Juan Irigoien
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Juan de Irigoyen Juan de Irigoyen Guerricabeitia |
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Juan Irigoien Gerrikabeitia, également connu sous les formes Juan de Irigoyen et Juan de Irigoyen Guerricabeitia, né le à Bergara, au Guipuscoa, et mort le à Bilbao, est un joueur de pelote basque, écrivain, archiviste-bibliothécaire basque espagnol[1]. Il est notamment connu pour ses écrits consacrés à la pelote basque, à la pêche et au monde maritime de Biscaye[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation et carrière professionnelle
[modifier | modifier le code]Juan Irigoien Gerrikabeitia naît à Bergara le 16 mai 1884. Il est le fils de José María Celestino de Irigoyen Ucín et de María Cruz Dominga Guerricabeitia Gaiztarro[1]. Il étudie au séminaire de Bergara entre 1893 et 1898, puis poursuit des études de philosophie et de lettres à l'université de Deusto à Bilbao. Il obtient ensuite une licence à l'université de Salamanque[1].
Il devient membre du Corps facultatif des archivistes, bibliothécaires et archéologues espagnol. Il commence sa carrière en 1908 aux Archives de la délégation des Finances de Palencia, puis travaille à la bibliothèque universitaire de Saragosse de 1910 à 1913. Il est ensuite affecté aux Archives de la délégation des Finances de Biscaye de 1913 à 1915[1].
De 1915 à 1920, il travaille à la bibliothèque de l'Institut de Bilbao avant de retourner aux Archives de la délégation des Finances de Biscaye, où il reste jusqu'en 1944. Au début de la guerre civile espagnole, il est chef des Archives de la délégation des Finances de Biscaye et de la bibliothèque provinciale de Bilbao. Après la guerre, il est réadmis dans le Corps facultatif après avoir fait l'objet d'une procédure d'épuration sans sanction. Il est ensuite affecté aux Archives de la délégation des Finances du Guipuscoa en 1944-1945, puis revient en Biscaye jusqu'à sa retraite en 1954[1].
Pelote basque
[modifier | modifier le code]La pelote basque occupe une place centrale dans la vie de Juan Irigoien. Il la pratique comme amateur et participe notamment aux championnats basques de 1915, 1917 et 1918[1]. Il défend également ce sport dans la presse sportive, notamment dans Excelsior puis dans La Gaceta del Norte[1].
Ses articles consacrés à la pelote sont réunis en 1926 dans El juego de pelota a mano, 1900-1925. Semblanzas de jugadores, publié à Bilbao. L'ouvrage rassemble notamment ses textes consacrés aux joueurs de pelote de la période 1900-1925[1],[3]. Il participe également à la vie institutionnelle du monde de la pêche puisqu'il devient président de la Fédération des confréries et pêcheurs de Biscaye[1],[2].
Académie de la langue basque
[modifier | modifier le code]Juan Irigoyen Guerricabeitia fait partie des nouveaux académiciens titulaire de l'Académie de la langue basque nommés dans l'après-guerre[4].
Œuvre
[modifier | modifier le code]L'œuvre de Juan Irigoien comprend des ouvrages consacrés à la pelote basque ainsi que des récits et romans liés au monde maritime, à la pêche et à la société de Biscaye[2]. Ses textes littéraires ont également fait l'objet d'études linguistiques. Des chercheurs ont notamment étudié plusieurs récits de Juan de Irigoyen dans le cadre de recherches consacrées aux phénomènes de laïsme, de leïsme et de loïsme, soit l'étude de l'utilisation particulière des pronoms compléments en espagnol dans des textes littéraires liés au Pays basque[5].
Ouvrages sur la pelote
[modifier | modifier le code]Son principal ouvrage consacré à la pelote est El juego de pelota a mano, 1900-1925. Semblanzas de jugadores, publié à Bilbao en 1926. Il s'agit d'un recueil de textes consacrés à la pelote à main et à ses joueurs[1].
Romans et récits maritimes
[modifier | modifier le code]Los tremendos de Kanala. Kresala eta lurruna est un roman consacré au monde maritime de Biscaye. Un manuscrit daté de 1936 est conservé par la bibliothèque forale de Biscaye. Le catalogue décrit l'ouvrage comme un « roman biscayen de la mer » et comme un document géographique et humain consacré au monde maritime de la région de Guernica[6]. Parmi ses autres ouvrages figurent El "Cho" del Carmengo Ama. Novela marinera, publié à Bilbao en 1938, et Magde, la capitanesa, roman publié à Bilbao en 1961[2]. Ses publications comprennent également d'autres textes consacrés à la mer et à la pêche[1].
Mort et postérité
[modifier | modifier le code]Juan Irigoien meurt à Bilbao le 12 avril 1964[1]. Son activité de pelotari amateur, de journaliste sportif, d'écrivain et de responsable du secteur de la pêche en fait une figure liée à la vie culturelle et sportive de Bilbao et de Biscaye au cours de la première moitié du XXe siècle[1],[2]. Un portrait de Juan Irigoien conservé dans les collections du Gouvernement basque rappelle notamment son rôle dans la promotion de la pelote. Le musée indique également qu'une rue de Bilbao porte son nom en hommage à son activité dans le monde de la pelote[1].
Œuvres
[modifier | modifier le code]Ouvrages
[modifier | modifier le code]Articles et publications
[modifier | modifier le code]- Articles consacrés à la pelote basque, notamment dans Excelsior et La Gaceta del Norte[1]
- Publications consacrées à la pêche et au monde maritime de Biscaye[1]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 (es) « Retrato de Juan Irigoyen », sur MuseoTIK – Gobierno Vasco (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 (es) « Irigoyen Guerricabeitia, Juan », sur Auñamendi Eusko Entziklopedia, Eusko Ikaskuntza (consulté le )
- ↑ (es) « El juego a mano - Semblanzas de pelotaris », sur Tesoros del Ayer (consulté le )
- ↑ (eu) « Gerraondoko euskaltzain berriak: Juan Irigoyen », Euskaltzaindia (consulté le )
- 1 2 (es) « Los tremendos de Kanala [Manuscrito] : kresala eta lurruna : novela vizcaina del mar : documental geográfico y humano de la marina guerniquesa / Juan de Irigoyen », sur Biblioteca Foral de Bizkaia (consulté le )