette interview de Scorpions en intégralité dans Rolling Stone Hebdo n°72

Voici notre chronique de Rock Believer

Continuer la lecture

Musique

Cardi B au Tiny Desk de NPR : une leçon d’excellence en huit titres

Publié

Cardi B
© Getty Images for BeautyCon/Sundial Media & Technology Group

Entourée d’un groupe au grand complet qui teinte ses morceaux de rock et de jazz, Cardi B a fait salle comble dans les bureaux de NPR Music. Huit titres en un peu moins de 19 minutes, de « Hello » à « I Like It Like That » : la rappeuse du Bronx signe l’un des Tiny Desk les plus sensationnels à ce jour.

Si vous n’avez pas encore vu le Tiny Desk explosif de Cardi B, rendez-vous service : montez le son à fond et lancez la vidéo.

Le passage de la rappeuse, lauréate d’un Grammy, dans les bureaux de NPR Music a attiré une foule considérable, selon NPR. Et ceux qui ont pu assister en direct au concert de Cardi et de son groupe, qui a offert une relecture somptueuse de ses morceaux aux accents rock et jazz, peuvent se compter parmi les rares chanceux.

Dans une vidéo diffusée en avant-première lundi, Cardi a pris possession du Tiny Desk et livré, en huit chansons, une véritable leçon de maîtrise du souffle, de joie et de sens du spectacle. La rappeuse, fière ambassadrice du Bronx, n’a pas perdu de temps et a ouvert avec une version dramatique de « Hello », tiré de son deuxième album studio tant attendu, Am I the Drama? Elle a enchaîné avec « ErrTime », single extrait de l’album, avant de marquer une courte pause pour boire un peu d’eau et de glisser vers « Man of Your Word » (où elle adresse un adieu doux-amer à son ex-mari Offset). L’émotion de la performance était soulignée par les chœurs des chanteuses Tiffany Stevens et Ebony Franklin.

Cardi a ensuite interprété des tubes de son premier album révolutionnaire, Invasion of Privacy, et dégainé les favoris des fans « Be Careful » et « Bodak Yellow ». Entre les deux, elle est revenue à son deuxième album avec « Up » (en soi une leçon implacable d’allitération) et le single solo « Ah Ha ».

Vers la fin de ce set d’un peu moins de 19 minutes, Cardi a glissé ses traits d’humour caractéristiques, relevant l’absence de crab cakes du Maryland dans son rider et expliquant que son choix d’un pantalon en latex la faisait transpirer dans la chaleur estivale.

Aux côtés de Cardi, de Stevens et de Franklin, son groupe (Adam Blackstone à la basse et aux claviers, DJ Ray G, le claviériste Eugene Roberts, le guitariste Clayton Sears, le batteur Cedric Thompson, Kenneth Whalum au saxophone et Melvin Jones à la trompette) a clôturé ce set remarquable avec « I Like It Like That », le tube incontesté de l’été 2018.

Regardez, et revoyez, la performance complète ci-dessous :

Cardi a sorti Am I the Drama? en 2025, sept longues années après son premier album, Invasion of Privacy. Son dernier album comptait des participations de Cash Cobain, Tyla, Selena Gomez, Janet Jackson et Lizzo. Dans la foulée de sa sortie, la superstar du rap s’est lancée dans sa première tournée des arénas en tête d’affiche, baptisée Little Miss Drama Tour, qui a débuté en février et s’est achevée en avril l’an dernier.

Le Tiny Desk de NPR accueille aussi des groupes rock, à l’image des Foo Fighters, qui y ont joué des tubes et un inédit lors de leur premier passage.

Par Charisma Madarang

Traduit par la rédaction.

Continuer la lecture

Interviews Musique

Martin Garrix annonce MARTY, « premier » album mûri pendant 13 ans

Publié

Martin Garrix de profil, en contre-jour, sur fond blanc
© Louis van Baar

Mûri pendant treize ans, MARTY sortira le 5 mars 2027. Pour cet album de 14 titres qu’il présente comme son vrai premier disque, Martin Garrix quitte la cabine de DJ pour le micro, chante en solo pour la première fois et invite Madonna, U2, Ed Sheeran et AITANA. À 30 ans, l’enfant prodige révélé par « Animals » y raconte sa vie, chapitre par chapitre.

Sepang. Singapour. Los Angeles. En seulement dix jours, Martin Garrix a enchaîné les trois villes au rythme qui a fait la réputation du DJ et producteur néerlandais. Garrix tourne à l’international depuis ses 16 ans. Aujourd’hui âgé de 30 ans, il a passé près de la moitié de sa vie sur la route ou entre deux étapes.

Un emploi du temps aussi exigeant forge un savoir-faire éprouvé, en voyage comme sur scène. Comment battre le décalage horaire sur son propre terrain. Où ranger en lieu sûr les clés USB (qui contiennent sa bibliothèque musicale) quand on vit dans une valise. Comment doser un set de 60 minutes dans l’un des festivals de musique électronique les plus importants et les plus influents au monde.

Toute cette expertise ne met pas Garrix à l’abri d’un curieux rite de passage à 30 ans : « Je me rends compte que je ne sais que dalle », confie-t-il à Rolling Stone. « Et c’est une sensation vraiment incroyable. Il y a encore tellement de choses que je peux devenir, tellement de choses que je peux encore apprendre. »

Une partie de cet apprentissage passera par des cours de chant, dans la foulée de ses dates à Mexico, avec Amsterdam en ligne de mire. Après plus d’une décennie de carrière, il s’intéresse de plus en plus à ce que Martin Garrix pourrait être au-delà de la cabine de DJ. Depuis un an, et plus encore ces jours-ci, une grande partie de cette curiosité se concentre dans un projet en gestation depuis des années : son premier album, MARTY. Ce disque de 14 titres, qui porte le nom de son premier pseudonyme de DJ, sortira le 5 mars 2027 chez Darkroom Records et sur son propre label, STMPD RCRDS.

La formule « premier album » oblige à marquer un temps d’arrêt. Sentio avait été présenté comme tel en 2022, mais Garrix, qui le qualifie d’« album de club », n’y voit aucune contradiction. « [MARTY], on dirait le premier album pop : de la pop-dance, en gros », précise-t-il.

Le présenter comme son véritable premier album obéit à une logique claire. L’identité y est pour beaucoup.

L’album est pensé pour être à la fois autobiographique et découpé en époques. Chaque chanson représentant un chapitre différent de sa vie, MARTY offre un regard d’une intimité inédite sur l’un des esprits les plus influents et les plus couronnés de succès de la musique électronique. Son arc narratif (de sa naissance, sur le single phare « Catharina », écrit à propos de sa mère, jusqu’à l’au-delà et la renaissance) éclaire une question que ce que l’on sait de lui laisse largement sans réponse : qu’est devenu l’enfant prodige, désormais adulte, révélé par « Animals » en 2013 ?

D’autres collaborateurs seront annoncés, mais la poignée de noms déjà confirmés devrait suffire à pousser même les non-initiés à tendre l’oreille pour connaître la réponse : Madonna (« Bizarre »), U2 (« Fireflies »), Ed Sheeran (« Rewind Repeat It », conçu il y a plus de dix ans) et AITANA, sur la première chanson de Garrix en espagnol, encore sans titre. (« Bizarre » figure aussi sur Confessions II, l’album de la reine de la pop.)

Photo d’archive d’un jeune DJ en chemise bleue rayée, casque sur la tête, devant un mur de graffitis

© Courtesy of Martin Garrix

« J’ai eu la chance de travailler avec des artistes incroyables, légendaires, donc c’est vraiment surréaliste », dit Garrix à propos des invités de MARTY, qui marque aussi sa première collaboration avec un groupe de K-pop. « Même quand Madonna a sorti son album, je me suis dit : “Comment mon nom peut-il se retrouver sur le sien ?” »

On ne fait pas plus inégalable que Madonna, mais Garrix n’en est pas à sa première rencontre avec le gratin de la pop, du rock et du R&B. Les exemples ne manquent pas : « Summer Days » en 2019 avec Macklemore et Patrick Stump de Fall Out Boy, « Scared to Be Lonely » en 2017 avec Dua Lipa, « Don’t Look Down » en 2015 avec Usher.

Cette fois, Garrix s’aventure sur un terrain qu’il a longtemps laissé à ses collaborateurs. Il chante en solo pour la première fois sur quatre titres de l’album : un exercice que peu de producteurs tentent, et que bien moins encore réussissent. Deux sont déjà sortis : « Catharina » et « This Dream Of You ».

« Pour être honnête, si je ne l'[avais] pas fait, c’est parce que j’étais très à l’aise. Je me disais juste : “OK, je vais simplement écrire pour les autres, si ce sont d’autres gens qui chantent” », explique-t-il.

À l’instigation de Bono, Garrix a peu à peu pris l’assurance nécessaire pour passer derrière le micro. Il a appris, « comme une éponge », auprès du chanteur de U2, qui a écouté ses premières démos, l’a guidé dans son interprétation vocale et a contribué à certains textes.

Chanter, c’est « très loin de ma zone de confort », confesse Garrix, qui ajoute qu’il le ressentait comme un impératif créatif. « Il y a des chansons très personnelles sur l’album. Ce serait bizarre que quelqu’un chante une chanson sur ma mère », explique-t-il. Le chant est aussi une puissante manière de se réapproprier à la fois la paternité de son œuvre et son identité.

Martin Garrix levant le bras en signe de paix depuis la scène, face à une foule immense

© Louis van Baar

« Catharina » a été le « lancement en douceur » de Martin Garrix en tant que chanteur solo, un test décisif pour savoir si cette nouvelle approche trouvait un écho « ou si les gens allaient se dire : “Putain, mais qu’est-ce qu’il fout ?” » Elle a trouvé un écho, même si beaucoup ont cru à tort que la chanson parlait d’amour romantique plutôt que d’amour maternel, y compris certains de ses amis proches.

MARTY n’allait jamais se limiter aux moments où l’on lève les bras en l’air (même s’il y en a aussi). Je pose la question : l’image de Garrix, associée de longue date à la pyrotechnie et aux drops telluriques, a-t-elle attiré un public qui attend le spectacle plutôt que le fond ? Ou bien la mauvaise réputation de la musique électronique (celle d’un genre amusant, mais creux et peu sérieux) a-t-elle entaché la version actuelle du genre ?

Garrix ne dit pas le contraire, mais il est convaincu que la profondeur ressortira quand on écoutera MARTY du début à la fin. « J’ai vraiment hâte de montrer aux gens un peu plus que ce qu’ils connaissent », dit-il. « Beaucoup de gens s’imaginent que les DJ et les producteurs arrivent à un concert et passent de la musique depuis une clé USB, mais ça demande beaucoup plus de travail quand on fait vraiment la musique qui est jouée. J’écris tout à la guitare, [je chante] les démos… J’ai hâte d’emmener les gens dans ce voyage. Ça ne veut pas dire que je vais perdre mon ADN, mais je veux grandir. »

Par Rachel Narozniak

Traduit par la rédaction.

Continuer la lecture

Music Business

IA : le plus grand syndicat de musiciens américain exige des garanties

Publié

Manifestants de l’AFM brandissant une pancarte « Real Musicians Not AI » lors d’un rassemblement devant le Rockefeller Center
© Michael Nigro/Pacific Press/LightRocket/Getty Images

Avec sa campagne « Human Made, Human Paid », lancée mardi, le plus grand syndicat de musiciens des États-Unis, qui représente plus de 80 000 artistes professionnels, interpelle Universal, Sony, Warner et Hollywood Records. Avant la reprise en novembre des négociations de son accord collectif, l’AFM exige consentement, crédit et rémunération face à l’essor de l’IA.

L’American Federation of Musicians (AFM), le plus grand syndicat de musiciens des États-Unis, qui représente plus de 80 000 artistes professionnels, demande aux majors du pays des garanties contractuelles alors que les technologies d’intelligence artificielle continuent de se développer.

Mardi, l’AFM a lancé « Human Made, Human Paid », une campagne de sensibilisation autour de ses revendications. En novembre, le syndicat reprendra les négociations sur le Sound Recording Labor Agreement (SRLA, accord de travail sur les enregistrements sonores), un contrat syndical écrit qui fixe notamment les taux de redevances et les dispositions en matière de couverture santé. Il demande à Universal Music Group, Sony, Warner et Hollywood Records (Disney) de nouvelles règles donnant aux musiciens le droit d’autoriser ou de refuser l’utilisation de leur musique pour entraîner des modèles d’IA, la transparence des crédits, ainsi qu’une rémunération à la fois pour l’usage de l’IA et pour les accords de licence conclus par les labels.

« Les maisons de disques ne peuvent pas empocher des profits bâtis sur le dos de la création humaine tout en excluant de l’équation les musiciens qui vivent de leur métier. Human Made, Human Paid, c’est une question de consentement, de crédit et de rémunération », a déclaré Tino Gagliardi, président international de l’AFM, dans un communiqué transmis à Rolling Stone. « L’AFM ne restera pas les bras croisés et ne laissera pas des accords avec les entreprises de la tech contourner les artistes mêmes qui ont, à l’origine, donné leur valeur à ces catalogues musicaux. »

Dans un reportage publié en mars, des experts du secteur expliquaient à Rolling Stone que « le train est déjà parti » en ce qui concerne l’usage de l’IA dans la production musicale, et que les évolutions technologiques représentent un « changement profond » dans la manière dont les artistes feront de la musique à l’avenir. Le bouleversement que l’IA provoque dans la production musicale fait débat. Mais faute de règles établies, de limites ou de mécanismes de rémunération encadrant l’IA, les artistes affirment que les maisons de disques gagnent des millions en concédant leurs catalogues sous licence sans qu’eux-mêmes touchent leur part, alors même que c’est leur travail qui rapporte cet argent.

Will Wells, membre de l’AFM, compositeur et producteur qui a travaillé avec Anthony Ramos, Cynthia Erivo et sur la série à succès de Netflix Emily in Paris, explique à Rolling Stone que l’industrie musicale prospère grâce au respect de la propriété intellectuelle. « S’il y a bien une chose que j’ai constatée parmi mes collègues, qu’il s’agisse d’autres membres du syndicat ou de la communauté musicale au sens large, c’est que l’idée que le vol de propriété intellectuelle puisse être toléré fait froid dans le dos », déclare Wells. « L’idée que nous n’ayons pas notre mot à dire sur la manière dont notre musique est exploitée fait froid dans le dos. Je pense que c’est ce qui inquiète autant de gens. »

Wells ajoute que les revendications liées au SRLA ne relèvent pas d’une « diabolisation » de l’IA ou des avancées technologiques dans la production musicale, mais visent à préserver la musique comme un métier viable.

« Nous sommes pour les créateurs humains et pour la rémunération de notre travail. Tout se résume à ça. Nous ne voulons pas arrêter les progrès de la technologie », affirme-t-il. « Nous voulons simplement nous assurer que les gens puissent mener une carrière viable et qu’il existe une voie viable pour que les créateurs de musique puissent continuer à gagner leur vie. C’est pour cela que nous nous battons. Il nous faut plus de musique dans le monde, pas moins. »

Par CT Jones

Traduit par la rédaction.

Continuer la lecture

Musique

La Playlist de la semaine #410

Publié

playlist rolling stone

Voici la playlist du week-end, dans laquelle la rédaction de Rolling Stone France revient sur ses coups de cœur et découvertes de la semaine !

La playlist du week-end s’écoute aussi en streaming !

Haute & Freddy – Film Noir

Le duo pop baroque américain se fend d’un nouveau single cinématographique, avec une esthétique toujours aussi travaillée. De quoi se préparer pour leur concert à l’Alhambra, le 12 novembre, qui affiche complet.

Feu! Chatterton – L’Étranger

Le groupe de rock poétique français se fend d’un nouveau clip, posant des images sur « L’Étranger, » issu de Labyrinthe, leur dernier album studio en date.

Bandit Bandit – Pyromane

Le 5 novembre sortira le live à Ferber, enregistré dans le studio parisien du même nom. Retrouvez-y l’incandescent Pyromane, que Bandit Bandit ne manquera pas de jouer lors de son passage au Trianon (Paris) le même jour.

The Velveteers – Moonchild

L’album A Million Knives est disponible depuis février, mais le groupe de rock occulte continue de le promouvoir avec l’ensorcellant « Moonchild, » qui se pare désormais d’un clip.

Lambrini Girls – Split

Le 15 janvier 2027 sortira No Refunds, le prochain album du groupe de rock alternatif britannique Lambrini Girls. En attendant, voici « Split » et ses délicieuses sonorités acoustiques.

Les Tambours du Bronx – SPIRIT

Le groupe de percussionnistes français fête la sortie de son nouvel EP,, en posant des images sur le puissant « Spirit, » qui, selon les principaux intéressés, « incarne la face la plus visuelle et hypnotique de DISTROPY — là où la frappe organique rejoint le climat sombre et cinématographique de l’électro. »

Spanish Love Songs – Welcome To Hell

Avant la sortie de l’album Future Nausea, prévue pour le 6 novembre, voici « Welcome To Hell, » le prochain album du groupe de rock alternatif américain.

The Commoners – Lost In The Highlights

Le groupe canadien se fend d’un nouveau titre lumineux intitulé « Lost In The Highlights, » qui allie à merveille rock sudiste, blues et soul, à retrouver sur leur prochain album.

Unschooling – Perform

Vince Fevrier est de retour avec son projet rock indé Unschooling. Découvrez donc « Perform, » un titre conceptuel qui joue sur l’impression de maîtrise totale, jusqu’à ce que celle-ci lui échappe.

Moloch Monolyth – Eksigaar

Le groupe de rock alternatif bordelais dévoile « Eksigaar, » qui donne en partie son titre à leur prochain album studio. Intitulé Bleu Eksigaar, sa sortie est prévue pour le 20 novembre.

Si vous avez manqué la playlist précédente, retrouvez-la ici.

Mathieu David

Continuer la lecture

EN CONCERT

Royal Blood

PARTICIPEZ !

Ulule
Publicité

CHRONIQUES

Les Plus Lus

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com