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Chroniques Musique

Forbidden – Forbidden

Les thrashers de la Bay Area Forbidden publient un album éponyme chez BLKIIBLK (Frontiers), leur premier disque depuis Omega Wave en 2010, avec Chris Kontos à la batterie.

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FORBIDDEN – Forbidden

Les thrashers de la Bay Area Forbidden publient un album éponyme chez BLKIIBLK (Frontiers), leur premier disque depuis Omega Wave en 2010, avec Chris Kontos à la batterie.

16 ans après Omega, son dernier album en date, et trois ans après avoir repris les affaires, il était temps pour le groupe culte de la Bay Area de sortir son nouveau disque. Fort d’un line-up remanié, comprenant notamment Chris Kontos (ex-Machine Head) à la batterie, les thrashers rugissent en beaux diables tout en débitant riffs alambiqués et leads inquiétants. Au-delà du thrash, Forbidden s’éclate à faire parler ses influences progressives et s’essaie même à la ballade avec le crépusculaire « Jisiei ». Aussi surprenant que jubilatoire, ce disque s’affiche comme une franche réussite.

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L'avis de la rédaction
3.5 Avis de la Rédaction
Avis de la rédaction

Par Mathieu David

Chroniques

« Hybrid Theory » de Linkin Park : retour dans les bacs

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Linkin Park
© Capture d'écran YouTube

Avec ses 27 millions d’exemplaires vendus (record de la décennie) et son Grammy, le 1er album de Linkin Park n’a pas que démocratisé le nu metal : il symbolise à lui-même les années 2000

24 octobre 2000 : sortie d’Hybrid Theory de Linkin Park

Car si les grands frères Korn (avant tout metal) et Limp Bizkit (hip-hop) conservaient leur ADN premier, Linkin Park a toujours veillé à ne pencher d’aucun côté… Quoi de plus normal, donc, de trouver ici le producteur mainstream Don Gilmore (Sugar Ray, Good Charlotte, Avril Lavigne…) et l’expérimenté Andy Wallace (Nirvana, Slayer, Alice Cooper…). Pourquoi être sucré ou salé quand on peut être les deux ?

Si l’album avait fait l’objet d’une réédition asiatique en 2002 (avec des lives, un inédit et un remix), celle du 20e anniversaire est pharaonique : 5 CD, 3 LP, 3 DVD, une cassette, un livre de 80 pages, une affiche, 3 lithographies, un pass et évidemment des inédits (dont “Pictureboard“, longtemps réclamé). Une version super-deluxe prévoit même un coffret de 3 vinyles et 2 CD en plus. C’est Byzance !

4.5 Avis de la Rédaction
Avis de la rédaction

Commander son exemplaire du coffret.

© Warner

Samuel Degasne


La rédaction de Rolling Stone vous propose un top 3 des meilleurs morceaux d’Hybrid Theory : 

« Papercut » 

Il s’agit du premier morceau du disque. Le morceau, qui n’a jamais été considéré comme un single « radiophonique », s’est construit une belle réputation dans le cercle de fans. A l’époque de sa sortie, la chanson atteignit quand même la 14e place du UK singles Chart, dépassant la meilleure position des deux singles précédents, et quitte le classement au bout de 6 semaines. Une habitude chez Linkin Park : le morceau traite de la paranoïa, thème récurrent au fil du disque.

« Crawling » 

La chanson, considérée comme un des plus gros hits de la formation, a remporté un Grammy Award pour Best Hard Rock Performance en 2002. Cette fois-ci, le groupe parle des relations abusives – notamment dans le cadre conjugal – et rend un hommage aux femmes persécutées par les hommes violents.

« A Place for My Head » 

Cette chanson aborde le point de vue de quelqu’un qui ne parvient pas à s’identifier à son entourage, qui veut être dans un endroit où les gens n’essaieront pas de le manipuler. Il s’agit d’un des morceaux les plus personnels écrits par Chester Bennington et sa bande. Un titre qui prend une nouvelle dimension, d’autant plus depuis le décès du chanteur en 2017.

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The Paulines – Ants

Le quatuor parisien The Paulines publie Ants, un deuxième EP autoproduit de sept titres entre pop punk et garage rock, après On The Loose en 2025.

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THE PAULINES – Ants

Le quatuor parisien The Paulines publie Ants, un deuxième EP autoproduit de sept titres entre pop punk et garage rock, après On The Loose en 2025.

Un ami de la rédaction me dit « écoute ça, c’est super sympa ». The Paulines, quatuor parisien, a déjà sorti des singles et le EP « On The Loose », l’année dernière, qui nous ont totalement échappé. Alors, derrière une pochette malheureusement d’une trop grande actualité, on découvre le second EP d’un groupe en équilibre entre une pop sixties enlevée (« Scared of Americans ») et du punk-rock mélodique (« No Reality »). Et, malgré les thèmes abordés (« Eyes Wide Open », « Last Generation (Before The End of The World) »), une réelle fraîcheur survit. Principalement grâce à la voix de Dee, bassiste-chanteuse, qui emmène parfois sa bande vers un skate-core à la NOFX (« Destiny’s Laugh »). Mais on reste étonné par le traitement de cette voix lead très souvent un peu plus en avant que les habitudes du genre offrent généralement. Au final, le plaisir vient de ces légers décalages qui empêchent le classement d’office au rayon punk-rock. Il y a même un passage de guitares metal dans « Fresh Meat ». Oui, on écoute ça…

Écouter et acheter sur Bandcamp

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Par Silvère Vincent

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Polyphia – Be Not Afraid

Le groupe instrumental texan Polyphia publie Be Not Afraid (Rise Records), son cinquième album, qui succède à Remember That You Will Die, paru en 2022.

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POLYPHIA – Be Not Afraid

Le groupe instrumental texan Polyphia publie Be Not Afraid (Rise Records), son cinquième album, qui succède à Remember That You Will Die, paru en 2022.

Le groupe instrumental américain n’entend ni ralentir la cadence, ni s’assagir avec ce cinquième album. Si l’étiquette « metal progressif » lui reste collée au front, elle ne saurait décrire l’ensemble des styles que les musiciens mélangent le long de 12 titres de ce Be Not Afraid bien moderne, empruntant à l’électro, au R’n’B ou à la pop actuelle, dans une mixture clinique et brillante, qui ne manque pas non plus de maestria technique (le sweeping sur « They Know Not What They Do » faisant foi). À écouter pour être assurément dérouté.

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4 Avis de la Rédaction
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Par Mathieu David

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Melissa Weikart – Contact

Melissa Weikart publie Contact (Midnight Special Records), un deuxième album de douze titres qu’elle a écrit, arrangé et produit presque entièrement seule.

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MELISSA WEIKART – Contact

Melissa Weikart publie Contact (Midnight Special Records), un deuxième album de douze titres qu’elle a écrit, arrangé et produit presque entièrement seule.

La moitié du duo Béatrice Melissa, élevée entre les États-Unis et la France, présente ce second opus qui arrive quatre ans après Here, There. Toujours au pied d’un piano, parfois transformé en clavier fantomatique – comme sa voix, qui joue dans les tonalités – sur « L’amour se construit », Weikart nous transporte dans un univers bien à part, sensible et émouvant, nourri par le jazz, la pop folk des ‘70s, non loin des contrées de Broadcast (« Not right »). Difficile de ne pas s’écraser sous le charme dès le premier titre, ce « Crash » qui porte bien son nom.

Site officiel

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Par Samuel Regnard

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Bernard Lavilliers – Rite cruel

Bernard Lavilliers publie Rite cruel (Barclay / Universal), son vingt-troisième album, douze titres dont le premier extrait « Coriace », avant une tournée des Zénith en 2027.

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BERNARD LAVILLIERS – Rite cruel

Bernard Lavilliers publie Rite cruel (Barclay / Universal), son vingt-troisième album, douze titres dont le premier extrait « Coriace », avant une tournée des Zénith en 2027.

L’anagramme est trop belle pour être fortuite : Rite cruel donne écriture. Il y a dans cette équation le noyau dur du projet Lavilliers millésime 2026, une obstination à opposer le verbe à la barbarie contemporaine. « Se battre avec les mots / Pour arrêter la guerre », avance-t-il, alors même que le monde bascule dans un « Moyen-Âge numérisé » où la langue rétrécit. Posture ou leçon de morale ? Ni l’un ni l’autre c’est du Lavilliers pur jus. De Kinshasa à Rio, en passant par Paris ou l’imaginaire d’un « Samarcande » d’enfance, l’album fait voyager tout en observant l’humanité : l’Ukraine (« Ligne de feu »), les exilés cubains (« Soño »), ou raconter une époque où tout s’achète (« À vendre »). Sous la houlette d’arrangeurs hors pair (Victor le Masne, Fred Pallem, Cyrille Aufort), rumba et violons, la samba et rock colorent ce nouvel album brillant. Les algorithmes des plateformes ne « comprendront » probablement Lavilliers pour le propulser au sommet des playlists, mais l’humain sait y faire pour trouver des pépites et ce, depuis près de 60 ans.

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4 Avis de la Rédaction
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Par Belkacem Bahlouli

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