Dayr Sunayd
| Pays | |
|---|---|
| Sous-district | |
| Superficie |
6,08 km2 |
| Coordonnées |
| Population |
730 hab. () |
|---|---|
| Densité |
120,1 hab./km2 () |
| Statut |
|---|
Dayr Sunayd (دير سنيد, également transcrit Deir Suneid, Deir Sineid, Der Esned[1]) est un village palestinien du sous-district de Gaza, situé à 12 kilomètres au nord-est de Gaza. Comme des centaines d’autres villes et villages palestiniens, il a été dépeuplé lors de la première guerre israélo-arabe de 1948.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le village de Dayr Sunayd était situé sur une élévation au milieu de la plaine côtière, à environ 50 m d‘altitude, à proximité du cordon dunaire et à 12 km au nord de Gaza[2].
Les villages voisins étaient Bayt Jirja (en) au nord, Simsim à l’est, Dimra (en) au sud et Beit Lahia au sud-ouest, ce dernier village faisant actuellement partie de la bande de Gaza. Les trois autres villages ont été complètement dépeuplés lors de la Nakba en 1948[2]. La grande route côtière traversait le village, ainsi la ligne des chemins de fer de Palestine reliant Haïfa à gare d'El Qantara Est sur le canal de Suez par Gaza. La gare de Dayr Sunayd se trouvait au sud du village[2]. Le village était ainsi relié à Gaza au sud et al-Majdal au nord[2].
Le village était situé entre deux wadis, le Wadi al-Hasi au sud (aujourd’hui nommé Nahal Shiqma)[3],[2] et le Wadi al-Abd au nord[2].
La superficie totale des terres du village était de 6081 dounams (6,1 km²)[4],[5] dont 5089 dounams (509 hectares) appartenant à des Arabes, 483 dounams (48 hectares) appartenant à des Juifs et 509 dounams (51 hectares) de terres publiques. Les terre incultes représentaient 548 dounams (55 hectares)[2]. Les terres cultivables étaient, en 1945, réparties entre 158 dounams (16 hectares) de plantations d’agrumes et de bananiers, 512 dounams (51 hectares) étaient classés comme plantations et terres irrigables et 4863 dounams étaient consacrés aux céréales[6].
Histoire
[modifier | modifier le code]La première partie du nom du village, "Dayr", est le mot arabe pour "monastère", ce qui suggère qu’il y a eu un monastère ou qu‘une communauté chrétienne a vécu ici à un moment donné. "Sunayd" est le nom d’une tribu arabe des environs[5].
Empire ottoman
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Le sultant d’Égypte Baybars fait construire un pont vers 1270 sur le ouadi al-Hasi, selon Izz al-Dīn Muḥammad b. `Alī, Ibn Shaddâdal-Ḥalabī. À cette période, Baybars fait entreprendre des travaux de remise en état de la route et du système postal (barid (en)) entre l’Égypte et la Syrie, et plusieurs ponts sont construits sur cette route. Dans le cas du pont de Dayr Sunayd, la volonté de restaurer les systèmes agricoles autour de Gaza ont aussi dû favoriser la décision de sa construction[3].
La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.
Dans le defter (registre fiscal) de 1596, Dayr Sunayd est indiqué comme relevant de la nahié de Gaza et du sandjak de Gaza, et recense 12 foyers, soit environ 66 personnes, tous musulmans. Les villageois payaient un impôt à taux fixe de 33,3% sur leurs productions, dont le blé, l’orge, les fruits, les ruches et les chèvres, pour un total de 4600 akçe[7].
Aux 17e et 18e siècles, la région de Dayr Sunayd connait un processus de déclin de l’occupation à cause de la pression des nomades sur les communautés villageoises. Les habitants de certains villages abandonnaient leurs maisons pour se réfugier dans d’autres villages, tout en continuant à cultiver leurs terres[8]. Le village survit pour apparaître sous le nom de Deir Esni sur la carte de Pierre Jacotin, dressée à partir des données collectées en 1799, lors de la campagne d'Égypte du général Bonaparte[9].
En 1838, Edward Robinson le note sous le nom de Deir Esneid[10] comme un village musulman, situé dans le district de Gaza[11].
En 1863, Victor Guérin note le nom du village sous la forme Deir Essneid et estime sa population à 150 habitants. Ses jardins sont plantés principalement de figuiers. Il décrit les importants troupeaux de chameaux, de bât et de monte. Il franchit et décrit le pont de Baybars, construit vers 1270 au sud du village, sur le wadi el-Hesi (dont il donne trois noms : oued el-Safieh, Nahr Eribiah et ''Nahr A'skoulan)[12]. Une liste de villages ottomane de 1870 recense 144 hommes et 51 maisons, les femmes n’étant pas comptabilisées[1],[13].
À la fin du 19e siècle, Dayr Sunayd est décrit comme un petit village, de forme rectangulaire, divisé en quatre quartiers par deux routes qui se croisent à angle droit. Ses maisons sont construites en adobe ; il y a huit puits, des jardins, une citerne et une mosquée au centre du village[14].
Lors de la troisième bataille de Gaza, deux obus de 305 mm de la marine britannique touchent le pont de Baybars, à une distance de 9 miles. Le pont ferroviaire est aussi détruit[3]. Lors de leur avancée, les troupes coloniales britanniques franchissent le ouadi en marchant dans son lit[3].
Période du mandat britannique
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De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Dayr Sunayd est conquise début novembre 1917 et la région est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.
En novembre 1917-janvier 1918, un camp du détachement français de Palestine se trouve à Deir Sineid. Il était auparavant stationné à Khan Younous et fut ensuite déplacé à Ramle en janvier 1918. Ses effectifs ont varié de 2750 à 8400 hommes, et il ne prend part aux combats qu’à partir de septembre 1918[15]
Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Dair Sunait a une population de 356 habitants, tous musulmans[16], qui augmente au recensement de 1931 à 475 habitants, tous musulmans, dans 103 maisons[17].
Sous le mandat britannique, Dayr Sunayd s‘étend vers l’ouest et la grande route côtière. Une école ouvre en 1945 avec 63 élèves inscrits. Plusieurs commerces avaient aussi ouvert[5]. L’agriculture (céréales, fruits, légumes) était la principale activité du village, avec le commerce[2].
En 1943, la colonie sioniste de Yad Mordechai est fondée au nord du village[2].
Dans les statistiques de Village de 1945, Dayr Sunayd a une population estimée à 730 habitants, tous musulmans[18],[19].
Guerre de 1948 et nettoyage ethnique
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Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Dayr Sunayd est attribué à l’État arabe[20].
Dayr Sunayd voit des combats dès le début de la guerre entre les armées égyptienne et israélienne, à la fois pour le contrôle de Dayr Sunayd et celui du kibboutz de Yad Mordechai, peu après le 15 mai 1948. Le futur président égyptien, Gamal Abdel Nasser, écrit qu’il passa la nuit à l’hôpital militaire, « les lits autour de moi étaient pleins de blessés de la bataille de Dayr Sunayd, qui durait encore ». Nasser était critique vis-à-vis de la stratégie adoptée pour la bataille, même si elle se finit par une victoire égyptienne « après de lourds sacrifices et malgré les difficultés que nos forces ont rencontrées ». Abdel Hakim Amer a aussi participé à la bataille[5]. L’arche principale du pont de Baybars est sabotée par le Palmah en octobre 1948[3].
Pour la plupart des auteurs, la date de la chute de Dayr Sunayd durant la guerre israélo-arabe de 1948 ne peut être précisée, mais l’armée israélienne s’empare probablement du village fin octobre ou début novembre 1948. Le village subit des bombardements aériens les 15-16 octobre, selon Benny Morris. The New York Times indique que le village a été « martelé » le 21 octobre[5]. L’avancée des troupes israéliennes se fait en suivant la retraite égyptienne : Al-Majdal, au nord, est occupée le 4 novembre[2]. Selon Sherene Seikaly, Dayr Sunayd tombe le même jour. Les habitants sont expulsés sous la menace des armes. Les habitants fuient et se cachent dans les champs, autour du village. Lorsque les soldats israéliens les trouvent, ils sont expulsés[21].
Période israélienne
[modifier | modifier le code]L'accord d'armistice israélo-égyptien signé à Rhodes le 24 février 1949 place Dayr Sunayd dans le no man's land entre Israël et la bande de Gaza administrée par l'Égypte. Dès l'année suivante, l'accord dit de modus vivendi (22 février 1950)[22] redessine la délimitation entre Israël et la zone sous administration égyptienne. Le no man's land est partagé, les villages de Dayr Sunayd et Dimra (en) passant sous contrôle israélien, qui en expulse les derniers habitants[23].
Les terres du village restent sous-utilisées. Voici comment Walid Khalidi décrit ce qui subsiste du village en 1992 : « Un pont ferroviaire, quelques tronçons de voie ferrée inutilisés et trois des bâtiments de la gare sont tous ce qui reste de Dayr Sunayd. Le pont de pierre franchit un wadi par quatre arches voûtées en berceau. Les bâtiments de la gare sont désertés et déteriorés[5] ».
En 1973, les chemins de fer israéliens ferment la gare de Dayr Sunayd.
- Photographie aérienne de 1945 (on voit le cordon dunaire à l’ouest, la route nord-sud qui passe sur le pont de Baybars au sud du village, et la voie ferrée à l’est).
- Bâtiment désaffecté de la gare de Dayr Sunayd.
- Pont ferroviaire restauré.
- Monument en hommage aux 192 ouvriers égyptiens du corps du génie britannique, morts pendant la campagne de 1917-1918.
Pont de Baybars
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Le pont de Baybars, construit vers 1270, est mentionné et décrit par de multiples voyageurs[3]. Il se situe au sud de Yad Mordechai[3]. Il est indiqué sur la carte de Jacotin, réalisée en 1818 à partir de relevés effectués lors de la campagne d'Égypte, en 1799[3]. Il est photographié par les Suisses Ernest et Frédéric Thévoz dans les années 1880. Il apparaît dans les cartes d’état-major dressées pour le corps expéditionnaire d’Égypte britannique en 1917[3]. Il est peint par le peintre de guerre James McBey juste après sa destrution[3]. Il est réparé très rapidement, et asphalté au début des années 1930[3].
Il est construit avec une orientation nord-sud en pierre locale de kurkar liées par un mortier calcaire. Ses dimensions sont de 25 mètres de long sur dix de large. Il comporte deux voûtes en ogive, une singulièrement plus longue que l’autre, séparées par une pile de 3 mètres de large. La pile est protégée par un avant et un arrière-becs. Les culées sont prolongées en aval par des murs de soutien. Le tablier a deux pentes. Tout ces éléments architecturaux l’intègrent dans la série de ponts construits sous le règne de Baybars, bien qu’il soit le plus petit de la série. Il est aussi le seul à être doté d‘arrière-bec[3].
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie complémentaire
[modifier | modifier le code]- Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3) ;
- (en) Rosemary M. Esber, Under the Cover of War : The Zionist Expulsion of the Palestinians, Arabicus Books & Media LLC : 2000. (ISBN 978-0-98151313-3)
- (ar) Abdulhalim Masoud, “My Village (Dayr Sunayd)”, Dunya al-Watan, 14 janvier 2010, https://pulpit.alwatanvoice.com/articles/2010/01/14/186227.html.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Welcome To Dayr Sunayd
- Dayr Sunayd, Zochrot
- Survey of Western Palestine, Map 19: IAA, Wikimedia commons
Notes
[modifier | modifier le code]- 1 2 Socin, 1879, p. 152.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Dayr Sunayd — دَيْر سُنَيْد », Interactive Encyclopedia of the Palestine Question, consulté le 17 avril 2026.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Jeffrey A. Blakely, Dror Czitron, « The Mamluk Bridge at Dayr Sunayd », Journal of Islamic Archaeology, 2020, Vol. 7, no 1.
- ↑ Khalidi, 1992, p. 92.
- 1 2 3 4 5 6 Khalidi, 1992, p. 93.
- ↑ Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cité par Hadawi, 1970, p. 86.
- ↑ Hütteroth, Abdulfattah, 1977, p. 147. Cité par Khalidi, 1992, p. 93.
- ↑ Roy Marom et Itamar Taxel, « Ḥamāma: The historical geography of settlement continuity and change in Majdal 'Asqalān's hinterland, 1270 – 1750 CE », Journal of Historical Geography, vol. 82, , p. 49–65 (DOI 10.1016/j.jhg.2023.08.003
, lire en ligne) - ↑ Karmon, 1960, p. 173 « https://web.archive.org/web/20191222063351/http://jchp.ucla.edu/Bibliography/Karmon,_Y_1960_Jacotin_Map_(IEJ_10).pdf »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?),
- ↑ Robinson, Smith, 1841, vol. 2, p. 371.
- ↑ Robinson, Smith, vol 3, 2nd appendix, p. 118.
- ↑ Guérin, 1869, p. 173-174.
- ↑ Hartmann, 1883, p. 130 note lui aussi 51 maisons habitées.
- ↑ Conder, Kitchener, 1883, SWP III, p. 234, cité par Khalidi, 1992, p. 93.
- ↑ J. Frémeaux, « Les interventions militaires françaises au Levant pendant la Grande Guerre », Guerres mondiales et conflits contemporains, no 262 (2), p. 49-72. https://doi.org/10.3917/gmcc.262.0049.
- ↑ Barron, 1923, Table V, Sub-district of Gaza, p. 8.
- ↑ Mills, 1932, p. 3.
- ↑ Department of Statistics, 1945, p. 31.
- ↑ Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cité par Hadawi, 1970, p. 45.
- ↑ Sami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949.
- ↑ Sherene Seikaly, « From the Editor », Journal of Palestine Studies, Vol. 53 no 3, p. 1–10. https://doi.org/10.1080/0377919X.2024.2428118.
- ↑ (en) « Modus vivendi to the egyptian-israeli general armistice agreement », sur Question of Palestine (consulté le ).
- ↑ Arnon Golan, (2024). Foundations of a geopolitical entity - the Gaza Strip 1947–1950. Middle Eastern Studies, 60(2), p. 271–283. https://doi.org/10.1080/00263206.2023.2195635.
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dayr Sunayd » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Palestine: Report and General Abstracts of the Census of 1922, Government of Palestine, (lire en ligne)
- C.R. Conder et H. H. Kitchener, The Survey of Western Palestine: Memoirs of the Topography, Orography, Hydrography, and Archaeology, vol. 3, London, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
- Department of Statistics, Village Statistics, April, 1945, Government of Palestine, (lire en ligne)
- V. Guérin, Description Géographique Historique et Archéologique de la Palestine, vol. 1: Judee, pt. 2, Paris, L'Imprimerie Nationale, (lire en ligne)
- S. Hadawi, Village Statistics of 1945: A Classification of Land and Area ownership in Palestine, Palestine Liberation Organization Research Center, (lire en ligne)
- M. Hartmann, « Die Ortschaftenliste des Liwa Jerusalem in dem türkischen Staatskalender für Syrien auf das Jahr 1288 der Flucht (1871) », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 6, , p. 102–149 (lire en ligne)
- W.-D. Hütteroth et K. Abdulfattah, Historical Geography of Palestine, Transjordan and Southern Syria in the Late 16th Century, Erlanger Geographische Arbeiten, Sonderband 5. Erlangen, Germany: Vorstand der Fränkischen Geographischen Gesellschaft, (ISBN 3-920405-41-2, lire en ligne)
- Karmon, Y., « An Analysis of Jacotin's Map of Palestine », Israel Exploration Journal, vol. 10, nos 3,4, , p. 155–173; 244–253 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- W. Khalidi, All That Remains: The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948, Washington D.C., Institute for Palestine Studies, (ISBN 0-88728-224-5, lire en ligne)
- Census of Palestine 1931. Population of Villages, Towns and Administrative Areas, Jerusalem, Government of Palestine, (lire en ligne)
- B. Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-00967-6, lire en ligne)
- Nasser, G.A. (1955/1973): "Memoirs" in Journal of Palestine Studies
- in 2, no. 2 (Win. 73): 3–32]
- E. H. Palmer, The Survey of Western Palestine: Arabic and English Name Lists Collected During the Survey by Lieutenants Conder and Kitchener, R. E. Transliterated and Explained by E.H. Palmer, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
- E. Robinson et E. Smith, Biblical Researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea: A Journal of Travels in the year 1838, vol. 2, Boston, Crocker & Brewster, (lire en ligne)
- E. Robinson et E. Smith, Biblical Researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea: A Journal of Travels in the year 1838, vol. 3, Boston, Crocker & Brewster, (lire en ligne)
- A. Socin, « Alphabetisches Verzeichniss von Ortschaften des Paschalik Jerusalem », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 2, , p. 135–163 (lire en ligne)
