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Najd (Gaza)

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Najd
Ruines du village en 2010.
Géographie
Pays
Territoire
Sous-district
Superficie
13,58 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Carte de Nadj en 1870.
Démographie
Population
620 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
45,7 hab./km2 ()
Carte

Najd (نجد) est un village palestinien, situé à 14 kilomètres au nord-est de Gaza. Le 13 mai 1948, comme des centaines d’autres villages arabes, lors de la guerre de Palestine, Najd est occupé par la brigade Néguev lors de l’opération Barak et ses habitants expulsés[1].

Étymologie

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Selon Palmer, le nom du village signifie "hauteurs" en arabe[2], d‘accord avec l’Encyclopédie de la Question palestinienne[3] ; selon Socin, il fait référence à la beauté du lieu[4].

Géographie

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Le village de Najd était situé à moins de 50 mètres d’altitude, au sein d’une vaste boucle du Wadi el-Hasi[3] et dans la plaine côtière de Palestine. Il était relié par des routes secondaires à la grande route côtière et aux villages voisins, Simsim au nord, Burayr au nord-est, Houj au sud-est, Beit Hanoun au sud-ouest, Dimra (en) à l’ouest et Dayr Sunayd au nord-ouest[3].

En 1945, la superficie des terres du village était de 13 576 dounams (13,6 km²)[5]. Sur ce total, les Juifs possédaient 495 dounams (49,5 hectares), les Arabes 12 669 (1267 hectares) et 412 dounams (41 hectares) étaient des terres publiques[3]. 711 dounams étaient considérés comme incultes, dont la quasi-totalité des terres publiques[3]. Les vergers d’agrumes représentaient un total de 10 dounams (1 hectare), les autres cultures occupant 11 916 dounams (1192 hectares). Une superficie de 511 dounams (51 hectares) était classée comme terres irrigables ou vergers[6].

Des céramiques de l’époque byzantine ont été trouvées à Najd[7].

Empire ottoman

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La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.

Dans le defter (registre fiscal) de 1596, le village apparaît sous le nom de Najd al-Garbi ; il relevai alors de la nahié (sous-district) de Gaza et de la liwa' (district) de Gaza. Il recensait 39 foyers musulmans, soit environ 215 habitants. Les villageois payaient un impôt à taux fixe de 33,3% sur leurs productions, dont le blé, l’orge et les fruits, les chèvres, les ruches et les vignes, pour un total de 4000 akçe cette année-là[8].

Aux XVIIe et XVIIIe siècle, la région de Najd connaît un processus important de retrait des villages causé par la pression des nomades. Des villages sont abandonnés, leurs habitants s‘installant dans un autre village, mais continuant à cultiver leurs terres[9].

Edward Robinson visite Nijd en 1838 et note que Najd se trouve au sud d’un wadi. Il décrit la façon dont les habitants vannaient l‘orge en utilisant des fourches en bois[10]. Il note aussi que le village est musulman[11].

En 1863, Victor Guérin visite Nedjed, qu’il décrit comme établi sur une faible éminence et dont les maisons sont construites en briques crues. Les principales cultures sont le blé, l’orge, le sésame, le dourah (sorgho égyptien) et les concombres. Il estime sa population à environ 300 habitants[12]. Une liste de villages ottomane des environs de 1870 recense 24 maisons à Najd (Nedschd) et 56 hommes, les femmes n’étant pas comptabilisées dans ce recensement[4],[13].

En 1883, le rapport du Palestine Exploration Fund décrit Najd comme un petit village doté d’un puits et d’un étang[14].

Les ruines de Khirbet Najd se trouvaient au sud du village : on y trouvait des fondations de murs, des citernes et des voûtes[3].

Mandat britannique

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Le moukhtar de Najd en 1939.

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Najd est conquise début novembre 1917 et la région est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.

La population augmentant durant la période mandataire, le village s’agrandit vers le nord-ouest. La population était musulmane ; les enfants fréquentaient l’école de Simsim, à deux kilomètres au nord-est. Les habitants continuent de vivre essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Les champs de céréales et d’arbres fruitiers entouraient Najd, les vergers étant situés au nord et au nord-est, là où l’irrigation était possible (à partir de puits)[15].

Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Nejd a une population de 305 habitants, tous musulmans[16], augmentant au recensement de 1931 à 422 habitants dans 82 maisons[17].

Dans les statistiques de Village de 1945, la population de Najd est estimée à 620 habitants, tous musulmans[18],[5].

Guerre de 1948 et nettoyage ethnique

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Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Najd est attribué à l’État juif[19].

Selon Benny Morris, les villageois de Najd ont été expulsés par les soldats de la brigade Néguev les 12–13 mai, pendant la guerre de Palestine (1948)[20],[3]. Selon Ilan Pappé, Najd faisait partie des villages protégés par les kibboutz voisins (comme Burayr, Simsim, Kaufakha, Al-Muharraqa et Houj), grâce aux bonnes relations entre villageois juifs et arabes. Cela n’a pas empêché les milices sionistes de les expulser, même si ce fut un peu plus tard[21].

Après la guerre, la région est annexée par Israël et la ville de Sderot est créée en 1951 sur les terres du village, à quelques kilomètres au sud de l’emplacement de Najd[15] ; la colonie d’Or HaNer est également fondée sur les terres du village, en 1957, au nord-est du site[15].

Bibliographie complémentaire

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Articles connexes

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Liens externes

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  1. Morris, 2004, p. XIX, village no 315.
  2. Palmer, 1881, p. 377
  3. 1 2 3 4 5 6 7 Najd — نَجْد, Interactive Encyclopedia of the Palestine Question, consulté le 10 mai 2026.
  4. 1 2 Socin, 1879, p. 158.
  5. 1 2 Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cité par Hadawi, 1970, p. 46.
  6. Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Cita par Hadawi, 1970, p. 88.
  7. Dauphin, 1998, p. 882.
  8. Hütteroth, Abdulfattah, 1977, p. 144. Cité par Khalidi, 1992, p. 128.
  9. Roy Marom et Itamar Taxel, « Ḥamāma: The historical geography of settlement continuity and change in Majdal 'Asqalān's hinterland, 1270 – 1750 CE », Journal of Historical Geography, vol. 82, , p. 49–65 (DOI 10.1016/j.jhg.2023.08.003 Accès libre, lire en ligne)
  10. Robinson, 1841, vol. 2, p. 371. Cité par Khalidi, 1992, p. 128.
  11. Robinson and Smith, vol 3, 2nd appendix, p. 118.
  12. Guérin, 1869, p. 292.
  13. Hartmann, 1883, p. 133, note 23 maisons.
  14. Conder, Kitchener, 1883, SWP III, p. 260. Cité par Khalidi, 1992, p. 128.
  15. 1 2 3 Khalidi, 1992, p. 128.
  16. Barron, 1923, Table V, Sub-district of Gaza, p. 8.
  17. Mills, 1932, p. 6.
  18. Department of Statistics, 1945, p. 32.
  19. Sami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949.
  20. Morris, 2004, p. 258.
  21. Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3), p. 193.
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Najd » (voir la liste des auteurs).

Bibliographie

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